Armée et CHSLD

Je ne comprends pas que Justin Trudeau continue de dire que l’aide militaire dans les CHSLD du Québec ne peut pas être prolongée parce que forcément « temporaire ».

La stratégie « Le Canada d’abord » définit six missions principales que les Forces armées canadiennes doivent accomplirpotentiellement simultanément. La quatrième de ces missions est très claire : appuyer les autorités civiles en cas de crise au Canada ! La pandémie de COVID-19 constitue, à n’en pas douter, « une crise au Canada ». Pourquoi alors l’aide militaire est-elle donc nécessairement temporaire ? Les missions canadiennes à l’étranger s’étalent souvent sur des années. Alors pourquoi pas quelques mois de plus au Québec ? Les longues heures de travail sont invoquées. Mais lors de missions à l’étranger, nos militaires font-ils du 9 à 5 tranquille ? On invoque aussi le fait qu’ils doivent vivre à l’hôtel et ne peuvent pas retourner chez eux le soir. Mais c’est certainement le cas lors de missions à l’étranger aussi.

Le Québec serait-il mieux servi par l’armée canadienne s’il était un pays étranger ? Le parrainage de Justin Trudeau du programme d’aide de l’ONU aux pays moins favorisés sera-t-il aussi « temporaire » ?

9 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 3 juin 2020 05 h 50

    Sans justification sérieuse!

    Je ne comprends pas pourquoi le premier ministre Trudeau est si pressé de renvoyer les soldats dans leurs casernes. Aucun motif crédible n'a été invoqué, sauf pour dire que les soldats n'ont pas comme principale mission de soigner les personnes. Mais ces derniers ont aussi comme mission d'appuyer les autorités civiles en cas de crise. Qui peut nier qu'il y a une crise au pays avec la pandémie! Serait-ce tout simplement que nos chefs militaires sont bornés, incapables de sortir des sentiers battus? Et que nos chefs politiques ne sont que des suiveux, sans force morale? Pitoyable.

    M.L.

    • Claude Gélinas - Abonné 3 juin 2020 11 h 22

      Je souscris à cette opinion. Aujourd'hui dans le monde, la crise de la pandémie ne doit-elle pas être classé par les décideurs politiques et les chefs militaires comme sérieuse.

  • Claude Bariteau - Abonné 3 juin 2020 05 h 52

    Les positions du Canada ne me surprennent pas. Si le Québec quémande de l'aide, io ne peut s'attendre qu'à de tels propos.

    La seule approche consiste à mettre sur pied au Québec un service civil après avoir identifié les activités qu'assumeraient les personnes qui s'y activeraient en s'inspirant des pratiques analogues existantes dans divers pays.

    Le Québec ne dispose pas d'une armée comme Taiwan et ne pourra avoir une force militaire que devenu un État indépendant pour assurer la protection maritime, aérienne et terrestre de son territoire. En 1995, M, Parizeau en avait un projet clair. Il ciblait une marine et une aviation de même qu'une force terrestre supplétive à la Sureté du Québec.

    Était-ce nécessaire d'avoir une armée offensive ? À l'évidence, non. Par contre, avoir une force dissuasive va de soi. Le Costa Rica en a une. S'il a aboli l'armée en 1948, il dispose d'une force policière qui remplit des fonctions dissuasives, peut toujours créer une armée et, entre-temps, a des ententes avec des pays pour assurer sa protection en cas de conflit international d'envergure.

    Devenu État indépendant, le Québec peut opter pour une approche analogue qui s'ajouterait aux activités du service civil dont la réalisation pourrait être une forme de remboursement d'une partie ou de la totalité des frais d'étude pour services rendus au peuple québécois.

    Chose certaine, avec un tel service, le Québec n'aurait pas eu à quémander au Canada un service des militaires canadiens.

    • Claude Gélinas - Abonné 3 juin 2020 11 h 25

      D'accord pour un service civil obligatoire au service à la collectivité en s'inspirant de modèles inspirants dans le monde.

  • Pierre Langlois - Inscrit 3 juin 2020 11 h 49

    @ Claude Bariteau : à propos du service civil

    Vous écrivez : « Devenu État indépendant, le Québec peut opter pour une approche analogue [à celle du Costa Rica] qui s'ajouterait aux activités du service civil dont la réalisation pourrait être une forme de remboursement d'une partie ou de la totalité des frais d'étude pour services rendus au peuple québécois. »

    Les forces armées sont évidemment de compétence fédérale, mais la sécurité publique concerne avant tout les provinces et les territoires. Je ne vois rien qui empêche le Québec d'avoir son propre service civil sous la responsabilité de la Ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Pourquoi le Québec ne se doterait-il pas d'un service civil maintenant si c'est nécessaire pour lutter contre les pandémies et autres catastrophes naturelles ? Pourquoi faudrait-il attendre d'être séparé du Canada (ce qui pourrait ne jamais arriver) ?

    • Claude Bariteau - Abonné 3 juin 2020 14 h 30

      M. Langlois, je n'ai pas écrit qu'il faille attendre d'être un État indépendant pour se doter d'un service civil. Relisez mon deuxième paragraphe. Il est clair. À mes yeux, le Québec peut créer ce service civil.

      J'ai par contre ajouté que devenu pays, une force policière dissuasive pourrait être créée par l'État indépendant du Québec et complèterait le service civil déjà en place.

      Je saisis mal que vous imaginiez que mes propos soient d'un autre ordre.

  • Thérèse Côté - Abonnée 3 juin 2020 12 h 22

    Excellent! Une opinion présentée en si peu de mots et tellement éclairante. Merci.






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  • Gilles Théberge - Abonné 3 juin 2020 14 h 28

    Monsieur Poupart, le Québec serait mieux servi s'il était indépendant, parce qu'il n'aurait pas à demander l'aide de cet imposteur, Trudeau !