Vive le Cirque du Soleil et son fondateur

En tant que passionné du Cirque du Soleil, je me dois d’exprimer la joie qui m’anime en voyant Guy Laliberté venir relancer une organisation qui fut l’un des principaux joyaux organisationnels du Québec. Je me rappellerai toujours avoir été subjugué lors de ma première visite au Cirque, alors que les artistes campaient sous un chapiteau délavé, planté en plein terrain de la Fabrique du village de Saint-Sulpice. On y voyait, entre autres, ce merveilleux clown de Lacombe s’exhiber sur trampoline en chef d’orchestre désopilant. Du jamais vu jusqu’alors. Que de chemin parcouru par la suite. Puis, ce fut le départ du fondateur et la vente du Cirque à des intérêts majoritairement américains et chinois.

Je ne connais pas personnellement Guy Laliberté. Mais je fus terriblement déçu de le voir quitter le Cirque du Soleil, qu’il avait fondé et animé pendant tant d’années. Déçu de le voir se lancer dans toutes sortes d’aventures plus époustouflantes les unes que les autres. Complètement catastrophé de voir atterrir un si grand projet entre les mains de financiers si éloignés des grandes inspirations des fondateurs du Cirque et si peu représentatifs d’une sorte de « joie de vivre » toute québécoise, que nous envient encore nos merveilleux hommes d’affaires et « amis canadiens ».

Je me disais alors que Guy Laliberté avait rejoint tous ces parvenus qui ont fait un argent fou en vendant à des étrangers des entreprises ayant bénéficié du soutien financier du peuple et de l’État québécois, dans des secteurs aussi importants que la finance, l’aéronautique, l’alimentation, la restauration et la quincaillerie, pour ne pas nommer lesdites entreprises. Tous ces hommes de finance, aux goussets bien remplis, dont on ne sent plus la présence chez nous.

Mais Guy Laliberté n’est pas de ceux-là. Je lui en suis fort reconnaissant, sans doute avec des milliers d’autres citoyennes et citoyens d’un coin de terre qui a bien besoin de ses meilleurs artisans.