Il faut sauver les deux Michael

Plus le temps court, plus l’heure de l’exécution des Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig en Chine approche. Le premier ministre Justin Trudeau semble prêt à les sacrifier pour japper en harmonie avec Donald Trump. Il n’est décidément pas à la hauteur de son père, qui n’avait pas hésité à défier les États-Unis en refusant le blocus imposé à Cuba dans les années 1960.

Le suivisme de Justin explique bien pourquoi le Canada n’a pas obtenu un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, pourquoi donner une voix à ce petit pitou qui ne fera que répéter les prises de position de l’impérialisme états-unien ?

Est-il possible de sauver nos deux concitoyens ? Bien sûr. Le gouvernement a voulu nous faire croire qu’il était contraint d’appliquer le traité d’extradition avec les États-Unis. C’est faux, de dire la juge de renommée internationale Louise Arbour et plus de 50 personnalités. Il est donc possible de sauver les deux Canadiens, c’est une question d’indépendance et de volonté politique. Que le premier ministre Trudeau se tienne debout, lui qui se présente comme un défenseur des droits de la personne. C’est le temps de le montrer. Contactez votre député, le ministre de la Justice et le premier ministre pour leur demander de sauver nos compatriotes.


 
4 commentaires
  • Benoit Gaboury - Abonné 23 juillet 2020 07 h 31

    Excellent plaidoyer, même si personne n'a encore parlé d'exécution à ma connaissance. Par ailleurs, il n'est pas sûr qu'attendre la sortie de Trump soit une bonne solution, si c'est ce qu'envisage M. Trudeau. Il y a des précédents dans ce type de procédures «légales» américaines où l'on menace de prison des dirigeants d'entreprise afin de les amener à négocier à leur détriment. L'affaire Alstom, par exemple, entreprise française de très haut niveau technique, vendue sous pression judiciaire à Gereral electric - c'est ce qu'on y apprend - affaire qui a fait beaucoup de bruit en France. Il faut voir l'excellente entrevue (vue par 1 millions de personnes) diffusée par le site Thinkerview où un dirigeant de cette entreprise française, M. Frédéric Pierucci, raconte avec retenue et intelligence l'envers de la médaille, c'est-à-dire les magouilles financières et légales dont il a été victime personnellement et son séjour dans les prisons américaines de 2013 à 2015, tout cela pour obliger la vente de cette compagnie à des intérêts américains. C'est passionnant à écouter et instructif pour tout dirigeant de grande entreprise et simples mortels. (Thinkerview Frédéric Pierruci Alstom: la France vendue à la découpe?)

    • Gilles Théberge - Abonné 23 juillet 2020 14 h 02

      Vous avez raison monsieur Gaboury, Trudeau est inepte sur ce plan. A noter que Pietrucci a réfléchi à l'affaire est il semble qu'en France, des gens réfléchissent et s'apprêtent à réagir. Mais il faut dire que la France est un pays qui est plus important que le petit Canada !

      C'est ici l'entrevue de Frédéric Pietrucci sur Thinkerview : https://www.youtube.com/watch?v=dejeVuL9-7c

  • tigarsdevanier Un immigrant errant - Inscrit 23 juillet 2020 09 h 40

    souffrance énorme des deux Michael et de leurs familles respectives

    1.Devant l’injustice que le gouvernement chinois inflige sur les deux Michael (Michael Kovrig et Michael Spavor), le gouvernement de Monsieur Justin Trudeau ne semble pas offrir une solution qui est connue publiquement jusqu'aujourd'hui, et comme nous sommes canadiens, pourrons-nous se mettre ensemble et debout devant cette intimidation cruelle du gouvernement chinois avec des actions pacifiques et concrètes telles que : boycotter tous les produits Made in China, manifester devant l’Ambassade de Chine à Ottawa (en respectant la distanciation physique), demander aux universités canadiennes de refuser et de retourner tout octroi financier qu’elles ont reçu de Huawei pour leur recherche, continuer d'appuyer Le Devoir afin qu'elle publie des lettres de protestation envers le gouvernement chinois ainsi que des lettres d'opinion sur le travail du gouvernement canadien envers la protection de ses citoyens ?
    3. On ne devrait plus rester silencieux devant la souffrance de nos concitoyens canadiens injustement détenus en Chine.

    Vinh D. Nguyen, Ph.D.
    Ottawa - Ontario

  • Gilbert Troutet - Abonné 23 juillet 2020 09 h 50

    Le noeud de l'affaire

    Il faut être sourd et aveugle pour écrire un article sur ces deux Canadiens sans parler de l'affaire Huawei. Chacun sait que le gouvernement chinois a pris ces deux personnes en otage à la suite de l'arrestation de Meng Wanzhou. Justin Trudeau aurait pu depuis longtemps refuser à Donald Trump d'extrader la vice-présidente et directrice financière de Huawei. Ce qu'on reproche à cette personne, en effet, c'est d'avoir enfreint les sanctions contre l'Iran, qui sont le fait des États-Unis, non du Canada.

    Cela dit, je partage le point de vue de M. Fowler, à savoir que « le suivisme de Justin Trudeau explique bien pourquoi le Canada n’a pas obtenu un siège au Conseil de sécurité de l’ONU ». Il en est de mëme vis-à-vis de la politique d'annexion d'Israël : le gouvernement canadien ne fait que répéter, à mots couverts, les prises de position de l’impérialisme américain.