La LNH, le dollar plus fort que l’intégrité!

Il est de plus en plus clair que les dirigeants de l’imbue d’elle-même Ligue nationale de hockey (LNH) s’affairent, à la vitesse grand V, à rapatrier une partie des profits dont le coronavirus les a privés. C’est criant !

La formule présentée pour les séries éliminatoires passe donc, dans une volte-face pour les besoins de la cause, de 16 à 24 équipes. Tiens donc ! Mais à quoi servait le sérieux de la saison régulière ? Soudainement, pour le dieu « dollar », on transgresse les règles du jeu devenues à géométrie variable !

Comment se sentiront les fans de hockey qui ne pourront assister aux matchs de leurs favoris ? Se fout-on d’eux ? Mais la véritable raison, oui, la vraie, c’est que la LNH fait sa génuflexion devant les droits de retransmission de télévision des grands marchés. Bref, on se fout des règles normalement établies de 16 équipes dans les séries pour moduler cupidement sur mesure une occasion de renflouer ses goussets ! Cela percole devant l’intégrité !

3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 27 mai 2020 09 h 38

    Qui a dit que du pain et des jeux étaient redondants?

    Bon, on est surpris que le hockey professionnel soit professionnel dans le sens du dollar. Toutes les ligues de sports professionnels, si elles n’opèrent pas pour vendre les droits de télévision et remplir les estrades pour payer les salaires faramineux des millionnaires du sport, eh bien, dans un an, elles seront toutes banqueroutes. Même la NFL. Alors, au diable la pureté du sport, c’est l’argent qui parle. Les sports professionnels sont des commodités qui sont échangées au même titre que toutes les actions boursières à Wall Street. Ce sont des gladiateurs modernes qui s’entretuent pour notre bon plaisir.

  • Charles-Étienne Gill - Inscrit 27 mai 2020 09 h 44

    Pourquoi cette indignation

    Je n'en reviens toujours pas de lire des propos sur le sport comme si c'était encore une pratique pure «souillée» par la corruption de l'argent.

    Depuis quand la LNH cherche-t-elle autre chose que les profits ? À quoi sert la saison régulière? Mais à quoi sert le hockey-professionnel-spectacle? Le sport a même ses philosophes, habiles à célébrer le beau but, le beau jeu, à vanter « la pureté du sport ».

    Mais qui irait voir une pièce de théâtre où les comédiens porteraient des commandites sur leurs vêtements avec pour décor, des logos de marques? Je comprends qu'on puisse, quelques fois dans l'année, regarder une messe sportive, mais il me semble que ce temps, passif, est volé à des activités constructives.

    Je ne critique pas ici le caractère ludique de passer un moment social avec des amis «passer le temps», mais il y a quelque chose de vraiment aliénant à servir uniquement à constituer une audience que l'on vendra à des annonceurs. Peut-on m'expliquer comment on arrive à supporter d'être transformé soi-même en produit quand une mise en jeu est commanditée par Ford ou je ne sais quoi?

    Je crois que RBO visait juste avec sa parodie de Molson «salut les vrais» . Si un club de Hockey est la propriété d'une fabrique de bière, mauvaise par ailleurs, il me semble que la nature congénitalement dégénérant du projet saute aux yeux.

    Je m'étonne d'ailleurs du très peu de critique que l'on fait de « l'industrie du sport ». Pourquoi personne ne se penche sur le fait que même la LHJMQ force les joueurs à parler anglais pour les préparer à la LNH (où ils ne joueront jamais) et pour accommoder quelques joueurs étrangers?

    Pas de papier là-dessus dans Le Devoir. Il est là le scandale, pas dans les pratiques de la LNH.

  • Yvon Bureau - Abonné 27 mai 2020 10 h 53

    Risque pire

    Bien du monde découvre qu'il y a tellement d'autres activités à faire
    que de regarder ces millionnaires jouer, et cela pendant des heures et des heures.
    Tellement de belles émissons autres à regarder... tellement intéressantes

    Menace de la baisse d'intérêt à cause du sportovirus!!!!