Mise en tutelle du MBAM

En ce qui concerne le congédiement de Mme Bondil, pourquoi le ministère de la Culture ne nomme-t-il pas une personne compétente et indépendante des membres du conseil d’administration pour une mise en tutelle provisoire du Musée des beaux-arts de Montréal afin d’effectuer une enquête indépendante et de prendre temporairement la direction du musée? Monsieur de la Chenelière s’est autoproclamé directeur intérimaire, ce qu’il n’a pas le droit de faire, car il est juge et partie dans cette affaire. Comme le gouvernement du Québec finance la moitié du musée, il est en droit d’exiger une mise en tutelle et une enquête sur cette très étrange saga où de généreux donateurs du musée semblent en avoir pris le contrôle.


 
4 commentaires
  • James Dormeyer - Abonné 16 juillet 2020 09 h 24

    LA PEUR DE LA COMPÉTENCE...

    Voilà comment on s’y prend au Québec pour se débarrasser de quelqu’un jugé TROP compétant…
    On dit qu’il est TROP autoritaire… C’est ce qu’on a reproché à Gilbert Sicotte (Directeur de l’École nationale d’Art dramatique)…
    Il reste aussi l’agression sexuelle sans témoin (par définition)… C’est ce qu’on a reproché, même à ce cher Edgard Fruitier…
    Des carrières et des réputations brisées…
    Chantal Juillet, la soliste du Concerto pour violon d’André Prévost, dont j’avais tiré toute une série TV « Journal d’une création », m’a raconté les souffrances subies par son conjoint, Charles Dutoit... à qui on a reproché aussi d'être trop autoritaire, en dépit du fait qu'il aie mis sur la carte musicale mondiale l'Orchestre Symphonique de Montréal.
    Moi, malgré mes prix nationaux et internationaux, on me reprochait d’être un dinosaure… et une Diva...(pas pire !) Et la direction m’a « conseillé » de prendre ma retraite, ce que j’ai dû faire, des projets plein mes tiroirs.

    James Dormeyer.

  • Pierre G. Blanchard - Abonné 16 juillet 2020 12 h 17

    Le pari de l'excellence

    Après un aussi grand nombre d'années à sa direction et s'étant démarquée avec autant de brio et de succès, il est étrange, sinon aberrant, que l'excellence de Mme Bondil soit devenue subitement et à ce point toxique au sein d'une institution reconnue internationalement. Oui, sans comparer les styles de gestion, la situation au MBAM rappelle la controverse jadis de l'OSM et de son célèbre maestro. Que ce soit dans les arts, les sports, la haute technologie et autres milieux compétitifs, tous leurs coachs et leaders pourraient être accusés de harcèlement s'ils se montrent le moindrement exigents. De même, il est connu que l'argent, la politique et le syndicalisme peuvent devenir tout aussi toxiques quand viennent les nominations à leurs CAs et au sein de leurs administrations. Relevant en partie de l'État, la responsbilité de la gouvernance du MBAM peut-elle être laissée entre les seules mains de son CA, alors que l'excellence même de l'institution est en jeu ?

  • Pierre François Gagnon - Inscrit 16 juillet 2020 13 h 47

    Une tension culturelle ?!

    Mon sentiment vaut ce qu'il vaut, vu de très loin, hors contexte et de l'extérieur, mais j'ai bien l'impression que l'excellence française en matière culturelle, très disciplinée et rigoureuse, qu'incarne Mme Bondil tout à fait brillamment depuis plus de 20 ans à Montréal nous fout tous plutôt la chienne, quelque part. Cette manière-là, à nous Québécois, nous demeure toujours étrangère, et c'est bien malheureux parce que cela nous condamne à la médiocrité consensuelle. Je ne crois pas une seconde en la version qui prétend qu'une personnalité aussi hors de commun que Bondil pouvait manquer le moindrement d'intelligence émotionnelle qui constitue le pain et le beurre du domaine artistique. Un artiste qui aurait peur d'exprimer ses émotions ne vaut pas mieux qu'un sculpteur qui aurait horreur du marbre! Honte à nous d'avoir montré la porte à une Bondil, bande de c... !

  • Ginette Masse-Lavoie - Abonnée 17 juillet 2020 00 h 59

    Mise en tutelle.

    Au plus vite s'il-vous-plait! Et une enquête, pas un semblant! C'est aussi, notre musée! Ginette M.Lavoie