Le masque-logo

Loin de moi l’idée de critiquer le port du couvre-visage dans les espaces publics puisque cette mesure constitue un apport important pour lutter contre la pandémie qui nous assaille. On remarque cependant que le masque est devenu un objet de marketing pour certaines entreprises afin de mousser leur image de marque. En ce sens, la promotion du masque-logo du Canadien de Montréal effectuée conjointement par Marc Bergevin, directeur général du club, et le premier ministre Legault en est exemple frappant.

En cette période pandémique, les entreprises ont dû adapter leur publicité pour la transformer en un message sociétal. Au lieu de promouvoir leurs produits, ces dernières utilisent ce contexte pour se positionner dans le concert des manifestations de reconnaissance et de remerciements envers ceux et celles qui sont en première ligne du combat contre la COVID-19. En associant leur image à ces personnes, ces entreprises espèrent que cela provoquera des retombées positives auprès des consommateurs qui auront tendance à acheter leurs produits. De même, en publicisant des dons de toutes sortes offerts aux personnes vulnérables, certaines entreprises ne veulent-elles pas projeter une image de bons citoyens corporatifs, impliqués dans le soutien humanitaire de leur communauté ?

Si ces manifestations sont bien présentes, il ne faut pas oublier pour autant que certaines initiatives d’entreprises ne répondent pas toujours à des buts mercantiles. Cependant, la tentation est souvent forte de relier de tels comportements, qui
apparaissent altruistes, à des campagnes de promotion visant à assurer une visibilité positive. En ce sens, le masque-logo ne cache-t-il pas quelque chose d’autre que le visage ?

 
12 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 mai 2020 07 h 05

    Et pourquoi pas ?

    Si le club Canadien veut _donner_ des masques et aider ainsi les gens à se protéger et/ou faire preuve de civisme, pourquoi pas ?

    Et s'il veut _vendre_ ses masques, vous et moi sommes libres de les acheter ou non.

    Selon les sondages, parmi la population québécoise, il existe un petit 14% de gens hostiles au port du masque. Si le club Canadien contribue à vaincre cette résistance, il fait œuvre utile.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 14 h 15

      Je n’ai rien contre les masques M. Martel, mais beaucoup de pays ne les recommandent pas, vous savez ceux qui n’ont pas beaucoup de problèmes avec le coronavirus. Pardieu, même l’OMS ne le recommande pas. Celui-ci semble être un recours de la dernière chance où la panique s’est installée pour plusieurs pays qui ont les deux pieds dans le virus, ville de Montréal oblige. Avec plus de 1 409 décès par million dans la ville du CH, un des pires endroits de la planète, il y a de quoi paniquer.

      Ceci dit, il n’y aucune donnée probante ou empirique de recherches scientifiques qui attestent de l’efficacité des masques. Aucune. La plupart des gens qui en portent et qui le portent mal, vont s’infecter tout en infectant les autres. On peut en compter un ou deux par minute lorsque nous sommes à l’extérieur, vous savez, ceux qui passent leur temps à ajuster leur masque tout en se touchant le visage. Vous savez, on se contamine surtout par le toucher.

      En passant, au pays des Vikings et de sainte Greta, priez pour nous pêcheurs écologiques, la Suède, eh bien, personne ne porte des masques. Et selon leurs données officielles, ils n’ont que 396 morts par million et le Québec en a 464 à la minute près de ce commentaire. Oups, j’ai oublié de dire pour nos Vikings, qu’ils ne testent presque pas et qu’ils arrivent au 60e rang au monde en fait de testing. Et ils comptent seulement les personnes qui ont testé positif à la COVID-19 dans leur nombre de décès. Curieusement, selon les données de leur département de la santé publique, le nombre de morts ordinaires ont triplé depuis les derniers mois. Humm, Il y a sujet à enquête.

      Farce à part, il pratique un darwinisme et néolibéraliste épidémiologique nos Vikings en quête du Saint Graal de l’immunité collective. Les gens vulnérables de leur société en paie le prix. Et attention aux ides de novembre lors de la 2e vague. Au Québec, il y a une tempête parfaite qui se dessine avec moins de 3% de la population qui a goûté à ce virus.

    • Olivier Demers - Abonné 23 mai 2020 16 h 09

      Monsieur Dionne, si je comprends bien, est-ce que vous dites qu'on devrait suivre la Suède comme modèle ? SI oui, est-ce que comparer le Québec et la Suède, c'est faisable ? Est-ce que ça veut dire que la Suède est parfaite ?

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 17 h 42

      Non M. Demers, c'est tout le contraire de la Suède. Pour que l'immunité collective soit une réalité, il faut qu'il n'y ait aucune mutation du virus (et il y en aura plus qu’une) en plus que l'immunité individuelle soit permanente, ce qui n'est certainement pas le cas. Et il faut un vaccin afin de procurer entre 80 et 90% d’immunité chez la population. Ce virus à l'automne risque d'encourir une mutation qui pourrait être plus virulente (traduction, beaucoup de morts de tous les âges) selon la CDC et le docteur Anthony Fauci, en plus de devenir endémique, ce qui veut dire qu'il sera avec nous à tout jamais.

      Enfin, le vaccin, pour la empêcher la maladie de la COVID-19, ne sera pas ici l'an prochain, pas en 2022 et peut-être jamais vu les nombreuses mutations qu'il subira. Si on est chanceux, on espère que les mutations le rendront bénin. Mais ceux à l'esprit scientifique se préparent toujours pour le pire des scénarios. Les experts prédisent que de 50 à 70% de la population mondiale sera infectée par ce virus d’ici quelques années.

      Pour la Suède, à moins que vous soyez un fervent admirateur de l’idéologie néolibéraliste épidémiologique, le nazisme moderne, qui pratique un eugénisme inhumain en sacrifiant les plus vulnérables de leur société, la réponse est évidemment non. Mais quelle hypocrisie de la part gouvernement d’extrême gauche au pays de notre Jeanne d’Arc de l’écologie « boboesque », Greta Thunberg, qui joue la carte d’une immunité fictive pour protéger le commerce et l’argent. C’est pour cela que les dirigeants d’IKEA au Québec, il n’y pas si longtemps de cela, voulaient que leurs employés entrent au travail en faisant fi de la pandémie en cours.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 mai 2020 20 h 13

      À Cyril Dionne : Vous manquez singulièrement d’ambition.

      Au lieu d’aspirer à ressembler à la Suède, dont le nombre de morts par million d’habitants (mpm) est passé de 23,6 à 396 entre le 1er avril et le 16 mai, je préfère m’inspirer des pays dont le nombre de mpm est passé de 0,4 à 5,7 (le Japon), de 3,2 à 5,0 (la Corée du Sud), de 2,5 à 3,4 (la Chine), de 0,5 à 0,5 (inchangé à Hongkong) et de 0,2 à 0,3 (à Taïwan).

      Taïwan, c’est mille fois moins de mpm que ma Suède. Relisez : mille fois moins !

      M.Dionne, vous vivez dans le mode des licornes né de votre aveuglement idéologique.

      L’efficacité des masques est prouvé par le résultat qu’obtiennent ces pays. Malheureusement, l’expérience de ces peuples est difficile à reproduire en laboratoire.

      Et vous savez quoi ? Il n’existe pas non plus de preuve scientifique de l’efficacité de la distanciation sociale.

      La distanciation sociale, c’est une fantaisie imaginée par les experts de Santé publique. Cela est impossible à faire respecter. Ni à l’école. Ni chez les ados. Ni dans la vraie vie.

      Et pour votre information, le virus de la Covid-19 ne peut pas traverser la peau. Donc, on peut se toucher la peau avec des doigts pleins de virus et rien n’arrivera. Mais insérez ce doigt dans votre nez et vous pourriez en mourrir. Parce que ce virus traverse les muqueuses, mais pas la peau.

      Or justement, quand on porte un masque, on ne peut pas se mettre le doigt dans le nez. Comment une telle évidence a pu vous échapper.

      Et s’il est prouvé hors de tout doute que l’eau chaude savonneuse tue le virus de la Covid-19, il n’y a pas de preuve scientifique que les peuples qui se lavent les mains cent fois par jours ont moins de morts de la Covid-19 que ceux qui ne se les lavent j’aimais.

      Ce qui ne veut pas dire qu’on ne doit pas se laver les mains. Cela signifie qu’on n’en n’a pas la preuve scientifique. Pas encore. On l’aura dans un an ou deux, quand la pandémie sera disparue.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 21 h 48

      Bon M. Martel, pour vos masques, vous m’en direz des nouvelles lorsque Montréal atteindra le 2 000 morts par million et ce n’est qu’un début. Et il n’y a aucune donnée probante sur les masques parce que toutes les recherches ont indiqué que ceux-ci n’avaient aucune incidence en temps de pandémie. Et pourtant, ils ont essayé d’en trouver des corrélations positives.

      La distancion sociale n’a pas besoin d’être prouvée puisque la distance occulte encore une fois le risque de contagion comme le confinement. C’est un fait. Cela est impossible à faire respecter à l’école par les ados parce que la discipline n’existe pas dans les pays occidentaux. C’est tout le contraire des pays asiatiques que vous mentionnez parce que celle-ci fait partie intégrante de leur culture.

      Et nul besoin d’être impoli même si la plupart des gens qui portent un masque ont justement les deux doigts dans le nez la plupart du temps. Pour votre eau chaude savonneuse, cela est vraie parce que le savon dissout l’enveloppe du virus. C’est pour cela que les virus ont tendance à moins proliférer en été et prendre leur vengeance en hiver lorsque leur enveloppe se durcit à cause de la température. Ceci est aussi un fait.

      Saviez-vous M. Martel, selon des études bien détaillées, que les gens touchent les muqueuses de leur visage au moins 26 fois par heure. Et vous savez aussi que les yeux font aussi partis des muqueuses tout comme pour les oreilles.

      Pour les masques, j’en ai déjà portés lorsque je travaillais à la centrale nucléaire. Les microparticules ionisées suspendus dans l’air dans cet environnement étaient très semblables en dimension et en toxicité aux particules de notre coronavirus de 157 nanomètre de diamètre lorsqu’elles sont absorbées dans notre corps. Enfin, vous savez aussi qu’on était formé une demi-journée sur le port de masque et une autre demi-journée pour le tester afin qu’il soit bien ajusté à notre visage. Ce n’est pas ce que l’on voit avec ceux qui en portent dans la rue.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 24 mai 2020 09 h 19

      M. Dionne,

      En premier lieu, je regrette de vous avoir offensé et je vous fais publiquement mes excuses.

      Vous dites que ce n’est pas prouvé que les masques protègent ? En réalité, rien ou presque n’est prouvé scientifiquement dans le cas précis du Covid-19. On n'a que des extrapolations.

      Il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières protège des pandémies. Mais logiquement, il le faut pour réduire le nombre originel de foyers d’infection à partir desquels la pandémie commence à se répandre dans un pays.

      Il n’est pas prouvé scientifiquement que le confinement fonctionne. Et cette preuve n’est pas nécessaire puisqu’il est évident qu’on ne peut pas être infecté par un virus lorsqu’on n’y est pas exposé.

      Il n’est pas prouvé scientifiquement _dans le cas du Covid-19_ que le lavage des mains protège de l’infection. Des centaines de médecins italiens sont morts les mains propres. Essentiellement parce que cette pandémie se répand principalement par des gouttelettes respiratoires et non par le toucher. Y aurait-il eu plus de medeciñs morts s’ils avaient les mains sales ? Très certainement. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.

      Il n’est pas prouvé scientifiquement que la distanciation sociale fonctionne. Ni dans le cas du Covid-19. Ni dans n’importe quelle pandémie depuis l’origine du monde. Parce que cela est impossible à faire respecter. Surtout pas en milieu urbain.

      Cette mesure très imparfaite n’est utile que lorsqu’elle associé au port du masque. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.

      Il n’est prouvé scientifiquement que l’été protège de la Covid-19. Quel temps fait-il au Brésil ? Les saisons ne sont-elles pas inversées en comparaison des nôtres dans l’hémisphère austral ?

      Bref, en six mois depuis l’apparition de ce virus, on n’a eu le temps de ne prouver presque rien.

      Alors on disait quoi au sujet des masques ?

    • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2020 12 h 14

      M. Martel, je peux comprendre l'utilisation des masques lorsque la distanciation sociale est impossible comme à Montréal. C’est mieux que rien. Ceci dit, on ne peut pas opérer ainsi pendant plusieurs heures et penser qu'on ne sera pas contaminé. Oui, des centaines de médecins italiens et russes sont morts les mains propres, et ceci, tout en portant des masques N95 avec une visière, des gants et des blouses. Il y a des non-dits dans le port de masque comme dans comment l'enlever sans se contaminer. C’est aussi difficile à faire lorsqu’on est fatigué et épuisé. Si on se touche le visage plus que 26 fois en moyenne en seulement une heure, disons que les chances de se contaminer avant de se laver les mains sont grandes.

      Mais les données probantes et empiriques n'existent pas dans le cas du port de masque durant les épidémies selon les études scientifiques sérieuses et revues par les pairs; mais elles existent pourtant avec la distanciation sociale et surtout le confinement. Le Nouveau-Brunswick n'a presque plus aucun cas tout de contamination et n'a connu aucun décès depuis le début de la pandémie parce qu'ils ont fermé leurs frontières. Idem pour l'Île-du-Prince-Édouard qui ne compte plus aucun cas de la COVID-19.

      Le Québec a très mal géré cette crise depuis le début. Pardieu, nous avons déjà plus de 4 000 morts en quelques mois seulement et la ville de Montréal n’est pas sorti du bois. Ils ont très mal communiqué avec la population en utilisant la méthode « father knows best » du docteur Horatio Arruda. En fait, ils nous donné aucune précision à court, moyen et long terme. Aucune donnée sur la durée de la pandémie avec un coronavirus qui deviendra endémique. Disons que le Canadien de Montréal a plus de chance de gagner la coupe Stanley que nous avons de trouver un vaccin efficace pour la COVID-19 avec une immunité illusoire qui nous pend au bout du nez. Et environ seulement 3% de la population québécoise a été exposée au virus.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 24 mai 2020 18 h 53

      Il n’est pas prouvé scientifiquement que la distanciation sociale fonctionne puisqu’on ne l’a jamais expérimentée antérieurement dans toute l’histoire de l’Humanité.

      Cette mesure phare de l’OMS est expérimentale; elle fut imaginée par ses fonctionnaires comme alternative économique au confinement. Cette mesure est basée sur la présomption que les gouttelettes respiratoires ne vont pas au-delà de deux mètres. Ce qui est faux.

      À l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

      Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun. Et dans les grandes villes surpeuplées.

      La distanciation sociale est une mesure imparfaite qui est utile seulement lorsqu’associée au port du masque. Mais cela n’est pas prouvé scientifiquement.

  • Marc Therrien - Abonné 23 mai 2020 10 h 04

    La mode est bonne pour la santé


    Le masque-logo ne fait que révéler le désir du « système » qui nous constitue en même temps que nous le constituons de persévérer dans son être tout en se transformant dans la créativité. Il montre que cette union entre la santé et l’économie est ce qui nous permet de continuer d’espérer pour le mieux pendant qu’on patauge dans le pire.

    Marc Therrien

  • Gilles Théberge - Abonné 23 mai 2020 12 h 55

    Je n'en achèterai pas... Je préfère acheter, s'il y a lieu, un masque dont les profits reviennent à un organisme à but non lucratif.

    Je comprends le premier ministre. Il a été coincé entre tout et chacun. Dans un espèce de «tout le monde est beau tout le monde il est gentil»...! D'accord.

    Mais si Molson et Bergevin mais sutrout Molson veut contribuer utilement. Il pourrait donner des fonds au Gouvernement du Québec, pour qu'il puisse en donner aux organaisme à but «Non Lucratif». Les organismes susceptible d'en distribuer aux moins nantis. On est dans une crise n'est-ce pas ! Ça demande un certain renoncement à nos intérêts propres...

    D'autant qu'avoir le logo du canadien en pelin visage. Ça dépend si on est partisan de cette activié, qui est bien accessoire..!

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 15 h 57

      M. Théberge, ne voyez-vous le rapprochement qu'on peut faire avec ces masques à la mode du CH avec les masques d'Halloween de la religion préférée de notre Adil Charkaoui adoré? En fait de protection, ils se valent tous les deux. Les masques à la mode du CH font de la publicité pour une entreprise privée qui vaut au bas mot, 1,34 milliards $. Idem pour les masques favoris d'Adil, vous savez son idéologie politico-religieuse rouflaquette.