Entre la mal-pensance et la bien-pensance

Plus nous lisons et consultons divers médias, plus nous jetons un coup d’œil occasionnel sur divers sites de réseaux sociaux, plus nous avons l’impression d’être coincés entre deux perspectives extrémistes, stimulant peu l’analyse et la réflexion.

laquelle se renouvelle peu, malgré certaines prétentions. On y retrouve, avec plus ou moins de subtilité ou de nuances, les vieilles haines ethnoraciales et pléthore de préjugés à l’égard de diverses minorités. On y retrouve la vieille attitude tartuffe consistant à prétendre qu’on parle au nom de la glorieuse majorité, dite silencieuse.

De l’autre côté, nous retrouvons une nouvelle gauche qui prend de l’ampleur au fil des années. Dans cette gauche, on défend farouchement les minorités de toutes catégories, et on semble se préoccuper très peu de la majorité soit-elle silencieuse ou plus ou moins loquace.

D’un côté et de l’autre, on condamne allègrement les délinquants, les dissidents qui osent ne pas penser selon la correctitude imposée.

Nous aimerions que dans les médias, quels qu’ils soient, on retrouve une variété de regards, d’angles, de points de vue.

Nous aimerions que certaines personnes ne réclament pas le congédiement de journalistes lorsqu’ils défendent des idées se situant en dehors de la boîte, en dehors des deux pensances qui ne cessent de s’entrechoquer.

Avons-nous le droit d’espérer ?


 
26 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 31 juillet 2020 01 h 01

    Une incongruence palpable.

    Nous aimant la démocratie et la diversité des idées au bout des lèvres, mais en fait, nous sommes bouleversés par une divergence d’opinions.
    Nous ne pratiquons pas ce que nous prêchons. Nous pratiquons la censure, en même temps que nous le combattons. La pensée est devenue un acte de courage.

    • Jean-Serge Baribeau - Abonné 31 juillet 2020 09 h 00

      Eh oui! Oser être en désaccord, c'est devenu un crime de lèse-solidarité, de lèse-consensus, de lèse-unanimité...

      JSB

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 31 juillet 2020 19 h 49

      À cause des transformations numériques, les médias traditionnels sont morts, mais comme des zombies, ils ne le savent pas et continuent. Avant qu'un zombie ne s'arrête parce qu'il n'a plus de jambes, il fait des ravages autour de lui. C'est ainsi que l'on peut expliquer la polarisation. À titre d'exemple, MSNBC était en gros déclin, mais en centrant pendant un temps l'actu sur une ingérence russe lors des élections de 2016, en martelant la chose à tout bout de champ, avec la présentatrice vedette Rachel Maddow ( elle prononçait « Russia » 20 fois par émission), c'est devenu une réalité parallèle et évidement ça polarisait les gens, dont ceux qui étaient en profond désaccord, qui montraient quand même son contenu sur leur propre chaine YouTube. Évidemment, la popularité du réseau est redescendue, mais les dommages au tissu social sont immenses. Il se passe la même chose avec le mouvement Black Lives Matter.

      Les réseaux sociaux ont eux-mêmes créé les marchés segmentant les opinions et ont de cette manière agravé «les chambres d'écho» et une boucle de rétroaction positive se perpétue avec les médias qui doivent aller encore plus loin.

      Tenez hier il y avait, en une, au Devoir, le portrait de la «Karen», un stéréoptype. Mais au lieu d'être vu justement uniquement comme une stéréotype, qui aurait sa place dans une analyse sociologique plus étendue de ce qui se passe sur le Net, incluant les «Social-Justice-Warrior», Karen demeure, dans ce traitement médiatique, avec une identité ontologique. La zombification c'est la caricature (un zombie ressemble à la personne lorsqu'elle était vivante).

      Autre exemple, le Devoir, pour survivre et capter l'attention (la valeur cardinale), couvre maintenant le «mainstream» américain, par exemple des navets commerciaux ou Taylor Swift, quand c'est pas une «enquête» super intime sur les victimes de Julien Lacroix. Même un média indépendant doit suivre le troupeau... comme les zombies.

  • Jean Thibaudeau - Abonné 31 juillet 2020 04 h 39

    Je ferai simplement remarquer que la tendance à réclamer la censure vient essentiellement, quasi exclusivement, même, d'un des 2 côtés...

    • Pierre Desautels - Abonné 31 juillet 2020 08 h 08


      Vraisemblablement, vous n'avez rien compris du texte des auteurs.

    • Jean-Serge Baribeau - Abonné 31 juillet 2020 09 h 01

      ä vient des deux côtés, surtout aux USA, société que j'ai beaucoup fréquentée. Mais au Québec une gauche délirante a décidé de jouer le jeu de L'Internationale: «de tout ce qui ne pense pas comme nous, faisons table rase»!!! JSB

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 juillet 2020 09 h 33

      Dites lequel. M. Thibeaudeau.

      Moi ce n'est pas ce que je vois, au contraire!

      La bonne vieille morale de l'époque des curés, "très à droite", voulait que tout le monde soit bien humble. Les gagne-petit étaient un idéal et les "messieurs à cravate" étaient des monstres exploitant les pauvres âmes perdues qu'étaient les prostituées, par exemple. Cette morale-là est maintenant l'apanage du "très à gauche".
      Cette morale d'une certaine majorité est maintenant contre la majorité, silencieuse ou pas, et ne sert toujours à rien sauf créer des saints, comme autrefois. On appelait les curés des "saints hommes", maintenant on adule Sainte-Manon, surtout suite au livre qu'elle a su pondre juste au bon moment avant les dernières élections.
      Béatification à droite, culte de la personnalité à gauche, tout ça ne sert qu'à empêcher de penser et forcer à suivre la "bonne" voie, celle toute mâchée d'avance par des idéologues dont la première caractéristique est le refus de penser : les bons sont là, les mauvais sont là, les bons ne font que de bonnes choses, les mauvais ne font que de mauvaises choses sauf quand ils veulent pousser la fourberie jusqu'à tromper le peuple, qui devrait suivre sagement "ceux qui savent". Maudite morale...
      Cette gauche n'aime que ses meneurs et sa connivence qui fait qu'on a raison parce qu'on pense pareil sur l'immense innomable, autre nom de la boulechite.

      À droite et au Québec, ça va des gros bras aux analyses de marché, et pour certains cas disséminés à la "mission" du peuple Québécois dans le monde, comme si un peuple pouvait être "élu"!
      On n'a plus la morale, on a les "lois de la nature". Boulechite.
      Loi de la jungle qui justifie le capitalisme? Pure boulechite.
      Le marché auto-régulateur de la pensée néolibérale? Énorme boulechite!

      Une idéologie qui situe des notions supérieures à l'humain est en soi une censure.
      Pire, toute idéologie est un refus de soi et souvent une forme de lâcheté.

    • Jacques Patenaude - Abonné 31 juillet 2020 10 h 18

      Je n'arrive pas à identifier du quel des deux côtés m. Thibaudeau parle. Les deux côtés étant aussi sourd à leur contradicteur que l'autre. La bien-pensance de l'un est la mal-pensance de l'autre. Seul les appels à l'exclusion du point de vue contraire semble les unir. Pourtant je signale que la dernière chronique de mme Nicolas a suscité des commentaires beaucoup plus respectueux que d'habitude. Est-ce le début d'une prise de conscience qu'un débat mutuellement enrichissant doit s'installer? je l'espère. C'est à tous d'y voir (moi y compris).

    • Cyril Dionne - Abonné 31 juillet 2020 14 h 29

      Il me semble M. Thibaudeau, que plusieurs ont oublié la culture du bannissement de cette nouvelle gauche puritaine qui est contre la liberté d’expression, surtout dans les universités. Notre sainte Inquisition pratique la censure aux accents d'un maccarthysme immonde.

      Voici ce qu’en disait les pus grands intellectuels de gauche, Noam Chomsky et autres obligent, dans leur lettre publiée dans le Harper’s Magazine :

      « La liberté d’expression et d'idées, qui est la pierre angulaire d'une société démocratique, est de plus en plus restreinte. Cela ne vient plus de l’extrême droite, mais d'une nouvelle gauche et cette censure immonde se répand également plus largement dans notre culture. C'est une intolérance aux points de vue opposés, une mode pour la honte publique, l'ostracisme et la tendance à résoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. On défend la liberté d’expression et même celle qui nous est contraire. Plus troublant encore, les dirigeants institutionnels, dans une panique inavouée, infligent des sanctions hâtives et disproportionnées au lieu de réformes réfléchies. Des gens perdent contrats, emplois et autres pour avoir publié, dit des paroles controversées ou bien eus des comportements non prescrits par la rectitude politique. Les professeurs font l'objet d'une enquête pour citer des œuvres littéraires en classe ou bien tout simplement parce qu'on n’aime pas leurs discours. Des dirigeants d’organisations sont renvoyés pour ce qui n'est parfois que des erreurs maladroites.

      La restriction du débat, que ce soit par un gouvernement répressif ou d'une société intolérante, blesse invariablement ceux qui manquent de pouvoir et rend tout le monde moins apte à la participation démocratique. Le meilleur moyen de vaincre les mauvaises idées est de les exposer et non d'essayer de les faire taire. Nous refusons tous ce faux choix entre la justice et la liberté, qui ne peuvent exister l'une sans l'autre. »

    • Marc Therrien - Abonné 31 juillet 2020 17 h 32

      J'imagine que ceux qui craignent que Le Devoir tasse Christian Rioux ne sont pas les mêmes qui souhaitent la fin des chroniques de Francine Pelletier, par exemple ici même dans ces pages.

      Marc Therrien

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 31 juillet 2020 19 h 55

      Monsieur JSB,

      Allez suivre Dave Rubin, nouvel avatar de la droite... Je ne pense pas que la droite américaine US censure, au contraire. La nouvelle droite, c'est Eric Weinstein et Bret Easton Ellis. C'est-à-dire plutôt la gauche libérale classique qui se ramasse à droite simplement parce qu'ils ne sont plus assez radicaux aux yeux de la nouvelle gauche. Shapiro ou Coulter ne sont pas pour la censure, au contraire. À gauche de Shapiro, c'est encore, au yeux de la gauche des SJW, l'extrême-droite.

      Anecdote : les librairies qui affichaient le livre de Rubin, «Don't burn this book», et bien, on en a brulé... C'est pas la droite qui a fait ça.

  • Simon Harvey - Abonné 31 juillet 2020 05 h 18

    Vous pouvez toujours espérer

    Mais il faut agir. La promotion de la pensée critique doit être encouragée par l'action. Il ne suffit pas de dénoncer les moulins à vent de vos perceptions.

    • Jean-Serge Baribeau - Abonné 31 juillet 2020 08 h 58

      Pour agir, ce qui est nécessaire, il faut être nombreux et déterminés. Ces pensances sont puissantes. La bien-pensance de gauche est une espèce invasive, notamment dans les sciences humaines, dans la sociologie. Étant sociologue depuis une cinquantaine d'années, je constate que les jeunes sociologues sont de moins en moins «scientifiques», de plus en plus «idéologiques» et peu tolérants. Quant à moi, ça fait au moins vingt ans que je tente de faire quelque chose. MAIS QUE FAIRE? JSB

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 juillet 2020 10 h 18

      Et comment faire, M. Harvey, sinon en exigeant de la rigueur dans l'écriture ?

      La pensée sociale, celle qui se discute, est forcément discursive. Sans discours la pensée peut exister mais elle reste inexpliquée.
      C'est dès le primaire qu'on doit hausser les exigences, quitte à aider le plus possible ceux qui ont de la difficulté. C'est rendre un mauvais service à tous que de diminuer la difficulté comme c'est la mode dans notre enseignement désespérément Rousseauiste.
      Le "bon sauvage" est un mythe tenace. Existe le besoin d'apprendre et de le faire dans la rigueur.

      Rien n'est possible sans une bonne connaissance de sa langue. Maths, géographie, physique, psychologie, sciences sociales ou droit, tout passe par la langue. La réflexion pratique est suivie dans le temps, une chose entraînant l'autre (Plus ou moins. L'image est incomplète), se verbalisant par ces balises appelés "mots".
      D'où la nécessité de savoir lire et écrire proprement. Débusquer l'erreur de pensée, ou sophisme, est capital. Or on ne voit la plupart du temps que des acceptations ou des dénis globaux de textes. Pas très articulé tout ça...
      Le pour et le contre suivent un long chemin qu'on essarte pour y retrouver ce qui convient à la réalité tant de la pensée que du résultat pratique.

      L'enseignement le plus important est, de loin, au primaire.

      Plus de vocabulaire, aucune notion de mots selon l'année. Ne pas avoir de "faute" parce qu'on utilise un mot de 4ème en 2ème est stupide. Il y a faute ou pas, c'est tout. On est là pour apprendre, pas pour ne-pas-savoir-pis-c'est-pas-grave.
      Cette distinction se fait déjà dans le choix des textes, alors!

      Une syntaxe irréprochable dès la fin du primaire, c'est faisable et certainement souhaitable.

      La grande difficulté devrait être d'aller dans cette direction sans pour autant créer un élitisme basé sur la connaissance de la langue.
      Pas de viser le minimum et se complaire dans l'à-peu-près!!

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 31 juillet 2020 21 h 57

      Pour aller dans votre sens Monsieur Trottier, on fait souvent croire que «la difficulté du français» empêche les jeunes d'apprendre d'autres savoirs plus importants, pourtant c'est le contraire. J'ai rencontré en voyage un Américain de l'Alaska qui avait roulé sa bosse partout, SANS JAMAIS avoir essayé de parler une autre langue.

      À Barcelone, il était sidéré que je passe mon temps, dans les cafés, avec mes livres d'apprentissages du catalan et de l'espagnol. J'essayais de mon côté de comprendre quelle langue me permettait de gagner immédiatement la sympathie du serveur. Mais je m'égare, il me semble justement que les petits japonais doivent maitriser en quelque sorte 3 langues avant de pouvoir vraiment écrire la leur. Ce n'est pas pour rien que le français était la langue de la diplomatie; le lexique et la syntaxe de l'anglais permettent des approximations.

      Pascal qui, il me semble, maitrisait particulièrement bien la langue et avait aussi inventé «la pascaline». La maitrise de la langue n'est pas une entrave, mais un tremplin.

      Notre manque de rigueur nous nuit. Par exemple, nous n'aurions jamais dû accepter le concept bâtard de «French Canadian» puisque par définition, "un Canayen", comme descendant des pionniers, parle français, est d'origine française. Nous avons accepté un pléonasme en laissant « un autre » nous définir. Il aurait été plus simple de les appeler, eux, des «CanadiAns» (et à la longue, des Canadianes... peu importe) et nous serions restés, simplement, «des Canadiens»... Bref, en étant rigoureux (même dans le défaite) on s'en ferait moins passer.

      Le Frère Untel ne disait pas le contraire, voilà que Christian Rioux, reprenant essentiellement le même discours, des décennies plus tard, quand revenant de France il entend nos chansons populaires, et voilà qu'on le traite « de réac ». Pourtant cela avait valu un exode pour le Frère Untel.

      Le Frère Untel, complice de Laurendeau. Aujourd'hui, sait-on qui était Laurendeau?

  • Françoise Labelle - Abonnée 31 juillet 2020 07 h 46

    La vertu n'est pas si simple

    Comme vous le dites, on invente rien: votre proposition fait écho à la lettre pour la défense de la liberté d'expression par diverses pesonnalités. Bertrand Russell disait: «Je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je me battrai pour votre droit de les exprimer».

    Cependant, les reptiliens, le prétendu montage hollywoodien de l'incroyable tuerie de Sandy Hooks, la pizzeria pédophile dirigée par Hillary Clinton, les antennes diffusant des virus biologiques, bref tout ce que le Q ânonne, ce sont des idées aussi. Quand le président du pays le plus puissant diffuse ces âneries, qu'est-ce qu'on fait?

    Hitler (F... Godwin, Foin, Fi évidemment) ne s'en est pas tenu à des mensonges sur la pureté aryenne menacée par les juifs, les intellectuels, les homos, l'art dégénéré, les handicapés, les losers. Et la première chose qu'il a fait en s'arrogeant tous les pouvoirs a été de supprimer la liberté d'expression! Bref, ce n'est pas si simple.

    Une bonne analyse de la problématique, en français: « L'ironie de la liberté d'expression », Denis Raymond, 2013, cairn.info

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 31 juillet 2020 22 h 24

      Madame Labelle,

      On s'obstine parfois, vous et moi, mais avez-vous lu Victor Klemperer? C'est un linguiste, francophile, juif-allemand, qui a documenté sa vie dans le 3e Reich. Il avait un journal et a écrit aussi une série d'essai sur la langue nazi. J'ai le pressentiment, avec votre avant-dernier paragraphe que ça pourrait vous plaire.

      Tout ce qu'il pouvait faire, comme linguiste, c'est étudier cette langue, on lui avait pris tout le reste. Il disait, « la langue pense à ta place ».
      Le titre, c'est LTI pour Lingua Terti Imperi (la langue du 3e Reich), il avait écrit ça en latin pour éviter de se faire tuer, car un Juif qui aurait eu le culot d'écrire sur la langue nazi aurait automatiquement été arrêté.

      Voici un lien :
      https://www.revue-interrogations.org/Victor-Klemperer-LTI-la-langue-du

      Quant à votre 2e paragraphe, il faut quand même reconnaitre, si vous écoutez la série «Filthy Rich», sur Epstein, qu'on en est pas si loin. Un créateur de contenu web, Mouthy Buddha mène une enquête très rigoureuse sur le «Pedogate» qu'il ne croyait pas au début, mais plus il a fouillé, notamment, sur la collection de Tony Podesta, du groupe Podesta, une firme de Lobbying associée au Clinton, plus il a trouvé ça tordu. Un peu comme les soupçons à l'effet que Bill Clinton est allé sur l'Île d'Epstein, ce qu'il a nié, alors que les preuves amassées contre Epstein montrent résolument le contraire. Tout le monde savait pour Epstein et des puissants n'ont rien dit, l'ont couvert. Or littéralement faire la traite des êtres humains, avec des mineures, on n'est pas loin de la pédophilie. Epstein a pu faire son manège pendant des années. Il est donc tout à fait crédible de penser que des gens puissants puissent se livrer à des complots pédophiles, sans s'inquiéter.

      Le titre du vidéo que je vous recommande est : Mouthy Buddha Pedogate 2020. Un avertissement sévère le précède qui indique le sérieux de sa démarche.

      Pour conclure, merci pour la référence.

  • André Joyal - Inscrit 31 juillet 2020 07 h 50

    «... la censure vient essentiellement, quasi exclusivement, même, d'un des 2 côtés...» (J. Thibodeau)

    En effet. Alors, les auteurs de cette lettre réclament le droit d'espérer; ils peuvent toujours rêver avec une go-gauche, colonisée par celle des USA et qui se complait en se regardant dans le miroir.

    • Jean-Serge Baribeau - Abonné 31 juillet 2020 09 h 54

      André Joyal, cette go-gauche made, largement, in USA, je la connais, je la déplore, je la subis, depuis plusieurs lustres. Il y a peu à espérer de ces néo-marxistes-léninistes qui ont oublié les classes sociales et la lutte des classes pour donner tout le pouvoir aux minorités, opprimées réellement ou putativement. Le défi, si défi il y a, ce serait de ressusciter ou de penser une gauche moins dogmatique, moins bornée, moins inféodée aux moindres pets et rots des fanatiques étatsuniens, dévastateurs, lesquels sont les alliés objectifs de Trump, des Trumpistes, voire de la NRA et du KKK... JSB