L’humain n’apprend pas de ses erreurs

Il faut voir la réalité en face. Quand je lis ou j’entends des commentaires évoquant qu’après cette crise, l’être humain changera certaines ou plusieurs de ses habitudes de vie, je doute. Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’histoire du monde pour constater qu’encore trop de gens, malgré les nombreuses crises, guerres ou catastrophes naturelles qu’ils ont vécues, sont encore aussi profiteurs, possessifs, violents et même méchants, et respectent peu ou pas les autres et leur environnement. Souvent, ces personnes sont des dirigeants, des décideurs ou des grands penseurs de ce monde. Même en cette période de crise, il y en a un certain nombre qui se permet de profiter de la situation. J’ai 66 ans, donc je ne rêve plus en couleur depuis longtemps et je laisse le surplus d’optimisme à d’autres.

2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 7 avril 2020 09 h 09

    On devrait vous engager pour nous remonter le moral (not)

    Bon. On avait besoin d’une belle lettre comme celle-ci pour nous redonner le moral. Wow ! Lol. Oui, l’homme est un prédateur pour l’homme, mais en ces temps extraordinaires, il y a en qui posent des gestes complètement altruistes en dépit de leur propre sécurité personnelle. Voir les travailleurs de la santé, ceux qui œuvrent pour maintenir la chaîne alimentaire et les autres sous-payés qui assurent les services essentiels comme dans les CHLSD. On ne leur dira jamais assez souvent merci.

    Non, l’homme ne change parce qu’il ne peut changer sa nature ou son instinct de survie qui est la propagation de ses gènes. Mais il pourra revoir ses politiques sociétales et décider qu’elles sont les moins propices à des catastrophes comme cette pandémie. Les notions du libre-échange des biens, services et personnes seront revues à la lumière des conclusions que nous ferons une fois qu’on aura tout sous contrôle. Les concepts comme l’espace Schengen, l’état postnational et l’immigration de masse le seront aussi. Les frontières comme pour les clôtures, font les meilleurs voisins (proverbe américain) parce qui est trop bon, est la dupe de ses voisins (proverbe allemand).

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 7 avril 2020 12 h 40

      M.Dionne vous me faites conclure que le Québec se doit d'etre un pays pas dupe de ses voisins et de bien les choisir librement.