Je ne suis pas un virus

Ce texte n’a pas l’objectif de critiquer les gens, mais il a plutôt le but de porter réflexion sur la question suivante : quelles sont les véritables victimes de cette pandémie ?

On entend parfois des histoires d’horreur, de discrimination et même de violence envers les Asiatiques à cause de l’association entre la pandémie et la Chine. On entend encore plus souvent parler des anecdotes d’intimidation vécues par des Asiatiques dans leur vie de tous les jours. Un regard méprisant, un faciès de dégoût et des murmures irrespectueux ne sont pas moins blessants. Ces gestes provocants ne sont pas rares et leur poids mental n’est pas négligeable.

Il est difficile à croire, de nos jours, que les Asiatiques dans la communauté doivent faire attention non seulement à la COVID-19, mais aussi à l’agressivité de la xénophobie. Il pourrait paraître moins lourd mentalement pour certains de viser une ethnie en particulier qu’ils croient être à l’origine de cette pandémie. On appelle cela du déplacement, un mécanisme de défense névrotique.

Sur le plan individuel, comment l’hostilité amènerait-elle des solutions valorisantes chez quelqu’un sauf d’avoir un sentiment de supériorité ? Sur le plan collectif, comment la xénophobie améliorerait-elle la situation ? Qui sont les véritables victimes de cette pandémie ?

Faisons de la distanciation sociale et non de la distanciation ethnique. Ça va bien aller ! En collectivité !

10 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 15 mai 2020 04 h 03

    Cas d'abus

    Il faut se rendre compte que ceux qui blâment les chinois ou les asiatiques pour la pandémie ne sont pas «normaux». Il s'agit bien évidemment de sociopathes ou même de psychopathes. Un bon moyen pour les détecter, finalement.

  • Paul Gagnon - Inscrit 15 mai 2020 09 h 41

    Pendant ce temps

    en Chine, on persécute les noirs dans certaines villes portuaires plus ou moins pour les mêmes raisons.
    Le monde est dur et cruel.
    Comme la nature, mais avec des épithètes en sus.

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 mai 2020 16 h 17

      Il n'y a pas de justification possible pour les préjugés contre les groupes ethniques qui n'ont rien à faire avec leurs pays d'origine. Les ressortissants de dictatures de toutes les races et de toutes les couleurs n’ont rien à avoir avec les décisions de ces gouvernements autoritaires.

  • Cyril Dionne - Abonné 15 mai 2020 10 h 21

    Merci aux citoyens québécois d’origine chinoise

    Non, les citoyens québécois d’origine chinoise ne sont pas un virus. En fait, ils apportent tellement à notre société tout en demeurant très modestes sur leurs accomplissements. Nous les remercions. 非常谢

    Il ne faut pas comparer la communauté asiatique à la COVID-19. Ce n’est pas une ethnie qui est à l’origine de cette pandémie. C’est la dictature chinoise avec ses mandarins communistes/capitalistes d’une époque résolue qui sont en cause et qui ont favorisé la dissémination du coronavirus partout sur la planète en mentant tout simplement. Et ils mentent encore en refusant de laisser les gens des autres nations enquêter sur l’origine du virus en Chine. La communauté chinoise n’est pas le président Xi Jinping qui s’est nommé à vie tout comme tous les bons autocrates de ce monde.

  • Cai Qi Xu - Inscrite 15 mai 2020 10 h 22

    Ben voyons donc! Quoi que ce soit de la discrimination ethnique ou de la discrimination sociale, il est bien clair que ça ne se fait juste pas! En cette pandémie, semblez-vous que certaines personnes font mine de rien comme si de la xénophobie aidera à trouver une solution au COVID-19.

  • Daniel Gagnon - Abonné 15 mai 2020 12 h 36

    L'Enfer c'est les autres?

    Dans l’espace public, en ces temps de Covid, nous nous surveillons tous les uns les autres. Entre voisins, nous sommes même encouragés par les autorités, à dénoncer. La délation est un terrible poison et crée une atmosphère de peur, parce que les autres sont une menace potentielle.
    À mesure que le confinement s’allonge, il s’introduit entre les citoyens une certaine méfiance, ou même une animosité, une détestable incitation à espionner ou à voir des traîtres partout.
    Pris entre deux inclinations opposés: s’éloigner le plus possible des autres, se rapprocher par solidarité, il faut, je crois, adopter une attitude neutre, à la fois sérieuse et consciente, pacifique et responsable, parce que respecter les personnes nous permettra de stabiliser les relations sociales et de créer un espace de mieux-vivre, sans altercation et dans une solide et franche fraternité.