Toujours une surprise

Je parlais au téléphone avec un représentant de la compagnie qui me fournit le téléphone et Internet. Mon interlocuteur avait un accent assez prononcé, mais rien pour nuire à notre conversation. À la fin de celle-ci, je lui ai demandé de quel endroit il me parlait. Je croyais qu’il allait dire Montréal ou Toronto. Non, il me parlait du Maroc.

Je discutais donc de Sherbrooke, au Québec, en temps réel, avec un conseiller qui lui me parlait du Maroc. Je sais, je sais, cette manière de faire date de plusieurs années, mais chaque fois je reste pantois devant cette technologie. Depuis peu, je suis un septuagénaire et, ma foi, je pense vraiment que je suis dépassé. Jeunes gens, soyez patients avec les pépés et mémés, nous avons beaucoup à apprendre.

2 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 9 avril 2020 07 h 32

    Les dérives de la mondialisation.

    Le préposé qui vous répond du Maroc ou de l'Inde témoigne de dérives de la mondialisation qui permet aux entreprises de chercher une main d’oeuvre à bon marché.
    J'espère que la pandémie va inspirer les tenants du marché libre de changer cette idéologie discriminatoire contre les travailleurs bien rémunérés de chez nous.

  • Cyril Dionne - Abonné 9 avril 2020 09 h 38

    La technologie

    M. Chenay, cette technologie dont vous parlez existe depuis belle lurette. Celle-ci est apparue avec Internet. Elle existe pour délocaliser les emplois vers des cieux étrangers où la main-d’œuvre est à rabais. Les banques en sont les championnes de ce stratège. Il n’y pas si longtemps, je parlais avec un certain Gupta de l’Inde au sujet d’une transaction bancaire d’une institution de chez nous. N’est-ce pas merveilleux pour les banques, la technologie? Nul besoin de donner des emplois aux gens d'ici; on les remplace par l’automation et l’intelligence artificielle ou bien on utilise une horde de gens sous-payés dans les pays du tiers monde. « Priceless ». Et après, on se demande comment les banques ont réussi à faire 50 milliards de profits l’an passé?