Une Saint-Jean magique

Grâce à la magie de l’enregistrement, mercredi matin, jour de la Saint-Jean, nous avons revisionné ce magnifique spectacle du 23 juin au soir.

À notre avis, grâce à l’immense talent de nos artistes québécois, à l’imagination débordante des concepteurs et éclairagistes, ce spectacle de la Saint-Jean a été un des plus beaux jamais vécus, nous permettant de vivre des moments de grande émotion. Il aura certainement manqué le sentiment unique d’une foule festive aux habitués de ces grands rassemblements, mais le très grand nombre dont nous faisons partie, qui, par contrainte, par impossibilité ou par choix, n’en connaissent que la forme télévisée, ce dernier-né a été une pure joie à tout point de vue. Tout pour raviver notre fierté d’être Québécois, d’être solidaires. Une belle invitation lancée à chacun d’entre nous de rendre la vie plus juste, plus belle et remplie d’amour. Comme le dit Fred Pellerin, c’est l’occasion de créer un monde nouveau, d’y apporter chacun sa contribution. Cette nouvelle formule plus intime permettait une écoute plus attentive des paroles des chansons incitant à l’introspection et à la réflexion.

 
6 commentaires
  • Robert Morin - Abonné 25 juin 2020 07 h 42

    Sur le plan technique, ce spectacle fut en effet une véritable prouesse. Mais de là à conclure que l'absence de public est un «plus», car sa ferveur nuirait à l'«intimité» du spectacle, là je ne marche pas dans cette vision purement individualiste et «coucouneuse» de notre Fête nationale. Et je trouve très inquiétant que l'on puisse voir la «fête» avec de telles lunettes. Ne nous laissons pas aveugler par la soi-disant «magie» du virtuel et de la technologie des GAFAM. Comme diraient les Cyniques, rappelons-nous que ces géants étasuniens du numérique «veulent notre bien et qu'ils vont... l'avoir», même si ce bien le plus précieux, c'est notre identité culturelle et notre sens de la collectivité, bref notre humanité essentielle.

    • Marc Therrien - Abonné 25 juin 2020 10 h 05

      Ce « Monde Nouveau » pourrait bien être celui de la disruption annoncée par Bernard Stiegler. On a l’impression que la société passée s’est perdue dans l’individu au fur et à mesure que les médias de masse ont évolué. Pour parler de cette fracturation sociale en d’autres termes, il y a aussi Bernard Stiegler et son livre « Dans la disruption, comment ne pas devenir fou? ». Il parle de la disruption comme d’une barbarie « soft » incompatible avec la socialisation qui est le résultat de l’innovation technologique accélérée et de la fuite en avant dans le numérique. Il se préoccupe de « l’innovation disruptive » qui a pour effet de faire éclater ou de briser en morceaux les organisations sociales et économiques existantes achevant ainsi la progression du nihilisme, la destruction de toutes les valeurs.

      Marc Therrien

  • Claude Bariteau - Abonné 25 juin 2020 07 h 43

    S'il est de vous, le titre fait rétro pour parler d'un spectacle qui présenta un souffle de vie dans un Nouveau Monde.

    Ce souffle, très présent, n'avait rien d'une vision rendant la vie plus juste et plus belle. Il disait qu'au Québec les gens se parleront et mettront la main à la pâte pour façonner un « vivre ensemble » à l'image des futures citoyennes et des futurs citoyens qui le feront.

    Dans ce monde, la Saint-Jean et les fêtes des gens implantés au Québec avec le temps, seraient remisées dans les coins de la mémoire pour faire place à une fête rappelant la création de l'État indépendant du Québec comme ça se passe dans tous les pays actuels.

    Votre texte avec ce titre recule dans le temps pour recréer un présent coupé des soixante dernières années et retisser le Canada français tel que vu et classé par le PM Trudeau père pour qui il était un tremplin pour façonner le Canada à ses vues, ce que poursuit le PM Trudeau-fils.

    Je ne partage votre lecture. Je sais par contre que Le Devoir la partage parce qu'il l'a publiée et refusé la mienne transmise vers 11h00 le 24.

  • Diane Germain - Abonné 25 juin 2020 08 h 53

    Où était le drapeau...

    Seulement le fait de ne pas avoir vu le drapeau du Québec en cette fête nationale de la Saint-Jean m'inquiète profondément.

    • Robert Morin - Abonné 26 juin 2020 20 h 27

      Inquiétant en effet quand une minorité aussi fragile que la seule culture francophone d'Amérique du Nord accepte de s'effacer de la sorte, de s'autoflageler et de se ratatiner dans une malsaine culpabilité qu'on lui impose.

  • Paul Bouthillier - Abonné 25 juin 2020 12 h 47

    Bien d'accord.

    Ceci est simplement pour indiquer que je suis tout à fait d'accord avec le texte de M. Côté. Merci.