Bonification du salaire minimum

Une majorité des travailleurs dans le domaine des services n’ont pas la possibilité de faire du télétravail.

Celles-là, puisque ce sont surtout des femmes, ont moins de qualifications. Elles travaillent dans les épiceries, le nettoyage, les soins aux aînés, souvent avec un statut précaire, un maigre salaire, des horaires atypiques. Elles vivent, en cette période, les mêmes difficultés que nous pour prendre soin de leurs enfants et de leurs proches et éprouvent un grand stress relatif à la contamination.

Pour ces travailleuses, aussi indispensables que les pompiers en cette période troublée, je serais favorable à une bonification immédiate du salaire minimum, financée par une ponction additionnelle sur les hauts salaires : une façon de témoigner notre reconnaissance.

Ces jours-ci, les Legault et Arruda déclarent la guerre, mais ce sont ces femmes anonymes qui la gagnent. Ce sont elles qui méritent la gloire, mais aussi une rémunération à la hauteur de leur engagement.

2 commentaires
  • Richard Legault - Abonné 25 mars 2020 05 h 38

    Oui, un énorme MERCI!

    Une proposition intelligente et nécessaire. Espérons que nos dirigeants y seront réceptifs et y feront écho par des gestes concrets.
    Encore, une fois je joins ma voix à la vôtre et remercie ces personnes, en particulier ces femmes extraordinaires qui travaillent dans l'ombre.

  • Nadia Alexan - Abonnée 25 mars 2020 09 h 58

    Les vraies héroïnes silencieuses qui méritent notre admiration et notre soutien.

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, monsieur Denis Tesson. C'est aux personnes les plus vulnérables de la société qu'il faut maintenant penser. Ce sont les héroïnes qui oeuvrent en silence et sans reconnaissance pour notre bien être collectif. On leur doit notre respect avec une récompense adéquate en ces temps difficiles.