Une réforme injuste

Je désire attirer votre attention sur une situation préoccupante et profondément injuste : la réforme d’immigration proposée par le gouvernement québécois.

Ce n’est pas le cœur de la réforme qui est selon moi le problème, car après tout nous sommes dans une société démocratique.

Ce qui est extrêmement
problématique, c’est plutôt
la capacité qu’a le gouvernement à faire des promesses
à l’Assemblée nationale qu’il ne peut tenir.

En effet, au mois de novembre dernier, alors que le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration propose un premier projet de réforme du PEQ, il se rend compte avec le premier ministre qu’il a « le devoir de faire preuve d'humanité » et propose une clause de droits acquis pour les étudiants internationaux ayant déjà commencé des études sur le sol québécois.

Néanmoins, sept mois plus tard, alors qu’une nouvelle réforme voit le jour, le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration ne parle plus de clause de droits acquis et les étudiants internationaux sont laissés de côté.

Je vous écris, car c’est mon cas et celui de milliers de personnes au Québec.

Après avoir étudié 6 ans au Québec (diplômé d’un baccalauréat en droit à l’UQAM, d’un certificat en anglais, réussite de l’examen de l’École du Barreau et actuellement étudiant à la Maîtrise en pratique du droit criminel et pénal à l’UDES) et après avoir contribué à l’économie de la province, on me dit que je ne suis pas encore suffisamment qualifié pour avoir accès au Certificat de Sélection du Québec, document indispensable pour postuler à la résidence permanente.

En espérant que vous puissiez transmettre mon message et celui des milliers d’étudiants touchés.