Caissiers et caissières: nos anges oubliés

J’approche de la soixantaine, j’ai la chance de pouvoir télétravailler et j’ai décidé de rester le plus possible reclus à domicile. J’ai bien sûr peur pour moi-même, mais encore plus pour mes proches. Je ne sors plus, en fait, que pour faire les emplettes essentielles. Or, j’ai pu voir des caissiers et des caissières de tous âges, dévoués, souriants, s’exposant chaque jour à des centaines sinon à des milliers de gens dont ils ne connaissent aucunement l’éthique citoyenne ni les habitudes d’hygiène. Je tenais à les remercier tous et toutes personnellement de leur admirable dévouement. Notre système de santé regorge d’anges gardiens qui méritent leur ciel tous les jours, mais nos caissiers et caissières d’épiceries et de supermarchés sont indispensables dans notre quotidien de confinement chamboulé par la COVID. J’ose espérer que les propriétaires d’épiceries et de marchés d’alimentation, qui se font déstocker à vue d’œil et dont les revenus doivent être conséquents, ont déjà prévu de bonifier les salaires et de reconnaître à la hauteur de leur abnégation ces autres anges bienveillants. Bref, merci d’être là pour nous, chers caissiers et chères caissières !