La face cachée du virus en Chine

A-t-on vraiment à faire l’apologie du « modèle » chinois de gestion de la crise de la COVID-19 ?

Faut-il céder à cette tendance à mesurer les difficultés de l’un et l’autre pays à l’aune de la « performance à la chinoise », du moins telle qu’elle nous est présentée par les médias d’État chinois, seuls accrédités pour le faire ? Il faut tout de même se rappeler que c’est dès le 30 décembre dernier qu’un médecin chinois, le Dr Li Wenliang, ophtalmologue de l’hôpital central de Wuhan, a sonné l’alarme, en signalant l’apparition d’un nouveau virus semblable à celui responsable du SRAS, ce qui lui a valu d’être arrêté le lendemain par les autorités gouvernementales et accusé de diffusion de rumeurs alarmistes et non fondées. (Le Dr Li décédera le 6 février après avoir contracté le virus.)

C’est donc plusieurs semaines pendant lesquelles le régime chinois a laissé le champ libre à l’implantation et à la propagation du virus. Une crise qui a entre-temps pris une telle ampleur que, le 6 février, certains pays, dont les États-Unis, l’Australie et Singapour, interdisaient l’entrée sur leur territoire aux étrangers en provenance du continent chinois.

Quelle somme de dégâts aurait pu être évitée n’eût été les vices et la viralité du régime communiste présidé par Xi alors qu’on sait, pour le subir chez nous, que l’ampleur du déploiement du virus se mesure non pas en mois, ni même en semaines, mais en jours, avec les conséquences dramatiques que cela entraîne tant sur le plan humain que sur le plan économique.

Saurons-nous en tirer des leçons ?