L’éloge de la diversité

Comme organisme communautaire, nous évoluons au cœur d’une mosaïque d’intervenants en tous genres qui, au fil des ans, ont façonné notre démarche dans l’accompagnement des jeunes de toute origine et de leur famille.

Au Carrefour des 6-12 ans de Pierrefonds-Est, le vécu des enfants issus de l’immigration, tout comme celui de l’entourage familial, nous préoccupe particulièrement. Vous trouverez ici notre vision de la situation et les gestes posés en vue de faciliter la vie des uns et des autres.

Voici le précieux amalgame de compétences qui s’affaire à faciliter le cheminement des jeunes et de leurs proches : travailleur social, technicien en travail social, éducateur spécialisé, éducateur en petite enfance, orthopédagogue, enseignant, kinésiologue, gestionnaire, comptable, technicien en bureautique, artiste en arts visuels, comédien, musicien.

La réalité vécue par les familles d’immigrants de 1re, 2e ou 3e génération est trop imprégnée de leurs différences diverses. Cette situation particulière devient anxiogène. Enfants et adultes sont plus préoccupés au quotidien. On sent très bien tout le poids de ce contexte sur leur démarche personnelle.

Il y a urgence d’agir pour les amener à exploiter leur plein potentiel et à développer les meilleurs aspects de leur personnalité. Dans cette optique, nous ne ménageons aucun effort pour que tous évoluent dans un milieu favorable à leur épanouissement.

Année après année, nos intervenants s’investissent totalement pour mettre en avant la richesse de cette diversité, tant par la valorisation de la culture d’origine que par la mise en lumière du savoir et des compétences particulières de l’entourage dans différentes sphères d’activités.

Nous accompagnons des jeunes qui composeront la société de demain et qui apporteront une vision et des connaissances qui changeront, nous l’espérons, les paradigmes de fonctionnement de ladite société dans un rapport à l’autre plus égalitaire et dans une réflexion orientée sur l’être plutôt que sur le paraître. La résilience de toutes ces familles est impressionnante. Nous espérons ardemment que les préjugés et les a priori feront place à la priorisation du capital humain et de son potentiel de transformation.

On pourrait faire une analogie avec un jardin. La monoculture réjouit naturellement l’œil alors qu’une variété d’espèces l’éblouit. Et si les différentes variétés sont judicieusement disposées pour exalter leur splendeur, elles se magnifient les unes les autres.


 
8 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 2 juillet 2020 06 h 57

    «les immigrants de 1re, 2e ou 3e génération […] nos intervenants s’investissent pour mettre en avant la richesse de cette diversité […] par la valorisation de la culture d’origine» (Carrefour Pierrefonds-Est Inc.)

    Bonjour l'intégration de la progéniture des immigrés

    On subventionne un organisme qui exacerbe les traits culturels des immigrés, pour que ces derniers établissent durablement une distinction entre «eux» et «nous».

    Rendu au premier quart du XXIe siècle, faudrait nous lâcher un peu avec la diversité folklorique, alors que la planète entière vit en Amérique; «We all living in America» (cf. «Amerika», Rammstein).

  • Pierre Boucher - Inscrit 2 juillet 2020 07 h 13

    Richesse culturelle

    Je fréquente l'église presbytérienne St-Luc dans Rosemont. Vielle de 85 ans et seule représentante francophone à Montréal de l'Église presbytérienne au Canada, cette Église locale s'est transformée avec le temps. Sa majorité blanche d'origine européenne est devenue la minorité visible. La majorité actuelle, je ne la changerais pour rien au monde. Une communauté, une foi, où l'ethnie et la couleur sont tellement secondaires.

  • Hélène Paulette - Abonnée 2 juillet 2020 10 h 17

    " La réalité vécue par les familles d’immigrants de 1re, 2e ou 3e génération"...

    Je suis songeuse devant une entreprise visant l'intégration qui considère toujours comme immigrants des enfants nés ici.

  • Paul Gagnon - Inscrit 2 juillet 2020 10 h 25

    Que voilà une façon élégante

    de nous traiter, encore une fois, de "racistes" systémique ou non.

    Nous les vilains mono-culturalistes. Comme-ci chacune de ces populations (communautés selon le mot à la mode anglo-saxonne - on voit bien pourquoi à l'usage) n'était mono-culturellement repliée sur elle-même avec vos encouragements.

    Doit-on en plus vous en remercier? N'exagérez pas, tout de même!

  • François Beaulne - Abonné 2 juillet 2020 13 h 26

    Pourquoi ne pas promouvoir l'intégration plutôt que le communautarisme

    Pour avoir vécu plusieurs années de mon enfance à l'étranger, ma première réaction a spontanément été de tenter de m'intégrer aux autre enfants locaux pour me faire des amis et ne pas vivre isolé dans ma bulle. C'est ainsi que j'ai appris leur langue dans la rue, leur histoire et leur culture dans leurs écoles nationales, participé à leurs célébrations et faire miennes plusieurs de leurs valeurs.
    Et tout ça sans renier ni ma langue maternelle ni mes origines québécoises-françaises.
    Et cette attitude fut véritablement porteuse d'amitiés durables et d'acceptation mutuelle.
    Ne pensez-vous pas qu'à la lumière des pressions de toutes sortes que vit le Québec en Amérique du Nord, il serait plus constructif d'aider les enfants issus de la diversité à s'intégrer à la majorité québécoise tout en conservant la fierté de leurs origines?