Partager la Prestation pour les aînés?

Le gouvernement canadien a décidé de distribuer aux Canadiens âgés de 65 ans et plus un montant forfaitaire de 300 ou de 500 $ pour les aider à passer au travers de cette difficile période de pandémie.

Cette idée se défend sur les plans social comme économique. Cela dit, un grand nombre d’aînés n’ont pas besoin de cette prestation, qui est en outre non imposable. Pour ces privilégiés (vocable non péjoratif), dont je suis, ce montant serait seulement additionné à leurs actifs.

Dans ces temps difficiles pour un grand nombre de nos concitoyens, pourquoi les aînés pour lesquels cette prestation n’est pas nécessaire ne décideraient-ils pas de la partager avec des organismes qui en ont besoin ou qui aident ceux qui souffrent. On peut penser à des dons dans les domaines de la santé, des arts, de l’entraide communautaire ou de la recherche scientifique.

Si un million d’aînés canadiens décidaient de s’impliquer dans ce mouvement de partage, cela signifierait que 300 millions de dollars seraient ainsi redistribués, ce qui contribuerait à sauver plusieurs organismes dont l’apport à notre société est indispensable. Pour ma part, je diviserai ma prestation de 300 $ en trois dons, mais chacun reste bien sûr libre de ses choix. Le mot solidarité prendra ainsi un sens concret.

6 commentaires
  • Roger Bertrand - Abonné 15 mai 2020 08 h 41

    Très pertinent !

    Bravo pour cette suggestion de partage.
    J'avais décidé d'en faire autant. Heureux de constater que je ne serai pas seul à le faire.
    J'invite instamment ceux et celles qui le peuvent à rediriger ces apports vers des organismes venant en aide aux personnes plus particulièrement affectés financièrement par la pandémie.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 15 mai 2020 08 h 43

    « un montant forfaitaire de 300 ou de 500 $ [pour tous les vieux] »

    Pourquoi verse-t-on ce montant à des gens qui n'en n'ont pas besoin?

    Le raisonnement est le même en ce qui concerne les organismes de charité, lorsque l'on sait que l'essentiel des dons engraissent les administrateurs.

    • Roger Bertrand - Abonné 16 mai 2020 09 h 06

      Monsieur Lacoste,
      Votre commentaire est loin de rendre le moindrement justice à certains de nos concitoyens, ils sont en grand nombre, qui s'impliquent bénévolement comme administrateurs au sein d'organismes à but non lucratif, comme je le fais moi-même depuis plus d'une quinzaine d'années. J'ai notamment le plaisir de présider l'un de ceux-ci depuis sa création en 2004, j'y consacre au moins 25 heures par semaine, toujours bénévolement, et tous les membres du CA avec qui j'ai eu la chance de collaborer au cours de ces années ont oeuvré également pro bono, nous faisant profiter de leur expérience, de leur sagesse, de leurs précieux conseils.

  • Monique Bisson - Abonné 15 mai 2020 09 h 17

    Initiative solidaire!

    M. Simard, mon conjoint et moi partageons tout à fait votre point de vue. Nous sommes solidaires et partagerons les montants que nous recevrons avec des organismes de l'Outaouais!

    Par ailleurs, le gouvernement « canadien » aurait fait montre de responsabilité sociale si, au départ, il avait exclu de ce « nouveau » programme les personnes aînées dont les revenus ne justifient pas un tel montant forfaitaire.

    Monique Bisson, Gatineau

  • Hermel Cyr - Abonné 15 mai 2020 10 h 35

    Le rapport 2020 peut corriger cela

    Le gouvernement peut toujours retirer ce versement en trop pour les hauts revenus à partir du rapport d'impôt de 2020. Ce serait peut-être plus simple de procéder ainsi ??

  • Yves Corbeil - Inscrit 15 mai 2020 12 h 16

    Et pourquoi ne commencerait-on pas à porter une ceinture avec nos bretelles

    Le Père Noêl qui travaille sans relâche avec ses lutins depuis Janvier afin d'être au rendez-vous du 25 Décembre 2020, ne doit pas encore savoir qu'il pourrait se prémunir de la subvention de 75% afin de garder le lien avec ses lutins et c'est encore plus important dans son cas car des lutins ça court pas dans les rues pendant le confinement, c'est aussi rare qu'un travailleur de la santé en santé chez nous au Québec.