Dépoussiérer la vie

Les autorités gouvernementales, depuis leurs officines, sont à pied d’œuvre pour sortir la société d’une crise inédite. L’ennemi invisible, qui, de son côté, passe avec une facilité déconcertante à travers les mailles du filet, possède un appétit gargantuesque pour les personnes vulnérables.

Nos habitudes de vie seront bouleversées pour longtemps à cause de ce farouche antagoniste. Malheureusement, le virus a vaincu aisément ce qui nous était habituel.

L’économie ressent un urgent besoin de renaître, mais les conditions appliquées seront lourdes. Les clients se décourageront-ils devant de longues files d’attente, où les gens seront espacés de 2 mètres, et les soins sanitaires imposés ? Au fond, les commerçants sont prêts à tout pour un profit !

Je pense également aux courses à la chefferie du PQ et PLQ. Les programmes des candidats deviendront-ils des leviers efficaces adéquatement adaptés à de nouveaux besoins ? Éteindront-ils l’effarement ? Quels seront les nouveaux thèmes porteurs et rassembleurs qui trouveront un écho favorable ? Trouveront-ils un discours qui charmera autant que le chant mélodieux des sirènes ? Il faudra dépoussiérer la vie pour mieux la colorer. Après tout, le bonheur chasse facilement le malheur !

6 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 11 mai 2020 09 h 11

    Il ne faut pas dépoussiérer les fausses de bonnes idées

    L'État-nation a toujours été, est et sera toujours l’empreinte citoyenne de tous les humains sur la Terre. Désolé de contredire tous les libre-échangistes et mondialistes de ce monde, c’est la nation qui défini notre culture, nos aspirations, notre démocratie et notre être autant au point de vue individuel que collectif. Les états postnationaux sont des « bibittes » qui ont fait leur temps.

    Les États-Unis ne sont pas en déclin, mais reviendront plus fort après cette pandémie. C’est la Chine dictatoriale qui est un tigre de papier dans toute cette histoire et la révolte gronde dans les campagnes. Vous ne pouvez pas contenir et tenir silencieux un milliards de personnes très longtemps.

    Les énergies fossiles exemplifiées par le pétrole sont loin d’être mortes. Ils nous reviendront avec une vengeance à la fin de cette crise puisqu’elles sont les moins dispendieuses et les plus aptes à assouvir nos besoins énergétiques. Vous verrez, il y aura une croissance incontrôlée du prix du baril de pétrole parce que des gens confinés pendant longtemps voudront consommer avec une vindicte sans précédent. Les énergies dites vertes (et qui ne le sont vraiment pas) dispendieuses et intermittentes, seront relégués aux oubliettes. Les gens seront sans le sou après cette pandémie et regarderont pour la solution énergétique la moins coûteuse.

    On ne peut pas accuser les gens d’être des grandes gueules ou des gérants d’estrade, parce que durant cette pandémie, tous sont touchés et personne n’est à l’abri. C’est beaucoup plus dangereux de faire des emplettes pour se nourrir que de faire des discours vides à la Justin Trudeau. Ceux qui sont le plus en sécurité, eh bien, ce sont les mêmes qui prennent les décisions politiques présentement. Disons qu’au Québec, il devient de plus de plus populaire de dire quelque chose et son contraire dans la même phrase.

    Les vrais tests, eh bien, sont ceux qui nous disent que nous ne sommes pas malades et encore en vie. Le reste est superflu...

    • Nadia Alexan - Abonnée 11 mai 2020 10 h 56

      Je ne comprends pas votre discours contradictoire, monsieur Dionne. D'un côté, vous décriez les dérives de la mondialisation et du libre-échange, et de l'autre côté, vous voulez continuer l'utilisation du prétrole, des énergies fossiles et de relégués aux oubliettes «les énergies dites vertes, dispendieuses et intermittentes».
      Je pense que vous avez perdu la tête, monsieur Dionne. Un retour au «business as usual» va à l'encontre de l'avertissement que madame nature nous a servi avec le coronavirus, qu'il faut arrêter de saccager ses ressources avec notre croissance éternelle et notre consommation effrénée.
      Qu'est-ce que ça prendra pour vous réveiller, monsieur Dionne? Il nous faut «un brin d'humilité» comme le dit bien, Boucar Diouf, ce matin dans ce même journal.

    • Cyril Dionne - Abonné 11 mai 2020 13 h 37

      Chère madame Nadia Alexan,

      Il n'y a aucune contradiction dans mon discours; j'appelle un chat, un chat. Les énergies dites vertes comme l'éolien et le solaire utilise le charbon et le pétrole dans leur fabrication, sont très dispendieuses, intermittentes (ce qui veut dire qu'on doit utiliser des systèmes à base de pétrole, de charbon ou du nucléaire si on n'a pas de l'hydroélectricité) en plus d'avoir une durée de vie très limitée. Elles sont aussi subventionnées par les énergies fossiles (i.e., chaque fois qu’on fait le plein).

      Encore une fois, le coronavirus n’a rien à voir avec les changements climatiques et tout à voir avec la surpopulation. Enfin, vous prêcher la vertu écologique et vous ne pratiquez même pas la simplicité volontaire. Il semble qu’il y ait contradiction dans votre discours et on demeure poli. En fait, vous faites partie du problème.

    • Nadia Alexan - Abonnée 11 mai 2020 17 h 04

      À monsieur Cyril Dionne: La simplicité volontaire exige que l'on arrête notre consommation effrénée et notre croissance éternelle. Comment saviez-vous que je ne pratique pas la simplicité volontaire? La vertu écologique exige que l'on arrête l'exploitation des énergies fossiles. Point à la ligne. Il faut utiliser les énergies renouvelables telles que l'électricité, les éoliens, et le solaire.

    • Cyril Dionne - Abonné 11 mai 2020 21 h 48

      C'est simple Mme Alexan. Si vous pratiquiez la simplicité volontaire, vous ne seriez pas ici connecté à Internet qui est responsable de plus de 3,7% de tous les GES mondiaux. En plus, si vous parlez de vertu écologique en n'exploitant pas les énergies fossiles pour utilisez l'éolien et le solaire, faut-il vous rappelez que ces derniers sont à la base, produits avec du pétrole et du charbon? En plus, pour les panneaux solaires, qui sont une mixture de quartz et de charbon, eh bien, on utilise le charbon pour fondre la mixture. Et le quartz qui est miné, détruit de vastes régions peuplées d’écosystèmes. Ah ! Les verts-bruns.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 12 mai 2020 05 h 18

    … MORT !

    « Il faudra dépoussiérer la vie pour mieux la colorer. Après tout, le bonheur chasse facilement le malheur ! » (Michel Beaumont, Québec, 2 mai 2020)

    Bien sûr que certes, mais, devant-derrière « l’ennemi invisible », on-dirait que les initiatives gouvernementales actuelles (Mesures de confinement et de distanciation sociale) visent moins à dépoussiérer la vie qu’à dépoussiérer les lieux-mondes de l’accessoire, de la corruption, du prêt-à-porter ou de la …

    … MORT ! - 12 mai 2020 –

    Ps. : En passant, Bonheur et Malheur, étant amis de naissance-croissance, font partis tout autant de la VIE que de la Mort, des moments d’Apprentissage et de Sagesse !