Définancer le SPVM

Le mois dernier, il y a eu une intervention policière à la suite d’une introduction par effraction dans un commerce directement en dessous de mon appartement. Au plus fort de l’intervention, j’ai compté treize véhicules du SPVM. La majorité des policiers déployés sont restés sur le trottoir, à placoter entre eux. De toute évidence, ils n’avaient rien de mieux à faire.

Trop de policiers à Montréal ? Mets-en qu’il y en a trop ! Avec la pandémie, de nouvelles mesures d’austérité vont se manifester, tôt ou tard.

Il serait temps que les élus apprennent à dire non aux lobbys policiers. Des millions de dollars sont dépensés en fonds publics uniquement en achats d’armes à feu pour la police, auxquels s’ajoute le coût des innombrables projectiles tirés dans les salles de tir. Et ce, alors que les balles tirées annuellement lors d’interventions du SPVM se comptent généralement sur les doigts d’une seule main.

Avons-nous vraiment besoin d’avoir 4500 policiers armés d’un pistolet semi-automatique à la ceinture dans les rues de Montréal ? Certains pays ont fait le choix d’avoir des policiers qui patrouillent dans les rues sans porter d’armes à feu. Le désarmement des patrouilleurs serait une bonne façon d’entamer le nécessaire définancement du SPVM.

8 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 22 juin 2020 03 h 52

    Bons points

    Ça ressemble beaucoup à la mafia dans la construction, cette histoire. Il faut aussi dire non aux lobbys mafieux. Moins de taxes et des logements abordables!

  • Yves Corbeil - Inscrit 22 juin 2020 07 h 57

    Tellement de choses ont changé au fil des années

    En commençant par le monde. Le mirroir ne réflète que ce que la population est devenu en générale. À quoi ne devrait-on s'attendre d'autre quand on regarde autour de soi, seulement dans notre environnement immédiat. Le réslutat ne peut être différent de ce qu'il est quand la population est ce quelle est. Aurions-nous un problème d'éducation qui conduit à tous ce qui va mal au Québec et on peut se consoler car nous ne sommes pas unique à vivre cela.

  • Paul Gagnon - Inscrit 22 juin 2020 08 h 27

    Profitons-en par la même occasion

    pour couper le financement de tous ces lobbies qui n'ont d'autre utilité que de servir de réservoir de militants aux mouvements gauchistes donneurs de leçons.
    Il est vrai que l’État et la police y trouvent un certain intérêt pour noyauter et surveiller les dits mouvements.

    Finalement, « Tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles »…

  • Peter Duk - Inscrit 22 juin 2020 09 h 42

    Mauvais points

    On voit que ne connaisez pas beaucoup le domaine policier. C'est dommage. Savez-vous combien coûte la mort d'un agent en service? Des millions ! Savez-vous combien coûte un départ en maladie d'un agent blessé au travail ? Des dizaines de milliers de dollars. Savez-vous combien de policiers ont eu la vie sauve grâce à leur arme de service et à leur excellente formation ? Savez combien de chiens agressif ont été abattus aux cours des dernieres années, sauvant des blessures aux enfants et aux passants et des frais hospitaliers importants? En passant, les policiers qui patrouillent non armés dans d'autres lieux sont tous formés annuellement pour le tir. Pire, leur armes se trouvent dans les valises de leur voiture de patrouille. Cachés à la vue des coeur sensibles. C'est de la poudre aux yeux pour que les citoyens, comme vous, croient qu'ils ne sont pas armés. Ce qui engendre d'autres problèmes de sécurité (voiture de police volées ou forcés, perte de temps, etc). Bref, lorsque vous serez confronté à des tireurs, ou des cambrioleurs armés, vous appelerez le CLSC. Peut-être aurez-vous un meilleur service.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 23 h 57

      Cher M. Duk,

      La plupart de tous les policiers du Québec n'auront pas à dégainer leur arme et tirer une seule fois et ceci, durant toute leur carrière. Le travail de policier est un des plus sécuritaires au Québec. Il ne fait même pas partie des 15 plus dangereux. Et pourtant, en considérant le ratio éducation/rémunération, ils arrivent en première place. Disons poliment que c’est beaucoup dangereux pour sa santé d’être un proposé aux bénéficiaires que d’être un policier. Un agent de troisième niveau au dixième échelon gagne 90 000 $ par année, des avantages sociaux en or et une pension de rêve à 50 ans. Un préposé, avant l’augmentation du gouvernement, gagnait 40 000 $ par année avec la même expérience et éducation que le policier. Dans le secteur privé, c’était de l’ordre de 28 000 $.

      Alors, si vous ne voulez pas répondre à des urgences lorsque les gens vous appellent, eh bien, SVP, faites d’autres choses. Il y a des proposés aux bénéficiaires qui aimeraient bien avoir votre emploi.

  • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 09 h 56

    Être ou ne pas être pour ou contre

    Qui supporter dans cette équation? Le groupe paramilitaire aux tendances racistes évidentes de la police ou nos Antifas qui accusent tout le monde de tous les maux? Être ou ne pas être pour ou contre, telle est la question.

    Oui, il y a beaucoup trop de policiers armés jusqu’aux dents et en plus syndiqués, et ceci partout en Amérique du Nord. En parallèle, il y a aussi beaucoup de groupes qui se disent antifascistes mais qui pratiquent les mêmes comportements qu’ils reprochent aux autres.

    En étudiant l’expérience de Milgram, on arrive à comprendre comment un groupe sous-éduqué et surpayé pratiquant une obéissance aveugle qui les récompense agit d’une telle façon dans des situations en étant porteurs de controverses. De l’autre, avec nos décomplexés et inclusifs qui excluent tous ceux qui ne pensent pas comme eux puisque supposément, ils sont les gardiens et les porteurs de la Vérité, c’est assez pour en perdre son latin. Et de voir ces deux groupes s’affronter dans la rue en pleine pandémie en reste plusieurs songeurs. Le coronavirus, lui ne discrimine pas et n’a que faire de la politique.

    C’est la majorité silencieuse et confinée qui subit ces contrecoups de deux groupes qui représentent une très petite minorité de la population. Et là, dire que les gens en sont écœurés de tout cela ne leurs rendent certainement pas justice. Il semble qu’avec plus de 1 870 décès par million pour Montréal la dysfonctionnelle aux cônes orange à l’heure de ce commentaire, les gens pourraient se passer de ces deux groupes extrémistes.