Sur les blues souverainistes

Dans sa chronique des 8 et 9 août dans Le Devoir, Louis Cornellier relate les propos du cinéaste Bernard Émond parus dans L’Action nationale de juin 2020. Émond est cité : « Dans trente, dans cinquante, dans cent ans il y aura bien, sur le territoire de cette province, des gens qu’on continuera d’appeler Québécois, mais ils seront québécois comme nos voisins sont ontariens. »

Pas besoin d’attendre si longtemps, c’est déjà commencé. Le « localisme » a déjà remplacé le nationalisme comme identité collective : on se dit « d’ici », comme dans il faut acheter des produits d’ici.

Quant à « notre soumission à la puissance culturelle de l’anglosphère », les jeunes générations font tout ce qu’elles peuvent pour insérer de l’anglais dans leurs communications et dans leur quotidien ; elles s’empressent de donner des noms anglais à leurs entreprises ou à leurs nouveaux produits. L’anglais, c’est « in », c’est « cool », c’est la grande mode depuis quelques années.

Pour ce qui est de la transmission de l’histoire du Québec et de la langue française, les jeunes générations ne connaissent pas leur histoire et elles s’en foutent.

D’ailleurs, comment en vient-on à aimer et à chérir le français quand nos enfants sont anglicisés dès l’âge de l’école primaire par leur immersion en anglais ?

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