Tueurs en série…

On nous avise que plusieurs porteurs déclarés du coronavirus ne se conforment pas aux avis de confinement et vaquent, comme si de rien n’était, à leurs activités quotidiennes. Vecteurs eux-mêmes de ce virus, ils deviennent ainsi des foyers de contagion pour tous les autres citoyens et consciemment peuvent entraîner la mort des personnes plus vulnérables. On peut dès lors les affubler du titre peu glorieux de tueurs en série.

De toutes les époques, les autorités reconnues ont appliqué les mesures qu’ils croyaient appropriées pour contenir les pandémies. Au Moyen Âge, on fermait les villes, on empêchait les entrées comme les sorties pour se protéger du fléau, hors des murs. À une époque plus récente, dans le roman La peste, de Camus, on met la ville d’Oran, en Algérie, en quarantaine pour empêcher le bacille de se propager à l’extérieur de l’agglomération. Aujourd’hui, nos gouvernements constatent l’inconscience de certains et la gravité de leurs actes. Il m’apparaît comme mesure la plus adéquate et la plus essentielle que la sévérité de la loi doit prévaloir pour protéger la sécurité du plus grand nombre.

1 commentaire
  • Marc Therrien - Abonné 4 avril 2020 09 h 15

    Dictateurs en devenir


    Et tant qu’à faire dans l’hyperbole, pourquoi ne pas traiter comme des pestiférées les personnes infectées par la COVID-19 en les retirant de la société dans des sanatoriums de fortune installés dans des coins isolés du pays? Malgré tout le contrôle que vous voudrez exercer, le problème est qu’on estime maintenant qu’une personne infectée sur quatre est asymptomatique et peut transmettre bien involontairement la COVID-19. Il s’en trouve sûrement parmi les travailleurs des services essentiels qui contribuent à ce que « tout ça » ne vire pas en chaos absolu. Quand la chaleur du printemps se pointera, il deviendra de plus en plus intolérable de rester « encabané ». Ça va aller mal avant d'aller bien.

    Marc Therrien