Les babines suivies des bottines

La dernière chronique d’Émilie Nicolas dans Le Devoir, titrée « Nos anges gardiens », m’est apparue éclatante de réalisme et de lucidité.

Il était temps qu’encore une fois, quelqu’un se charge de nous mettre les points sur les i. On l’oublie trop souvent : il est faux de prétendre que les anges sont dépourvus de sexe.

À preuve, ces milliers des personnes qui risquent très gros présentement pour nous protéger de la COVID-19 sont très majoritairement des femmes. Elles méritent une attention particulière, voire spéciale, de la part du premier ministre Legault, chaque fois qu’il s’adresse à la population pour la tenir informée des derniers développements.

Ces anges, il faut le rappeler, sont également vitaux dans les autres secteurs où les femmes sont fortement majoritaires. Dans l’éducation, les responsabilités familiales de toutes sortes, à la DPJ, chez les proches aidants, dans les cuisines communautaires, le travail social. Et j’en passe.

J’insiste pour que lorsque reprendront, un jour, les négociations du secteur public, très majoritairement féminin, les négociateurs patronaux aient suffisamment de mandats gouvernementaux clairs et non restrictifs à outrance. Histoire de ne pas donner l’impression dans l’opinion publique, c’est le moins qu’on puisse dire, qu’ils ne sont que des marionnettes au service de l’État.

3 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 23 mars 2020 01 h 55

    Très juste

    Puissiez-vous être entendu!

  • Nadia Alexan - Abonnée 23 mars 2020 04 h 57

    Les héros méconnus et silencieux de notre temps.

    Les femmes qui travaillent dans l'éducation de nos enfants et les infirmières qui risquent leurs vies tous les jours pour nous soigner méritent notre admiration et notre reconnaissance. Ce sont les héros silencieux que l'on doit respecter et rémunérer adéquatement.

  • Raynald Richer - Abonné 23 mars 2020 13 h 42

    Le genre ou la fonction ?

    Dans une catastrophe comme une pandémie, c’est le système de santé qui sera surchargé. Ce système est composé majoritairement de femmes, mais les hommes qui en font partie font aussi un travail essentiel et méritent eux aussi notre admiration.
    Ce n’est pas le genre, mais la fonction et les gens qui l’occupent qui doivent être respectés et félicités. À titre d’exemple, dans les grands feux de l’Australie ou du Manitoba, ce sont les pompiers (majoritairement des hommes) qui ont risqué leurs vies pour sauver les autres. On n’a entendu personne faire l’éloge du genre masculin, les gens ont félicité le courage et l’abnégation de la fonction pas celle du genre.

    Malheureusement, certaines personnes n’ont qu’un seul angle d’analyse de la société et pour eux, tout se ramène à des problèmes de genre.
    Comme on dit : si tu ne possèdes qu’un marteau alors tous les problèmes sont des clous…

    C’est un problème pour certains ou certaines « journalistes », qui ne semble pas faire de différence entre informer et militer.

    D’ailleurs, nous sommes rendus à un point où il faudrait faire une sérieuse réflexion sur la place du militantisme dans les médias aujourd’hui.