Interdiction du vélo sur le mont Royal

En ce dimanche de mai ensoleillé, cap sur le mont Royal à vélo. Cette randonnée est une classique pour bon nombre de Montréalaises et Montréalais. Avec le confinement, un peu de nature au cœur de la ville, c’est si précieux et j’aime bien le défi que l’on donne aux enfants de se rendre jusqu’à la croix…

Nous arrivons au pied de la montagne et commençons l’ascension sans problème. Nous croisons quelques policiers que nous saluons et qui nous saluent en retour. Puis, en arrivant au lac aux Castors, une barrière apparaît subitement devant nous et deux cadets nous expliquent qu’il y a trop de gens sur la montagne et que les vélos qui doivent zigzaguer entre les piétons trop nombreux sont maintenant interdits. Nous sommes dociles, donc on redescend le chemin Olmsted, sans manquer de se faire interpeller sans gêne et avec agressivité par plusieurs piétons qui nous rappellent que les vélos sont interdits. Eh bien, ils ne l’étaient pas il y a 5 minutes mon cher monsieur, ma chère madame !

Mais sur quel critère se base donc la Ville de Montréal pour interdire les vélos sur la montagne ? La distanciation sociale. Est-ce que c’est une mesure recommandée par la Santé publique ? J’y vois plutôt l’expression de vieilles rivalités entre les piétons et les cyclistes pour cet espace hors du commun au cœur de la ville.

À ce compte, est-ce que vous pouvez aussi interdire les marcheurs distraits pas leur téléphone qui traversent n’importe où sans porter attention à ce qui se passe autour d’eux ? Ah oui, également, les gens qui marchent à huit de large et m’empêchent de monter, ceux qui ne marchent pas à la droite du chemin, les enfants au comportement imprévisible et aussi les chiens.

Une fois que tout ce beau monde restera chez lui, nous serons enfin tranquilles et en sécurité sur le mont Royal. Si la Ville de Montréal veut interdire les vélos sur le mont Royal, qu’elle le fasse et le dise clairement et qu’elle nous explique les raisons derrière cette mesure.

3 commentaires
  • François Beaulé - Inscrit 20 mai 2020 08 h 53

    Le grand achalandage sur le chemin Olmsted

    Les policiers ont raison de bloquer le passage des vélos quand l'affluence atteint un certain seuil sur le chemin Olmsted qui gravit le mont Royal. De même qu'il est interdit de rouler à vélo sur les trottoirs. La voie Camillien-Houde est ouverte aux cyclistes en tout temps. Quoique sa pente accentuée rend la tâche plus difficile pour monter et qu'il faut de bons freins pour la descendre de façon sécuritaire. Et cette voie est très étroite quand elle passe entre des rochers près du belvédère. Des cyclistes pourraient s'y faire écraser quand ils circulent en même temps qu'un autobus et un gros SUV. Il faudrait ne permettre l'accès aux véhicules qu'à une seule voie, donc en sens unique, sur ce tronçon sans accotement.

    On peut aussi gravir le mont Royal à vélo par le sud-ouest sur le chemin Remembrance (pourquoi ne pas le renommer chemin du Souvenir).

    La réouverture des deux cimetières aux piétons permettrait de distribuer leur présence sur les flancs de la montagne. Qu'est-ce qu'on attend pour le faire ?

  • Richard Arteau - Abonné 20 mai 2020 12 h 51

    Piétons vs cyclistes

    Je suis piéton et cycliste. Je dois dire que de trop nombreux cyclistes en ville ne respectent pas la signalisation routière, ne font pas leur arrêt obligatoire aux intersections comportant un panneau d'arrêt, même sur les pistes cyclables, circulent sur les trottoirs, circulent en sens inverse de la circulation, etc. Ça devient dangereux pour les piétons. Il ne faut pas se surprendre que les marcheurs finissent par invectiver des cyclistes. Un peu de civisme de la part de certains rois et reines du vélo aiderait certainement.

  • Benoît Laplante - Abonné 21 mai 2020 23 h 08

    Caricature du cycliste

    Tout dabord, merci momsieur Arnaud de votre commentaire en tant que cyclyste et piéton. En lisant la lettre de monsieur Aubin, j'ai pensé à une fausse lettre, que quelqu'un essayait de caricaturer les cycliste en s'en moquant. En les voyant circuler sur le trottoir alors qu'il y a a une piste cyclable à côté, en les voyant circuler en plein milieu de la rue deux par deux, à côté de la piste cycable, bloquant ainsi délibérement un automobilste qui ne pouvait plus avancer, en les voyant me frôller plus de 4 fois apr jour lors de mes marches dans le parc Lafontaine, je me disais que la lettre de Monsieur Aubim était ironique et voulait dénoncer le comportement des cyclises. Eh bien, il me semble que je me trompais et que cette lettre révèle le comportement odieux de ces cyclites, égocentriques et individualistes.
    Diane Cotnoir co-abonnée