L’autre virus

Depuis le début de la crise de la COVID-19, nos gouvernants martèlent qu’ils appuient leurs décisions de santé publique sur des avis scientifiques. Les mesures prises donnent des résultats, il faut s’en réjouir. Mais n’est-ce pas la même communauté scientifique qui, année après année, sonne l’alarme et prouve, chiffres à l’appui, que l’humanité tout entière est infectée par un autre virus virulent et pandémique : les « gaz à effet de serre » ? La preuve scientifique est faite : les énergies fossiles dérèglent le climat planétaire. Si, en matière de protection de l’environnement, nos dirigeants prêtaient la même oreille attentive aux recommandations crédibles de la communauté scientifique, ne prendraient-ils pas avec la même urgence des mesures énergiques pour combattre ce virus plus destructeur que le coronavirus ? Un seul vaccin existe contre le virus des GES : se convaincre de la gravité de la situation.

 

9 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 21 mars 2020 08 h 24

    Les écoanxieux à l'ère du COVID-19

    Commençons. Le Québec est responsable de seulement 0,15% de tout les GES mondiaux. Malgré qu‘il représente 23% de la population canadienne, il en est seulement responsable de 12% de ses émissions de C02.

    Continuons. Personne n’est encore mort directement des changements climatiques. Personne. On nous citera les feux de forêt en Californie sans dire que la population a augmentée exponentiellement là-bas et que nous voyons des résidences partout et même dans le désert. Il y avait des feux avant l'époque des écoanxieux, mais sans provoquer de victimes.

    Oui les énergies fossiles dérèglent le climat planétaire, mais combien de gens comprennent les mécanismes de ceux-ci? Ils répètent seulement ce que les autres disent sans y rien comprendre. Tout comme pour le recyclage qui utilisent plus d’énergie et donc produit plus de GES, l’écologie est devenue une religion avec ses faux prêtres qui aiment tellement cela faire peur aux autres.

    Enfin, de tous nos écoanxieux, combien pratiquent la simplicité volontaire? Aucun, serait la meilleure réponse. Pourtant, ils incitent les gouvernements à faire quelque chose sans comprendre que les gouvernements sont des organisations virtuelles et que se sont leurs citoyens qui font les sacrifices. Aujourd’hui, avec la pandémie en cour, le chômage et les marchés boursiers qui sont en dégringolades, il n’y aura aucune marge de manœuvre économique pour s’attaquer à ce problème. Faut le dire, la richesse du Canada était propulsé par ses industries de produits fossiles. C’est l’industrie pétrolière via ses consommateurs qui subventionnaient les énergies vertes.

    Nous sommes maintenant dans un monde nouveau, surpeuplé et dont les choix viables ont diminués. Lorsque cette pandémie aura fait son temps et on espère qu’il n’y aura aucune mutation du virus, il va falloir rebâtir notre économie, vous savez, ce qui subventionne le filet social des gouvernements démocratiques. Pour cela, il va falloir que les gens retournent au travail.

    • Marc Therrien - Abonné 21 mars 2020 16 h 31

      Admettons que les catastrophes naturelles occasionnées par la Nature qui se déchaîne ne sont pas nécessairement directement reliées aux changements climatiques non plus que les morts qu’elles entraînent. Il suffit alors de parler de « catastrophobie » alimentant les pensées catastrophistes obsessionnelles chez ces personnes qui en viennent à avoir peur de vivre pour réunir solidairement les « écoanxieux » et les « viroanxieux » plutôt que de les séparer et les opposer; ces personnes qui ne voient que leurs ombres malgré que le soleil brille de toutes parts, pour paraphraser Arthur Helps.

      Marc Therrien

    • Jean Delisle - Abonné 21 mars 2020 17 h 41

      Écoanxieux? Peut-être. Je ne veux pas en tous cas écostigmatiser personne. Il n'empêche que des milliers de scientifiques dans le monde sonnent l'alarme. Je n'invente rien. Ce sont des scientifiques qui s'en tiennent aux faits. Vous pouvez bien vous mettre la tête dans le sable, M. Dionne, mais cela ne change rien à la réalité. En Italie, en Espagne, en France il y avait plein de gens qui ne croyaient pas à la menace que représentait la COVID-19. Voyez la situation maintenant. Par ailleurs, il est faux de prétendre que personne n'est mort directement de la pollution de l'air ou de l'eau. Plus d'une étude le prouve.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 21 mars 2020 18 h 58

      Serge Mongeau pour la simplicité volontaire.
      La revue Lancet pour les effets des changements climatiquess.
      Pour les ges même si c'est peu, en émettre impacte le global. Si on peut réduire, allons-y, non?
      Écojoyeusement,

    • Cyril Dionne - Abonné 21 mars 2020 22 h 36

      Bon M. Delisme. Moi non plus je ne veux « écostigmatiser » personne. Mais il y a un monde de différence entre ce qui passe maintenant avec l’épidémie et les changements climatiques.

      Ceci dit, les grands prêtres autoproclamés de l’autel de la très sainte rectitude écologique répandent tout simplement une peur qui est peut-être réel, mais dans son immédiat, tout simplement absurde. C’est surtout à cause qu’on ne peut pas mesurer les effets immédiats et concrets sur les gens et nos émules à la Greta Thunberg s’affèrent à faire peur aux gens. Tout comme pour les religions, leurs dogmes ne peuvent pas être contestés et surtout, critiqués dans leur forme dénuée d’expérimentation scientifique. En fait, ils ne font que répéter ce que les autres disent. Je ne suis pas un négationniste, tout au contraire, mais celui qui appose un regard scientifique sur tout ce charabia des groupes d’extrême gauche à la Québec solidaire qui contestent pour contester. Oui des gens sont décédés d’une eau empoissonnée par les détritus industriels et l’air pollué de Chine et de l’Inde est très néfaste pour la santé de ses habitants. Il y a aussi plus de 10,6 millions d’enfants en bas de l’âge de 5 ans qui meurent à toutes les années de causes évitables.

      Pour le COVID-19, il semble que beaucoup se sont affairés à nous mentir sur l’impact de celui-ci. Jamais dans l’histoire économique de la planète un petit virus long de quelques nanomètres a fait trembler les marchés boursiers d’une telle ampleur et la dégringolade n’est pas terminée. Jamais. Au Québec nous en sommes seulement aux premières minutes d’un menuet qui risque d’être mortel pour beaucoup de gens. Pardieu, les populations de la planète sont confinées chez eux et les frontières de presque tous les pays sont fermées.
      Ma conjointe apprenait aujourd’hui que la petite fille de sa nièce a été exposée par le coronavirus par le biais de son enseignante qui avait séjournée à New York durant la pause de mars, et ceci, en Gaspésie SVP.

    • Marc Therrien - Abonné 22 mars 2020 11 h 11

      Eh bien M. Dionne! Vous me dites là que les gaspésiens ont aussi le goût de sortir de leur coin de pays paradisiaque pour aller voir le monde d'ailleurs. À New-York en plus? J'peux pas l'craire!

      Marc Therrien

  • Marc Therrien - Abonné 21 mars 2020 09 h 32

    Attendre la crise, opportunité de changement


    Il est plus facile de se mobiliser pour ce qui est prochain voire immédiat que pour ce qui est lointain d’autant plus quand ce qui est immédiat est une menace directe à la santé et à la vie individuelle. Les liens entre la santé environnementale menacée et la santé individuelle sont plus diffus. C’est peut-être dans la gestion de crise concrète, opportunité de changement pour les optimistes, que l’humain se sent le plus efficace.

    Marc Therrien

  • Yves Corbeil - Inscrit 21 mars 2020 10 h 33

    La Raison, la Science, l'Humanisme et le Progrès

    C'est ce qui nous a fait passé du moyen âge et ce que nous sommes aujourd'hui et c'est ce qui nous guidera vers ce qui est mieux pour l'humanité toute entière. Chaque époque passent par des hauts et des bas grâce à toutes ces avancées technologiques. Et ce qu'il y a de merveilleux dans l'homme, c'est qu'il ne se repose jamais sur ses lauriers pour assurer sa survie mais surtout son confort, le confort de plus en plus d'humain sur la planète. Imaginez-vous un seul instant comment il aurait été impossible il y a 100 ans de nourrir sept, huit milliards d'humains.(ah ce n'est pas parfait mais ils y travaillent) La science et le progrès ont permis cela. Et ce qui permet à la science et le progrès ces avancées, ce sont la raison et l'humanisme.

    Ayez confiance, l'homme n'est pas stupide, seulement quelques spécimens le sont comme dans toutes les espèces.

  • Marc Pelletier - Abonné 22 mars 2020 11 h 13

    @ M. Dionne

    Je vous suggère de regarder " en boucle " le film " Terre, feu et glace ".

    Qui sait ......