À quelque chose malheur est bon

Aujourd’hui, tous les spécialistes de la santé publique et tous les politiciens relaient le message de se laver les mains plusieurs fois par jour, avec du désinfectant ou du savon, pendant 20 secondes. Il y a moins d’un an, au début d’avril 2019, on rapportait que le taux de lavage des mains dans le système de santé québécois n’atteignait en moyenne que 61 %, comparativement aux 75 % visés. Le meilleur taux se situait au CRSSS de la Baie-James (86 %) et le pire taux, au CIUSSS de la Capitale-Nationale (33 %) !

Lorsque j’ai fait mon internat en santé communautaire au CHUL en 1978-1979, nous étions plusieurs étudiants de diverses disciplines de la santé à suivre des médecins spécialistes de chambre en chambre, selon les besoins de nos formations respectives. À cette époque, aucun dispositif de désinfection ne se trouvait à l’entrée des chambres des patients. Conséquemment, non seulement personne ne se désinfectait les mains en passant d’un malade à l’autre, mais les médecins fumaient comme bon leur semblait, peu importe s’ils se trouvaient en présence de patients atteints de cancer, de maladie cardiaque ou pulmonaire. Heureusement, les choses ont changé !…

« À quelque chose malheur est bon », dit le proverbe. Peut-être que l’actuelle pandémie aura finalement raison des professionnels de la santé encore réfractaires au lavage routinier des mains, surtout en milieu hospitalier. C’est à espérer, par respect pour les plus vulnérables !

  

4 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 27 mars 2020 05 h 38

    Bien plus voyons

    Moins de pollution, moins de CO2 dans l'air, moins d'accidents de la route, moins de proprios abusifs, etc.

  • Michel Lebel - Abonné 27 mars 2020 10 h 17

    Obrigada!

    Enfin nous mangerons plus de tartelettes portugaises(pasteis de nata), à Lisbone, aux Açores ou à Montréal même. Toujours aussi délicieuses, avec un bica(café). Merci pour tout, M.Arruda. Obrigada encore.

    M.L.

  • Denis Carrier - Abonné 27 mars 2020 11 h 10

    Bilan

    Mais toujours autant d'avortements au Québec: au moins 30 000/an. Les pires sénarios du coronavirus prévoient 10 x moins de victimes.

    • Serge Lamarche - Abonné 27 mars 2020 19 h 34

      Faut pas se surprendre si le français perd du terrain. À moins que les anglais fassent de même...