Télétravail pour les salariés du réseau de la santé

La ministre de la Santé affirme que des mesures ont été prises pour que les salariés du réseau de la santé aient la possibilité de faire du télétravail. Mais dans les faits, c’est complètement faux.

Je travaille en administration dans le réseau, et mon travail est à 100 % fait sur un ordinateur. Je pourrais faire toutes mes tâches sur mon ordinateur à la maison si seulement j’avais accès au serveur de mon établissement.

On nous interdit de faire du télétravail. C’est très inquiétant surtout lorsqu’on prend le métro ou le bus tous les jours pour se rendre au travail et qu’aucune mesure n’est prise pour augmenter le nettoyage des bureaux administratifs. Juste pour vous donner une idée: il y a un seul distributeur de Purell pour un immeuble de cinq étages avec des centaines d’employés.

Le système de santé ne protège pas ses employés.

3 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 26 mars 2020 07 h 59

    Inquiétant

    et désolant.

  • Simon Grenier - Abonné 26 mars 2020 08 h 06

    Bien sûr que c'est faux. Le réseau de la Santé a toujours été allergique au télé-travail mais n'a jamais su dire pourquoi - ni en public, ni en privé.

    Mon hypothèse personnelle relativement éclairée: la philosophie générale en Santé est que les fonds doivent aller dans les soins, et le moins possible dans les services "de soutien" (administratifs, de gestion - ça ne s'applique pas à la masse salariale des cadres, toutefois, réforme Barrette ou pas! - informatiques hors champs médicaux, etc.) C'est une posture qui se justifie. Au fil des années, divers directeurs de TI ont affirmé dans des réunions que les budgets relatifs (en pourcentage) des TI en Santé étaient environ la moitié au Québec de l'Alberta (toujours le même exemple, je reconnais - une excuse pour se déresponsabiliser personnellement?)

    Toujours est-il que lorsque de toute façon, les budgets sont insuffisants de façon permanente et généralisée, les coupes sont inversement proportionnelles: on ampute les priorités dans une mesure bien moindre que les services secondaires. Avec le temps, les ressources deviennent nettement insuffisantes. Ça se voit lorsqu'on fait appel au soutien technique interne - ce qui devient graduellement de plus en plus fréquent. Et ça se voit beaucoup plus clairement lorsqu'on remplace des systèmes désuets ou qu'on ajoute un nouveau logiciel qui reflète les nouvelles possibilités de la médecine, mais aussi de la gestion plus efficace des listes d'attente ou de l'inventaire, par exemple, des nécessités urgentes. Sans compter l'obscure boîte noire qu'a toujours été le jugement caricaturalement mauvais des ressources humaines quant aux compétences des gens embauchés.

    Mme Lachance, il n'est pas dit que le télé-travail ne vous sera pas offert bientôt. Les circonstances effervescentes sont de votre côté. Je vous le souhaite.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 mars 2020 17 h 09

      Parce que les boss, qui sont insécure, ont besoin de « vouaire » leurs ouailles,

      C'est aussi simple que ça. Et il n'y a pas d'autre explications.

      La preuve, est faite, et elle est implacable.