David contre Air Canada

Monsieur le chef du Bloc québécois. Merci de votre prise de position très claire au sujet du remboursement aux voyageurs québécois et canadiens. Merci de prendre la défense des milliers de petits consommateurs qui ont épargné cent par cent pour se payer un dernier petit luxe. Merci de parler au nom des sans-voix.

Air Canada retient contre mon gré une somme de 7800 $ pour un voyage tout inclus annulé à cause de la pandémie. Je suis une personne âgée avec un problème respiratoire chronique. Je ne sais pas si je serai en mesure de voyager d’ici deux ans, date d’expiration du crédit offert par la compagnie aérienne. Sinon, je perds mon argent. Si oui, avec la montée des prix, je devrai assumer l’augmentation éventuelle du prix du voyage, Air Canada n’ayant émis aucune garantie à ce sujet.

Réussirai-je aussi à obtenir une assurance voyage ? Rien n’est moins sûr. Au final, dans les temps difficiles que nous traversons, cet argent me serait utile. Tout autant qu’aux grandes compagnies aériennes.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, le gouvernement libéral subventionnera Air Canada alors qu’il laisse les petits consommateurs se faire flouer. Si au moins le premier ministre et le ministre des Transports exigeaient que cette compagnie rembourse les consommateurs avant de leur proposer un bar ouvert avec nos impôts.

Continuez pour nous ce combat, nous nous en souviendrons aux prochaines élections.

2 commentaires
  • Jean-Louis Cadieux - Abonné 22 mai 2020 07 h 40

    Je suis dans la même situation

    Merci à tous ceux qui s'occupe des gens comme nous. Nous sommes dans la même situation. 73 ans, problème de santé normal pour notre age et ne sais pas quand nous pourrons faire un voyage à l'étranger. Peut-être jamais. Donc selon les agaences de voyage et transporteurs, tant pis pour nous....

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 22 mai 2020 08 h 23

    Ottawa aide les transporteurs à violer la loi québécoise de protection des consommateurs

    Pensez, monsieur Bisaillon, que les prêts consentis par le fédéral seront puisés dans vos poches (et les nôtres), qu’ils serviront à payer les millions de dollars de salaires des dirigeants de ces compagnies — puisque d’autres programmes fédéraux s’occuperont de la rémunération des salaires des employés en congé forcé — et que, las d’attendre le retour des vols internationaux, si les compagnies low-cost décident de déclarer faillite, ce prêt ne sera jamais remboursé.

    Comme l’a fait Chrysler Canada, effaçant une dette de deux milliards obtenu en vertu du plan canadien de sauvetage de l’industrie automobile en 2007.

    Sauver ces transporteurs, c’est sauver l’investissement d’actionnaires répartis autour du globe. Ces compagnies ne sont canadiennes que de nom.

    Nous, Canadiens, payons des taxes en retour de quoi l’État canadien nous protège.

    Puisque ces compagnies internationales délocalisent leurs profits dans les paradis fiscaux, ce sont les gouvernements de ces paradis de les aider.