Du repos le dimanche

Pourquoi devons-nous subir à nouveau l’ouverture des magasins 7 jours sur 7 ? Je rêve, après plusieurs semaines à y avoir goûté à nouveau, à un jour hebdomadaire de répit le dimanche. Ce jour où il est enfin possible d’envisager de faire autre chose sans avoir à jongler avec la disponibilité de garderie, à concilier des horaires pour une réunion de famille ou d’amis, car finalement il manque toujours quelques-uns, si ce n’est un des parents ou des proches.

La période actuelle a permis de casser le rythme effréné dans lequel la société de consommation avait emboîté le pas. Force est de constater que la fermeture le dimanche des magasins et épiceries en incluant les Costco, etc., serait une avenue à conserver car un grand nombre ne s’en porte que mieux.

8 commentaires
  • Hélène Gervais - Abonnée 21 mai 2020 06 h 03

    100% d'accord ...

    Avec vous. Il est très facile de se passer des commerces le dimanche et ça donne une chance aux familles de se retrouver

  • Patrice Soucy - Abonné 21 mai 2020 06 h 29

    J'appuie!

  • Raynald Blais - Abonné 21 mai 2020 06 h 41

    Sur-contradiction

    « … si le surtravail de l'ouvrier meurtrit sa chair et tenaille ses nerfs, il est aussi fécond en douleurs pour le bourgeois. L'abstinence à laquelle se condamne la classe productive oblige les bourgeois à se consacrer à la surconsommation des produits qu'elle manufacture désordonnément. » (Paul Lafargue, Le droit à la paresse, (1883))

    Si au XIXe siècle, Paul Lafargue décrit ironiquement le résultat d’une des contradictions du capitalisme, la surproduction des prolétaires engendre la surconsommation des bourgeois, aujourd’hui, nous pourrions ajouter que la surproduction des prolétaires d’ici et surtout des pays émergents exige une "sur-commercialisation" désordonnée (7 jours par semaine, 24 heures par jour) pour soutenir la surconsommation qui n’arrive pas à solutionner la "sur-contradiction".

  • Benoit Gaboury - Abonné 21 mai 2020 06 h 58

    L'économie ne mène pas le monde

    Tout à fait juste. Retrouver le sens des priorités, cesser de chercher à faire constamment plus de profit, ce qui ne rend pas plus heureux au fond. Vivre plus intelligemment. Et voir le temps passer, car c'est ce que l'on cherche au fond de nous. Dire non, aux folies patronales. Ce n'est pas l'économie mène le monde, sinon à sa perte. On le voit bien. Il ne manque qu'un grand désastre écologique pour le confirmer. Et malheureusement, il ne saurait tarder si nous ne changeons pas de cap.

  • Marc Therrien - Abonné 21 mai 2020 07 h 24

    On peut aussi se reposer le samedi


    Ce qu’on peut apprécier de cette société néolibérale tant critiquée pour son appétit effréné pour la consommation, c’est quand même la liberté d’autant plus qu’on a fortement ressenti les effets des contraintes qui y ont été imposées. Ainsi, cette liberté de choisir vous permet de ne pas avoir à « subir à nouveau l’ouverture des magasins 7 jours sur 7 » si vous n’en n’avez pas envie. Vous n’êtes aucunement incitée à suivre le troupeau qui y reviendra avec plaisir.

    Si la « fermeture le dimanche des magasins et épiceries en incluant les Costco, etc., serait une avenue à conserver car un grand nombre ne s’en porte que mieux », vous pouvez espérer que la loi de l’offre et de la demande se charge de réguler le tout pour faire en sorte que les magasins demeurent fermés le dimanche s’il n’y a presque plus de demande des consommateurs pour y aller. En attendant qu’on puisse y circuler plus librement et en plus grand nombre, la réouverture des magasins le dimanche permettra peut-être de diminuer un peu la longueur des files d’attente le samedi.

    Marc Therrien

    • Hélène Paulette - Abonnée 21 mai 2020 13 h 02

      Travaillez-vous le dimanche monsieur Therrien? Le fermeture des commerces le dimanche est pratiquée dans plusieurs pays européen, sans causer le désastre annoncée et pour le bonheur de tous. C'est beau une ville qui se repose...

    • Marc Therrien - Abonné 21 mai 2020 19 h 01

      Sûrement qu'il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi faudrait-il que tout le monde se repose en même temps? Ce repos est davantage réparateur? Il fut un temps béni où les commerces étaient fermés le dimanche. Je me demande bien quel changement de société a amené à ce qu’on quitte ce bon vieux temps. Comme je ne suis pas un avide consommateur et que j’ai découvert assez tôt dans ma vie que la poursuite du bonheur dans l’accumulation de biens matériels pour impressionner famille, amis et voisins était vaine, imaginez-vous donc que j’ai appris à me reposer et le samedi et le dimanche.

      Marc Therrien