Plaidoyer pour une PCU élargie

Étant donné la crise sans précédent qu’engendre la pandémie de COVID-19, les différents ordres de gouvernements multiplient actuellement les programmes pour venir en aide aux plus démunis, aux travailleurs et aux entreprises. Bien que les critères pour avoir droit à une forme d’aide soient assez larges, il y aura tout de même beaucoup de gens et d’entreprises dans le besoin qui n’auront pas d’aide selon ces mêmes critères.

Parmi les malchanceux, on compte notamment les nouveaux diplômés (ceux ayant obtenu leur diplôme à la fin 2019). Plusieurs d’entre eux viennent d’être embauchés et n’ont donc pas encore fait 5000 $, alors que d’autres étaient encore en processus d’embauche lors du déclenchement de la crise. Ils n’auront donc pas droit à la Prestation canadienne d’urgence (PCU). [...]

Comme nous tous, les nouveaux diplômés et les étudiants, qui sont généralement de jeunes adultes de moins de 30 ans, ont des loyers et des factures à payer. Est-ce qu’on souhaite vraiment ne pas les aider à passer à travers cette crise, en plus de pousser dans l’avenir l’énorme dette qu’engendrera ce programme de sauvetage sans précédent (plus de 200 milliards de dollars) ? Déjà qu’on ne pouvait pas trop se vanter en matière d’équité intergénérationnelle, il me semble qu’on devrait se garder une petite gêne.

M. Trudeau, est-ce que vous pouvez s’il vous plaît élargir les critères de la PCU afin d’aider nos plus jeunes, ceux qui bâtiront la société de demain ?