Tant et aussi longtemps!

D’entrée de jeu, je me dis que tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas trouvé un vaccin contre la COVID-19, le port du masque devra rester obligatoire dans les lieux publics fermés, y compris tous les établissements scolaires, et ce, du secondaire à l’université.

Tant et aussi longtemps que des êtres humains continueront de tomber (et parfois même de nos êtres chers), emportés par la COVID-19, le port du masque doit continuer d’être cette nouvelle habitude de vie que nous avons appris à apprivoiser pour la majorité d’entre nous.

Tant et aussi longtemps qu’il y aura une minorité de gens qui refusera de porter le masque. Tant et aussi longtemps que d’autres ne respecteront pas la distanciation physique, le port du masque doit demeurer la plus belle option qui nous est donnée actuellement pour freiner la propagation de la COVID-19 ici au Québec et ailleurs dans le monde.

Tant et aussi longtemps que la vie, avec un grand V, continuera d’être ce que nous avons de plus précieux à protéger et pour espérer revoir tous ces sourires qui se cachent sous les masques, il faut justement les porter encore.

Par respect pour son prochain — je dirais même par amour pour eux —, il faut continuer de porter le masque. Et à tous ceux qui semblent encore s’en contreficher et qui s’exposent au danger tout en y exposant leurs semblables, je leur dis qu’il faut continuer de porter le masque encore et plus que jamais. Et cela, tant et aussi longtemps que la pandémie de COVID-19 sera présente et fera des siennes.

8 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 7 août 2020 08 h 25

    D’entrée de jeu, le vaccin n'arrivera peut-être jamais

    D’entrée de jeu, est-ce qu’on pourrait avoir des données probantes, empiriques ou des preuves scientifiques issues d’études qui ont été vérifiées et reproduites par les pairs sur les masques non médicaux? Elles sont où ces preuves? Elles sont où? Il y en a beaucoup pour ce qui a trait à la distance physique et le lavage des mains, mais aucune donnée concluante sur les masques maisons. Aucune.

    Tant et aussi longtemps qu’on arrêtera de se conter des histoires sur son efficacité à nous protéger et protéger les autres, je ne serai pas contre le port du masque non médical. La propagation du virus par voie aérienne à l’intérieur du bâtiment lorsqu’on parle et respire est impossible à contrer. Impossible à moins d’avoir un système de ventilation de haute gamme comme on retrouve dans les laboratoires dédiés justement à l’étude des bactéries et des virus.

    Tant et aussi longtemps que les enseignants pourront convaincre des enfants de 9 ans et des adolescents de le porter en tout temps dans un contexte scolaire et de faire attention de ne pas le contaminer, j’adhérerai à votre pensée sectorielle.

    Tant et aussi longtemps que les gens apprendront à bien le porter tout en étant conscient de la limite de celui-ci et que seul la distanciation physique et les lavages des mains fréquents ont un impact précis sur le niveau de contamination, je vous suivrai de cœur et d’esprit.

    En passant, tous portaient des masques dans les CHSLD et on connaît la suite au Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 août 2020 10 h 35

      @Cyril Dionne,

      "En passant, tous portaient des masques dans les CHSLD et on connaît la suite au Québec." - Cyril Dionne

      C'est complètement faux.

      Même que plusieurs CHSLD (dont celui de deux infirmières de mes amies proches, ont été "INTERDITES" de porter le masque, et ce, même si elles le payaient de leur propre poche.

      Et on connaît la suite au Québec.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 août 2020 11 h 17

      « Ben » oui M. Montmarquette, « ben » oui. On a interdit aux gens de porter des masques dans les CHSLD. Les légendes urbaines foisonnent en ces temps de pandémie.

      Et pourtant, dans les hôpitaux, les gens portaient des masques médicaux, vous savez, les N95 et ceux-ci n’ont pas empêché plusieurs milliers d’entre eux d’être contaminés. Combien manque à l’appel encore?

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 août 2020 11 h 48

      " Les légendes urbaines foisonnent en ces temps de pandémie.." - Cyril Dionne

      Tu t'enfonces dans tes mensonges Dionne:

      "Jusqu’à mercredi, le port du masque était interdit en CHSLD, on disait qu’il ne fallait pas porter de masque, déplore le conseiller Yanick Proulx." - Radio-Canada, 10 avril 2020

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1693013/preposes-beneficiaires-chsld-bsl-covid-19-coronavirus-malade

    • Cyril Dionne - Abonné 7 août 2020 16 h 11

      Bon M. Montmarquette, on est très sélectif dans nos nouvelles.

      Cet article parlait du masque médical qui n'était pas disponible durant cette période. Il parlait justement du masque artisanale dont on ne pouvait garantir absolument rien à part de propager des microbes en pensant qu'on était protégé et qu'on protégeait les autres. Ils suivaient tout simplement les directives de l'Institut national de santé publique du Québec. Le masque non médical est absolument inutile dans un environnement tel que les CHSLD. Ici, on parle aussi du 10 avril 2020, le premier sursaut de cette pandémie dans seulement un CHSLD, celui du Bas-Saint-Laurent où il n'y a eu aucune victime. En bref, il y a eu seulement deux morts dans toute cette région à l'heure de ce commentaire. Il y en a 3 447 juste à Montréal.

      Ceci dit, aucun commentaire sur les travailleurs de la santé incluant les médecins qui ont été infectés par milliers dans les hôpitaux tout en portant les masques N95 et ayant une formation poussée dans la bonne utilisation de celui-ci. Ma conjointe qui est médecin, me l'a rappelée justement ce fait divers. Et je pense croire plutôt la science et les scientifiques qui la dispense.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 7 août 2020 09 h 02

    L'obligation de porter un masque est proportionnelle à la musculature


    Hier soir vers 22h00, je me suis rendu au Couche-Tard près de chez-moi et il y avait là, planté au milieu du magasin, un Noir très grand, sans masque, bâti comme une armoire à glace, lequel conversait au téléphone parmi une clientèle masquée;

    Le jeune commis était terrorisé; il est devenu livide, lorsque je lui ai dit à haute voix qu'il devrait aviser ce grand noir d'enfiler son masque ou de sortir dehors pour téléphoner;

    Pour ma part, j'avais oublié mon masque; j'ai dû en acheter un paquet pendant que le Noir continuait, sans masque, sa discussion au téléphone dans le milieu de la boutique;

    Je n'ai pu m'empêcher de lui lancer que c'était en raison de sa musculature, qu'il cherchait à en imposer parmi la clientèle.

    • Marc Therrien - Abonné 7 août 2020 10 h 27

      Et de mon côté, depuis que l’on peut invoquer une condition médicale comme excuse pour ne pas le porter sans pour autant avoir à fournir une preuve de cette exemption, c’était un monsieur d’un certain âge qui expliquait à la caissière qu’il souffrait d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et en toute désinvolture, qu’il avait bien de la difficulté à se passer du « weed » qui soulage efficacement toutes ces petites douleurs qui viennent avec l’âge. Mon masque camouflait bien l'expression du dépit que je ressentais.

      Marc Therrien

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 7 août 2020 16 h 19

    « [un type âgé qui souffrait d’une maladie pulmonaire obstructive disait qu’il ne pouvait se passer de cannabis; mon masque camouflait mon dépit]»* (Marc Therrien)

    Que voulez-vous, il faut bien se rabattre sur le cannabis, si l'on ne prise pas les défilés de girafes au Lac St-Jean, auxquels l'on assiste non sans étonnement en fumant des cigarettes pour asthmatiques;

    (N.B. il n'y a de girafes ni au zoo de St-Félicien ni à celui de Falardeau)

    - Intermède didactique -

    Ces cigarettes -que l'on ne retrouve plus sur le marché- étaient confectionnées avec du Datura, lequel soulage en dilatant les bronches de la même façon que le thé de coca (dont les infusions nous préservent du mal aigu des montagnes);

    Toutefois, le datura a la manie de transposer le rêve dans l'état de veille. Ainsi, pour ce qui est du dérèglement des sens, en comparaison le LSD-25 est au pet ce que le datura est à la bombe thermonucléaire;

    On n'en prend une dose conséquente qu'une fois dans sa vie, parce que l'on en sort ébranlé à jamais en songeant au sens qu'il convient désormais d'accorder à ce que l'on perçoit.
    ___

    *Ne vous vexez pas si je vous cite de cette façon, ce n'est que pour réduire le nombre de caractères que j'ai reformulé votre prose.