La requête de la FAE manquait d’un préambule

J’ai lu avec attention, samedi, la page de publicité de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) concernant la réouverture des écoles. La FAE y demandait de mettre en place une série de mesures de sécurité et de protection des enfants et des adultes travaillant auprès d’eux.

Il manquait toutefois à cette légitime requête un préambule qui aurait pu se lire ainsi : « Chers élèves, voilà deux mois que nous ne vous avons pas vus. Vous nous manquez beaucoup. Aussi sommes-nous heureux de vous retrouver. Votre éducation nous tient à cœur. Mais votre santé, et la nôtre bien sûr, nous importe tout autant. Aussi, nous les profs de l’école publique, demandons que toutes les mesures de sécurité… etc. ».

5 commentaires
  • Bernard LEIFFET - Abonné 11 mai 2020 07 h 26

    Oui Monsieur Proulx, mais le monde est encore tout d'abord sous l'emprise de la peur!

    Comme ancien enseignant de cégep, c'est effectivement aux étudiants que ma pensée irait car, tant au cégep qu'ailleurs, la pandémie laissera des traces parmi eux! L'avenir de certains est peut-être déjà compromis, pour d'autres, il faut aussi compter sur la chance en ces moments moroses! Après tout, même si l'encart piblicitaire doit être le reflet d'un syndicat, ses membres doivent partager votre propos et les miens!

  • Réal Gingras - Inscrit 11 mai 2020 08 h 25

    ajout au préambule...

    ... il ne faut pas s'inquiéter, ce virus ne vous atteindra pas. Vous êtes jeunes. Ce virus concerne les plus vieux. Concentrez-vous sur vos activités d'apprentissage et arrêter d'angoisser en écoutant ce que les adultes vous disent sur cette pandémie. Ils n'ont pas toujours raison.
    Lisez, amusez-vous dans la cour d'école, parlez à vos amis et faites attention aux fautes d'orthographe.:-) Vous êtes l'avenir.
    Lavez-vous les mains tout simplement. Changez-vous les idées et bonne rentrée.

  • Paul Gagnon - Inscrit 11 mai 2020 09 h 10

    Les dirigeants syndicaux

    sont comme les dirigeants d'entreprises qui doivent engraisser les actionnaires, s'ils veulent garder leurs postes lucratifs.
    Certains sont pire que d'autres.

  • Luce Ducharme - Abonnée 11 mai 2020 11 h 28

    Monsieur Proulx a raison

    Face à certains comportements (et paroles) de chef syndicaux j'ai eu la même réaction que M. Proulx.
    avec 34 ans d'enseignement à ne penser qu'à ce qui serait bien pour la formation des étudiants (cegep pour moi)
    j'ai vécu un discours officiel pour la défense de l'éducation mais ceci a servi, trop souvet, à défendre des profs paresseux.
    merci

    Pierre Pageau

  • Jason CARON-MICHAUD - Abonné 11 mai 2020 15 h 07

    Formation des maîtres...

    Effectivement, il est très pertinent de rappeler cette notion fondamentale qu'est l'intérêt supérieur de l'enfant (sécurité, santé et développement inclus), y compris aux enseignants.

    A fortiori quand l'on pense que, dans le cadre de cette réouverture en situation de pandémie, certaines écoles préfèrent condenser en une seule classe sous la supervision d'un seul enseignant les classes ayant de faibles ratios d'élèves qui retournent à l'école, et ce plutôt que d'opter pour un faible nombre d'enfants par classe par enseignant, ce qui serait davantage cohérent avec la distanciation sociale et la gestion des petits groupes à la récrés. D'ailleurs, en pareille circonstance de condensation de plusieurs classes en une, qui sera l'enseignant désigné pour gérer la classe: l'enseignant le moins ancien et par conséquent le moins expérimenté? L'agressivité relationnelle serait-elle la face cachée de la lune du «care» dont parlait BAILLARGEON samedi dernier?

    Si un syndicat a ses forces pour protéger des employés, peut-être porte-t-il aussi des oeillères clientélistes?