Couples et camping

Madame la ministre du Tourisme Caroline Proulx,

Des terrains de camping feront l’objet de visite d’inspecteurs pour faire la chasse aux couples ou familles reconstitués ne vivant pas sous le même toit. Nous rappelons que 50 % des unions ont connu une séparation. Un fort pourcentage ont une nouvelle relation amoureuse sans nécessairement avoir aménagé sous un même toit pour différentes considérations.

Or, la règle dans différents types d’hébergement, dont les terrains de camping, exige de résider une même adresse pour partager la tente, la tente-roulotte ou VR, etc. Alors que nous sommes déjà assez éprouvés, faut-il ajouter l’impossibilité pour des couples ou des familles reconstituées ne résidant pas à la même adresse de pouvoir partager les vacances ? Les mesures de déconfinement gagneraient à prendre en compte cette réalité, car les gens se fréquentent.


 
3 commentaires
  • Paul Leblanc - Abonné 10 juin 2020 10 h 54

    Bonne nouvelle

    En date du 10 juin le gouvernement a annoncé que dans les pourvoiries et camping on pourra acceuillir jusqu'à 10 personnes de 3 familles dans un hébergement.

  • Pierre Fortin - Abonné 10 juin 2020 11 h 06

    Il vaudrait mieux agir en amont si le motif est d'ordre sanitaire


    J'ai beau chercher la logique qui peut sous-tendre l'envoi d'inspecteurs sur les sites de camping afin d'y dénicher des couples ne vivant pas sous le même toit, je ne trouve qu'un motif pour sévir et assujettir les contrevenants à une amende plus ou moins salée.

    Il ne peut s'agir de raison sanitaire destinée à prévenir la contamination et la propagation du coronavirus car, si les membres du couple "fautif" se sont bel bien contaminés mutuellement, l'inspecteur qui arrive trop tard ne changera rien à la situation : le mal est déjà fait.

    Mais il est difficile de résister au plaisir de sévir quand on croit que la crainte de la punition est un mode d'apprentissage efficace.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 10 juin 2020 17 h 18

    Le cas échant, j'aurais le droit de partager le lit de mon colocataire infirmier dans une zone chaude d'un CHSLD...

    ... Par contre, il est interdit à ma blonde retraitée claquemurée depuis près de quatre mois de me faire la bise, moi qui ne vois personne depuis ce temps hormis la caissière de l'épicerie;

    • Une bise à sa blonde qui demeure ailleurs = près de trois mille dollars d'amendes aux deux contrevenants...

    • Coucher avec son colocataire porteur du covomachin = autorisé par la Santé publique...

    Je pense qu'il serait temps que les couples qui logent à des adresses différentes puissent avoir des rapports intimes sans subir la police des moeurs.