Que se passe-t-il à Montréal?

Je me réveille le matin au son des marteaux-piqueurs. Le soir à 23 h, une pelle mécanique manœuvre à deux pas de la maison. Je demeure près de la rue Berri, où des travaux pour la future autoroute cyclable sont effectués. Je lis les nouvelles : 800 places de stationnement disparaissent dans le quartier Rosemont. Sans doute ne servaient-elles pas à personne. Du moins pas à des cyclistes.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, se présente dans les médias et s’inquiète d’un déficit pour le budget de 2020. Pourtant, elle engage des travaux que rien ne justifie sinon son programme politique. Une clientèle, cela se soigne. Surtout si cette clientèle se déplace à bicyclette et attend cinq heures pour se faire tester. Valérie Plante s’est indignée, dans un accès que je qualifierais de quasi maternel, de ce que ses protégés ont attendu cinq heures pour un test de coronavirus.

Les personnes âgées et à mobilité réduite vont devoir marcher sur les rues piétonnes, car les circuits d’autobus ont été déplacés et ne sont pas sur les rues où ces mêmes personnes font leurs emplettes. Elles devront marcher pour rejoindre les circuits d’autobus, marcher pour atteindre la rue commerciale et vont devoir marcher à nouveau pour prendre l’autobus. Je n’ai pas entendu la mairesse s’inquiéter à ce sujet. Il est vrai que l’exercice est un excellent moyen pour se tenir en forme. Sauf que cela devrait être une décision personnelle et non imposée, à moins de vivre dans un pays communiste.

Alors, moi, j’attends novembre 2021. Et je souhaite que vivement, le parti d’opposition nomme un leader apte à faire la lutte à Valérie Plante. Pour que nous puissions élire une administration soucieuse de l’intérêt de tous les Montréalais et pas seulement des cyclistes.


 
6 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 23 juillet 2020 06 h 57

    Il faudrait fournir un transport en commun adéquat, si l'on veut se débarrasser de la voiture.

    Vous avez amplement raison, monsieur Demers. Il est devenu impossible de circuler en auto à Montréal. Il y'a des cônes orange partout et les rues sont toujours barrées à la circulation. La rue Guy, pourtant une artère importante du Centre Ville est barrée depuis plus que six mois de la rue Saint-Antoine à la rue Sainte-Catherine.
    Effectivement, les vieux, les malades et les handicapés sont laissés à leur sort au centre-ville. Madame Plante doit se rappeler que ce n'est pas tout le monde qui peut circuler à pied. Il faut fournir un transport adéquat si l'on veut se débarrasser des voitures.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 23 juillet 2020 10 h 33

    BAPE

    Pourquoi pas un BAPE pour les travaux à Montréal?

  • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2020 11 h 52

    Que se passe-t-il à Montréal?

    Réponse simple. La gauche au pouvoir.

    • Nadia Alexan - Abonnée 23 juillet 2020 17 h 35

      À monsieur Cyril Dionne: Au moins, nous avons des représentants honnêtes et soucieux du bien commun à Montréal. Voulez-vous retourner à la corruption et au népotisme qui s'exerçaient auparavant aux seines des municipalités?

    • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2020 23 h 54

      La corruption et le népotisme sont encore bien vivants à Montréal. Ils ont juste changé de couleur et d’orientation politique dans cette ville dysfonctionnelle. Demandez-vous pourquoi il y a tant de représentants municipaux à Montréal? Leur nombre est ridicule. Aussi, c'est le même service policier aussi corrompu qu’avant n’est-ce pas? La crise sanitaire nous en apprend de plus en plus sur cette ville et de ses dirigeants incompétents. Combien de morts dans cette ville encore? C'est une catastrophe humaine. C'est pour cela que plusieurs citoyens la quittent pour ne jamais revenir.

      Et bientôt, il y aura une crise économique puisque la ville ne pourra plus rencontrer ses échéanciers économiques. La plupart des commerces sont en crise et ne pourront pas payer leurs taxes municipales et l’aide gouvernementale aura ses limites. Mais on parle des pistes cyclables et des territoires non cédés. Oui, misère.

  • Gilles Théberge - Abonné 23 juillet 2020 14 h 11

    Je compatis sincèrement avec vous monsieur Demers, d'avoir à vivre dans une telle ville.

    Je ne veux pas tourner le fer dans la plaie, mais c'est en sens contraire que je prendrai mas vacances cette année...

    La Gaspésie m'attend...!