Appuyons notre premier ministre

Il arrive qu’au cours d’une vie, nous soyons pris dans une tempête que nous n’avons pas vu venir. J’ai une pensée pour Colette Roy-Laroche, mairesse de Mégantic. Elle a agi au meilleur de ses connaissances et de ses forces et surtout avec une grande compassion. Mes respects, Madame.

Ma lettre vient réclamer des Québécois d’appuyer leur premier ministre, François Legault. Laissons faire les libéraux avec leurs conseils et leur demande de loi à voter sur les ratios. Votre tour est passé. Nous nous souviendrons de vous. Si j’étais à votre place, j’irais me cacher, rempli de honte, d’avoir méprisé tout un peuple et de l’avoir privé des soins nécessaires à son épanouissement.

Comment avons-nous pu accepter cela et les laisser faire ?

La tâche de François Legault et de son équipe est colossale. Les citoyens en moyen de travailler devront travailler et contribuer à un effort collectif pour sortir la société québécoise d’un état qui nous cause de la honte. Comment pouvons-nous ne pas régler un manque d’employés dans le système de santé ? Nous devrons y mettre le prix. Comment pouvons-nous accepter de nourrir des gens avec 2,17 $ par jour en CHSLD ?

La crise actuelle nous bouleverse et apporte beaucoup de questionnements. Comment avons-nous pu vivre ainsi ? Comment ferons-nous pour ne plus vivre ainsi ?

11 commentaires
  • Alice Elie - Inscrite 29 mai 2020 04 h 22

    Appel au déconfinement de l’esprit critique au Québec

    1. https://www.journaldemontreal.com/2020/05/15/lettre-a-mmlegault-et-arruda?fbclid=IwAR1_bP_xlA9tYerOyjpLXytlYWt4M5zMKGkJU4tyT2egHH3Ayrz70UfISH0
    2. https://plus.lapresse.ca/screens/a7972cbc-76bc-48c1-ac1d-74ae73d15c7c__7C___0.html?fbclid=IwAR1sAJ3U8l74XmE4zvBPAQ2GqLtad6c9CE0YqcWxu-ptlOCxfNPHIxNvRks
    Deux articles pour vous répondre que non, on ne soutiendra pas un Premier ministre paternaliste qui parle avec les deux coins de la bouche. Il doit réparer les 20 ans de coupe dans les CHSLD sans faire porter à la population au complet le fardeau de la résolution des problèmes des CHSLD pourtant sous la responsabilité gouvernementale par un confinement interminable. Lorsque je pense aux conséquences économiques et sociales qui en résulteront inévitablement, je suis consternée.
    Et avez-vous comment il traite sa fonction publique en profitant de la pandémie pour mieux la mépriser?
    Pour être derrière le Premier ministre, il faudra qu’il déconfine à la vitesse de l’éclair pour que tout redevienne quasiment normal pour le 1er juillet. Pour le moment, la santé, selon le PM, prime dorénavant sur la liberté, sachant bien entendu qu’on peut être détenu dans une prison et être en bonne santé. Après c’est le citoyen qui juge de la pertinence ou non de ce nouveau contrat social offert (je vous prends une partie de vos droits fondamentaux pour mieux garantir votre santé), mais ce qu’il faut bien garder à l’esprit avant de se prononcer, c’est que ce nouveau contrat social ne consiste pas à garantir de nouveaux droits, mais à en supprimer.

  • Michel Lebel - Abonné 29 mai 2020 06 h 19

    Imputabilité

    Un appui: oui, mais un appui critique, car c'est le premier ministre et son gouvernement qui sont imputables. Ainsi fonctionne notre mode de gouvernement.

    Michel Lebel

  • Paul Gagnon - Inscrit 29 mai 2020 08 h 58

    Mais où est passé Philippe Couillard?

    Est-il retourné se cacher dans sa lampe d'Aladin, en Arabie?

    Et Barrette qui donnait des leçons à tout le monde, il y a à peine quelques semaines?
    Où est-il?

    Ils étaient pourtant imputables Monsieur Lebel, mais de quoi au juste?
    Quand j'entends un "responsable" dire « j'assume », je comprends très bien qu'il n'assume rien du tout après le point qui termine sa phrase. POINT.

    • Michel Lebel - Abonné 29 mai 2020 10 h 47

      @ Paul Gagnon,

      Une personne imputable, selon moi, doit minimalement présenter des excuses publiques pour les manquements sérieux commis ou, plus dans l'ordre des choses, démissionner du poste qu'il occupe; autrement, le mot imputabiité est un mot creux, qui ne veut rien dire. Ce comportement hypocrite de dirigeants arrive hélas arrive trop souvent. Sans illusion toutefois quant à un changement.

      M.L.

    • Claude Sauvé - Abonnée 29 mai 2020 13 h 20

      Où est passé P.Couillard ? L'homme invisible ! Enfin quelqu'un qui le souligne. Merci M.Gagnon.

  • Pierre Rousseau - Abonné 29 mai 2020 09 h 06

    Absolution inconditionnelle ?

    On ne peut appuyer inconditionnellement un Premier ministre et un gouvernement qui ont perpétué ce que les autres gouvernements ont fait pendant des décennies, c'est-à-dire mépriser les aînés au point de les envoyer dans les mouroirs que sont les CHSLD dont les conditions déplorables étaient connues depuis fort longtemps. M. Legault a été ministre dans le gouvernement du PQ et il a aussi participé à cette situation, solidaire de son gouvernement.

    Comparer la situation de la pandémie avec l'accident horrible de Lac-Mégantic est totalement injuste et inapproprié. Dans ce dernier cas il s'agissait d'un accident imprévisible alors que la pandémie était prévisible et les avertissements étaient connus depuis plusieurs années. Faut-il vous rappeler que le fédéral avait un rapport de 2006 qui faisait des recommandations pour se préparer à une pandémie, rapport que les gouvernements, y compris celui de M. Legault, ont platement ignoré.

    Alors non, pas d'absolution, les politiciens doivent être imputables aux citoyens pour leurs erreurs et cela s'applique à M. Legault et son gouvernement qui se sont fait prendre les culottes à terre, faute d'être prévoyants et à la hauteur de la situation.

    • André Labelle - Abonné 30 mai 2020 09 h 43

      Je ne pense pas que l'arrivée du virus était plus prévisible que le déraillement d'un train. Tout le monde était en mesure de savoir que si un train devait dérailler dans un centre-ville, ce serait une catastrophe. Pas besoin d'un rapport pour le savoir. Sous cet angle c'était tout autant prévisible que l'arrivée d'un virus inconnu était prévisible. Nous savons que si une comète frappait la planète ce serait une catastrophe. C'est prévisible également.

      Votre opinion est d'abord partisane. Et votre raisonnement ne sert qu'à l'appuyer. Connaissez-vous un pays qui était complètement préparé à l'arrivée de ce virus ? Nommez-moi un chef d'État, surtout au pouvoir depuis à peine un an, était mieux préparé. Et vos culottes, M. Rousseau, où était-elles lors de la déclaration de la pandémie ? N'étaient-elles pas à terre comme tout le monde du reste de la planète.

      « La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête.»
      [Konrad Lorenz]

  • Robert Mainville - Abonné 29 mai 2020 09 h 21

    Jusqu'à quand...

    ... faudra-t-il l'appuyer ?

    En ce moment, au coeur de la pandémie, soit. On construit l'avion en plein vol et il est vrai que François Le gault a hérité du gâchis légué par le PLQ (quoiqu'il ne s'égosillait pas sur les tribunes pour dénoncer les problèmes du système de santé avant l'éclosion de la pandémie; il semblait prêt à s'en accommoder).

    Et je rappelle qu'avant la crise, et sur bien des dossiers (inutile projet du REM à Montréal, 3e lien à Québec, questions environnementales, immigration, cours ECR, etc), François Legault et son parti faisaient la sourde oreille aux propos des experts et des citoyen.e.s affecté.e.s (n'en déplaise à Christian Rioux, j'écris l'épicène).

    Mais quand le calme sera revenu, il faudra juger les actions post-crises de François Legault. Va-t-il nous imposer des mesures d'austérité comptables dignes de celles de libéraux sous prétexte de "payer" pour la crise ? C'est ce que je crains le plus et il sera hors de question de l'appuyer alors. Et si le passé de François Legaul et de son parti est garant de l'avenir, il est justifié et légitime de craindre le pire, après la crise.

    • André Labelle - Abonné 30 mai 2020 18 h 04

      Pendant la tempête, seul le capitaine doit être à la barre. Autrement, si tout un chacun s'en mêle, c'est le désastre assuré. Alors, oui pour appuyer les décisions bien que nous devons garder un esprit, la tête froide et surtout oublier la mesquine partisanerie.

      Évitons de mêler tous les dossiers alors que parlons de la crise de la Covid-19. Le faire ce n'est pas seulement injuste, mais ridicule. Les journalistes sérieux gardent un oeil sur la gestion gouvernementale hors crise Covid-19. C'est très bien et c'est nécessaire. Nous verrons bien ce qu'il en sera en temps et lieu. Nous jugerons l'arbre à ses fruits.

      Les citoyens doivent encourrager M. Legault à ne pas suivre les rails du PLQ lors de l'après-crise. Il faut lui démontrer qu'il est possible de changer de paradigme dans la gestion habituelle du gouvernement. Lui indiquer que les leaders politiques peuvent et doivent maintenant prendre les décisions économiques, sociales et culturelles pour le bien-être de la population et non d'abord pour satisfaire les financiers. N'est-ce pas ce la gestion de cette crise a démontré ?

      Tous les gouvernements pré-Covid-19 décidaient en fonction d'objectifs financiers. La population doit maintenant exiger que les décisions soient maintenant être prise pour assurer le mieux-être de la population et que les grands financiers du monde doivent maintenant s'adapter à ce nouveau paradigme.

      «Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.»
      [Mark Twain]