Charlevoix et Gaspésie, des problèmes!

L’été 2020 voit les Québécois passer leurs vacances dans les régions. Parmi celles-ci, Charlevoix et la Gaspésie représentent deux destinations prisées par les vacanciers. Les commerçants entendent déjà les caisses enregistreuses sonner rondement, on rêve déjà au veau d’or !

Hélas ! Il y a un os dans la soupe qui, manifestement, démontre un manque flagrant d’organisation et de préparation dans les structures municipales. Non habituées aux débordements avec des ressources très limitées, absence totale de toilettes publiques ainsi qu’un manque de service d’ordre, ces deux régions affichent clairement des carences administratives.

Bref, l’industrie touristique désire des visiteurs, mais l’incapacité à les recevoir est visible. On se plaint de la lenteur de la circulation, des campeurs qui squattent des terrains, du bruit et que sais-je encore ! Mais encore faut-il être habile à gérer tout ce beau monde avec ses inconvénients ! Au fond, la Gaspésie et Charlevoix ont-ils les capacités de leurs ambitions  On désire des touristes et des profits, mais on n’y voit que des problèmes !


 
14 commentaires
  • Simon Grenier - Abonné 30 juillet 2020 05 h 09

    Wow, quel prisme déformant volontairement noirci.

    D'emblée, vous parlez de "recherche de profits" alors que ces régions cherchent plutôt à maîtriser le taux de chômage (saisonnier ou pas) de leurs habitants et éviter de se vider encore plus en raison de l'exode vers les grands centres où on trouve... les institutions académiques et de l'emploi. Par ailleurs, on a toujours tenté d'y attirer "des" touristes, pas "TOUS" les touristes du Québec! Autre détail significatif: quand les "services d'ordre" sont assurés par la Sûreté du Québec, ce n'est pas l'industrie touristique qu'il faut blâmer. Ni même la SQ. Ce sont les touristes qu'il faut viser et discipliner, ceux qui se comportent en vrais de vrais touristes, dans le sens le plus péjoratif du terme.

    Passons le reste des réalités qui vous échappent à part celle-ci, plus concrète: cela fait plusieurs semaines que les embassadeurs de la Gaspésie disent aux touristes potentiels, dans les médias pan-québécois, que s'ils sont incapables de trouver de l'hébergement parce que tous les sites sont pleins, c'est qu'il n'y a pas de place pour eux. Et recommandent, malheureusement et à leur grand chagrin, de ne pas venir en Gaspésie stannée.

    Si les gens se rendent dans une région - pas une ville ou un village, une RÉGION - où tous les hôtels/auberges/gites/campings sont pleins et n'acceptent officiellement plus de clients, qui s'est mal préparé de façon flagrante? Qui met VOLONTAIREMENT un os dans la soupe pour mieux se plaindre ensuite? (Plusieurs articles sur les "Karen" ont justement été publiés, ce matin.) Qui manque de respect pour qui? Venez me dire que c'est la faute "du village" si les gens sacrent leur camp EN CHAR en laissant toutes leurs vidanges derrière eux sans même les mettre dans un sac (qui fittait évidemment dans la dite voiture).

    N'oubliez pas que quand vous pointez du doigt pour lancer des accusations, trois de vos doigts pointent vers vous.

  • Pierre Rousseau - Abonné 30 juillet 2020 08 h 13

    Temps extraordinaires

    On sait tous que les temps sont extraordinaires en raison de la pandémie qui frappe la planète. Nous sommes en plein été et on sait que beaucoup de Québécois aiment prendre leurs vacances près de l'océan. Or, les frontières du Québec vers l'Atlantique sont fermées, que ce soit avec les ÉU ou les provinces atlantiques. Dans un tel contexte exceptionnel, il est peu étonnant que les vacanciers cherchent la mer au Québec et la Gaspésie et Charlevoix sont des destinations toutes désignées.

    Cette pression touristique est extraordinaire et les municipalités qui ont des ressources limitées devraient-elles assumer le fardeau de faire face à une telle éventualité ? On sait fort bien que le tourisme de masse a des conséquences négatives très importantes, on n'a qu'à penser à Venise avant la pandémie. Alors, peut-être que ce n'est pas une si mauvaise chose si les touristes subissent les inconvénients de leur choix. Toutefois, ce sont malheureusement souvent les gens de la place qui en souffrent le plus et on ne peut qu'espérer que la situation va se normaliser l'an prochain et que les vacanciers vont pouvoir se répartir sur de plus grands territoires. Il serait un peu aberrant que les municipalités se préparent pour un événement qui ne se reproduira peut-être pas, on l'espère!

    • Gylles Sauriol - Abonné 30 juillet 2020 10 h 45

      Très, tres bien dit !

  • Gillles Boucher - Abonné 30 juillet 2020 08 h 15

    Charlevoix, Gaspésie, Estrie, ...éduqués les touristes qui ne voyages pas proprement.

    La capacité des ambitions n'a pas rapports avec ses capacités de recevoirs des touristes, mais toutes les structures d'organisations sosciales sonts chamboulés avec ces nouveaux touristes ( ...habitué d'allez dans des "touts compris"? ou des plages a fortes densité de gens ...avec pleins de distractions?), ...torchés comme des enfants gatés et pas habitué a se contenirs,ni se ramassés, ils fauts éduqué le respects pour l'attirances de beau coins de natures ...avec restrictions de faires n'importe quoi!!! ...le tourismes écologique, vous connaissé?

  • Serge Bouchard - Abonné 30 juillet 2020 08 h 20

    Réservations

    Un touriste le moindrement sérieux s'assure qu'il pourra se loger ou occuper un emplacement de camping avant de partir. Élémentaire.

  • Jude Deschênes - Abonné 30 juillet 2020 08 h 29

    Trop, c'est comme pas assez

    Nous connaissons tous des entreprises et des individus qui ont été victimes d'un trop grand succès.
    Si la Vieille Capitale recevait aujourd'hui deux fois plus de touristes que de coutume, il y aurait sans nul doute «un os dans la soupe», et Québec démontrerait, assurément,«un manque flagrant d’organisation et de préparation dans les structures municipales».
    Un village de 2000 habitants ne met pas en place de service d'ordre public ni ne construit de toilettes publiques pour recevoir des touristes inexistants. Encore en mai 2020, personne ne pouvait prédire qu'il y aurait des hordes de touristes en Gaspésie ou dans Charlevoix cet été.
    Des touristes, c'est une bonne chose pour les régions. Mais, à l'image d'une inondation provoquée par une rivière, un débordement de touristes, même bien élevés, c'est d'abord un débordement.