L’essence, un prix réaliste!

En observant le prix affiché du litre d’essence à la pompe ces jours-ci, 095,7 ¢, je constate, tout comme les spécialistes, que le prix demandé chez le détaillant n’est pas du tout réaliste. Pourtant, sur les marchés internationaux le prix du baril de pétrole est en chute libre et ce n’est pas terminé. Une pure déliquescence ! Alors, pourquoi la baisse du prix à la pompe n’est pas aussi réactive, impulsive et immédiate que les hausses ? Selon les experts du milieu, le prix réaliste serait de 078,5 ¢ du litre à la pompe. Avouons qu’il y encore un écart à combler ! Est-ce volontaire ou pas de la part des pétrolières ? Personnellement je sais quoi penser !

11 commentaires
  • Raymond Labelle - Abonné 21 mars 2020 03 h 24

    Une explication serait intéressante...

    ...mais un prix élevé freine la consommation.

  • Jean Duchesneau - Abonné 21 mars 2020 05 h 04

    Non! Non ! Non ! Pas de cadeau individuel résultant d’un drame collectif

    Attendu que nous faisons face à une pandémie qui nécessite des ressources financières hors de l'ordinaire ;
    Attendu que cette pandémie réduit substantiellement la consommation de pétrole et les revenus de l'État découlant de ces taxes ;
    Attendu que l'urgence climatique exige une réduction des émissions des GES alors que la demande est élastique au prix à la pompe ;
    Attendu que la baisse du prix à la consommation n'a aucune incidence positive autant sur la lutte contre covid-19 que sur les changements climatiques :

    Le gouvernement du Québec devrait décréter un prix plancher de 1,30 $ . Un prix qui par ailleurs, ne change rien à nos vies alors qu'une baisse substantielle constitue un bénéfice individuel résultant d'un drame collectif provoqué par la crise financière, la crise sanitaire et la crise climatique!

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 21 mars 2020 06 h 42

    Requiem

    Plus le prix de l’essence est bas, plus on vend de gros véhicules utilitaires. Plus le prix de l’essence est élevé, plus les fabricants automobiles modifient leurs chaînes de production pour fabriquer des compactes et des sous-compactes.

    Le prix bas de l’essence, c’est le respirateur artificiel qui maintient en vie l’âge thermo-industriel.

    Pour que nous sortions enfin de cet âge, il va falloir que ça fasse mal. Et faire mal, cela veut dire une augmentation draconienne du prix de l’essence.

    Désolé, M. Beaumont, je ne partage pas votre joie de voir le prix de l’essence baisser. Parce j’entends le tic-tac de la fin de notre civilisation si nous nous entêtons à saccager cette planète.

  • Simon Grenier - Abonné 21 mars 2020 07 h 57

    En 2020, une analyse réaliste et complète internalise l'ensemble des coûts - environnementaux et sociaux, entre autres - et arrive à un prix "réaliste" bien plus élevé que le double ou le triple du résultat calculé par les "experts à vision très pointue" traditionnels d'une industrie maintenant fortement désuète.

    Vous devriez vous estimer très chanceux de la présente accalmie - en faisant abstraction du fait qu'elle soit relativement anodine, vu l'état actuel du monde.

  • Michel Edmond - Inscrit 21 mars 2020 09 h 05

    Tintin au pays de l'or noir

    Les pétrolières : leurs critères de fixation des prix s’enfoncent dans une opacité infinie. Pourquoi tel prix plutôt qu’autre : hier, ce prix-ci, à cet endroit; aujourd’hui, ce prix-là, à 20 km de distance!

    Tentez d’en comprendre les mécanismes, c’est s’engager dans un escalier d’Escher : vous tournerez en rond sans jamais déboucher sur une sortie.

    L’industrie sûrement la plus carotteuse qui soit… L’archétype même de l’escroquerie cravatée de libéralisme économique.