Une énième gaffe

Monsieur le Premier Ministre Justin Trudeau,

Vous nous priez d’excuser une énième erreur de jugement d’ordre éthique. Vous abusez de notre bienveillance à force de tenter de nous convaincre qu’il ne s’agit que d’une inconduite de forme et non de fond. Le bénéfice du doute n’est plus possible.

Vous entretenez des liens étroits avec UNIS-WE Charity. Vous savez que votre mère et votre frère n’y œuvrent pas sur invitation bénévolement. Vous ne posez pas de questions, vous ne demandez pas conseil ? Vous ne vous récusez pas d’une réunion où il est question d’un mandat et financement à accorder à cet organisme. N’avez-vous rien retenu des rapports du commissaire à l’éthique vous visant en matière de conflits d’intérêts ? Force est de constater que votre courbe d’apprentissage est aplatie depuis longtemps. Vous êtes incorrigible. Il n’y a pas en cause qu’un manque de jugement de votre part, mais un manque de rationalité et de maturité politique.

Depuis le début de la pandémie, vous avez beau jeu de multiplier les points de presse afin de distribuer millions et milliards, peu importe l’endettement faramineux pour des générations à venir; ainsi croyez-vous sauvegarder votre popularité. Il est aisé pour vous de croire qu’à défaut de meilleurs adversaires dans l’opposition, votre gouvernement minoritaire tiendra bon. Mais voilà, il n’y a plus de doute, vous n’avez pas l’étoffe d’un leader, d’un vrai chef d’État.

Pour vous dédouaner, vous invoquez vos nobles intentions. Peu importe l’apparence de conflits d’intérêts que vous laissez planer trois fois ? Pendant combien de temps le Parti libéral du Canada tolérera-t-il vos gaffes et votre manque d’éthique ?


 
5 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 16 juillet 2020 04 h 07

    C'est le devoir d'un gouvernement responsable de venir en aide à ses citoyens pendant une adversité.

    Il ne faut pas mélanger les enjeux, madame Carol Patch-Neveu. Le fait que Justin Trudeau a fait une erreur de jugement en utilisant une organisation charitable près de sa famille n'a rien à faire avec l'aide d'urgence apporter aux personnes qui ont perdu leur emploi.
    Voulez-vous que le gouvernement laisse mourir de faim ces gens qui ont tout perdu à cause de la pandémie?
    Pourquoi ne pas s’offusquer quand nos gouvernements subventionnent les multinationales à titre de milliards de dollars avec notre argent? Il faut faire la part des choses, madame. Le népotisme est un délit, l'aide aux chômeurs est une qualité digne d'éloges.

  • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2020 08 h 37

    Il est habitué de ne jamais s'excuser et faire réparation pour ses torts

    WE Charity est une fraude. Elle est partie avec des actifs de 12 millions en 2013 et se retrouve aujourd’hui avec plus de 44 millions en bien immobiliers. Ils appellent cela une œuvre de charité. Et tous doivent signer, incluant les membres du CA, un formulaire attestant entre autre :

    « L'employé accepte pendant qu'il travaille pour l'organisation et après l'avoir quittée, qu’il ne doit pas faire ou publier des commentaires ou des opinions désobligeants à propos de WE ou de ses représentants sous quelque forme que ce soit. »

    « Le bâillon n'a pas de date d'expiration et le contrat prévoit des conséquences financières pour la violation ce celui-ci; il est tenu que les héritiers et les successeurs de l’employé sont aussi responsables si l’employé décède après avoir violé les conditions. »

    C’est pour cela que tous les membres du CA ont donné leur lettre de démission en 2019 et ne pouvait rien dire évidemment.

    Bon, il est en train d’endetter les générations qui ne sont pas encore nées, de dettes faramineuses. Pour une famille de cinq individus, aujourd'hui cela représente une dette pour seulement le gouvernement fédéral, de plus de 130 000$. Amortis sur une période de 100 ans à un taux d’intérêt de 5%, cette dette n’est jamais repayée. Nous en sommes à plus de 110% du montant de la dette par rapport à notre PIB. En plus, présentement, 40% de cette dette appartient à des intérêts étrangers. Il va falloir en vendre du pétrole sale.

    Et notre Justin « Black Face » n’a pas terminé. Dans un éditorial de 2000 non signé du journal Creston Valley Advance, celui-ci avait déclaré que Trudeau s'était excusé pour le « traitement » inapproprié envers une journaliste. L'éditorial n'avait fourni aucun détail, mais avait déclaré que Trudeau lui avait manifestement manqué de respect. Plus tard il a été dit à la CBC que les actions présumées de M. Trudeau n'étaient certainement pas les bienvenues et définitivement inappropriées. Vous pouvez lire entre les lignes.

    • Christian Roy - Abonné 16 juillet 2020 10 h 06

      @ M. Dionne,

      Vous connaissez l'adage: "Charité bien ordonnée..." C'est cohérent !

      Pour ce qui est du pseudonyme de "Black Face" que vous accordez à M. Trudeau, nous pourrions dans ce cas-ci utiliser celui de "Poker Face", non ?

      Mes salutations, cher débatteur.

  • Christian Roy - Abonné 16 juillet 2020 11 h 45

    Allo Donny ?

    Ëtre à la place de notre premier ministre canadien je ferais un appel à Trumpy pour lui demander une section de son livre de jeu. On y trouve toutes les tactiques pour se tirer à bon compte d'embarras.

    Pour ce qui est de la comparaison, Trudeau a l'air d'un "peewee" à côté de ce professionnel.

  • Gilles Théberge - Abonné 16 juillet 2020 14 h 06

    Je pense que faire appel à la raison au sujet de cet individu, est peine perdue.

    La seule façon de régler le problème, sera de voter à la prochaine élection, afin que Trudeau devienne de l'histoire ancienne, le plus tôt possible.