La troisième guerre mondiale

La troisième guerre mondiale est en cours. Nous sommes face aux mêmes défis et aux mêmes enjeux que lors des deux guerres précédentes. Nous sommes actuellement en train d’organiser la résistance. C’est important.

L’ennemi est bien identifié et il est extrêmement dangereux. Il possède des armes contre lesquelles nous ne sommes pas encore capables de réagir.

Il s’empare de pays les uns après les autres, en Europe encore, comme auparavant.

La population mondiale était à l’écoute des nouvelles radiophoniques quotidiennement pour connaître l’évolution de la guerre. Nous sommes quotidiennement devant notre grand écran et sommes consternés en constatant l’efficacité fulgurante de l’ennemi.

Contrairement aux autres guerres où les pays alliés se rendaient sur les lieux pour aider à combattre l’ennemi, on nous demande aujourd’hui de rester chez nous et de ne plus nous déplacer, pour mieux combattre l’ennemi.

Lors de la dernière guerre mondiale, on avait réussi à vaincre l’ennemi par un débarquement. Aujourd’hui, c’est en évitant les embarquements que nous réussirons peut-être à le vaincre.

Nous avions eu recours à la conscription pour renforcir notre armée. Nous utilisons les mêmes moyens en allant chercher le personnel médical à la retraite pour répondre aux besoins de plus en plus grandissants dans le domaine de la santé. Lors de la conscription, les personnes mobilisées n’étaient pas formées pour le combat. Le personnel que nous mobilisons aujourd’hui est au contraire extrêmement bien formé.

On ne s’attendait pas à ce que les deux guerres précédentes soient si longues. Est-ce que la troisième sera aussi longue ? De combien de temps avons-nous besoin pour développer une arme capable de vaincre efficacement notre nouvel ennemi ?

4 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 19 mars 2020 04 h 06

    Religieux

    Bah, la guerre. Non. C'est plutôt religieux comme dans la bible. Une plaie pour nous habituer à bien faire. Ensuite, la montée des eaux.

  • paul duchastel - Abonné 19 mars 2020 07 h 28

    mettre en perspective

    chaque jour 25,000 humains meurent de faim (dont 10,000 enfants)
    le virus en 3 mois a tue 5000 + humains .
    Hysterie collective? la panique est contagieuse
    nos dirigeants politiques ruent dans les brancards affoles
    allant de droite a gauche etc au lieu de proner la raison,appeler au calme et sans mesurer la consequence de leurs pronunciamentos.
    "Respirer par le nez" disait mon epouse"
    pardon pour le manque d'accents
    Paul duchastel,medecin omni,toronto
    et encore disponible pour mes patients meme en lockdown (par telephone au moins.

    • Françoise Labelle - Abonnée 19 mars 2020 14 h 34

      Il me semble, docteur, que le problème soit surtout la contagiosité de la covid-19 et l'engorgement subi des soins intensifs à l'échelle mondiale. C'est du jamais vu à date. On parle bien de réalité dans certains pays et non d'émotion. À propos d'émotion, comme vous le soulignez, les guerres que se livrent les pays, souvent pour du pétrole ou des matières stratégiques, ne nous touchent que quelques minutes, hélas.
      La crise du papier de toilette est effectivement hystérique. Comme si nos mères n'avaient pas lavé de couches autrefois.

      Vous avez oublié de mentionner le «virus américain» ou virus du Kansas, en partie d'origine aviaire, qui a tué de 20 à 50 millions de personne dans les années 20. On l'a nommé «espagnol» parce que l'Espagne, non tenue au secret militaire, avait été la première à diffuser les résultats.
      Cf. «L'origine du virus de la grippe espagnole de 1918 enfin précisée», Le Figaro Santé, 2014

    • Cyril Dionne - Abonné 19 mars 2020 22 h 27

      « Ben » docteur Duchastel, ma conjointe est aussi médecin et elle ne tient pas le même discours que vous.

      Ceci dit, selon UNICEF, annuellement, 10,6 millions d’enfants en bas de l’âge de cinq ans (0,1% de la population mondiale) meurent de causes évitables comme la pneumonie, la diarrhée, le paludisme et la rougeole. C’est très facile à résoudre ce problème par la dénatalité ou faire moins d’enfant, un concept qui se heurte aux dogmes patriarcaux, culturels et religieux dans les pays du tiers monde. Les moyens de contraception ne sont pas disponibles pour les femmes dans ces pays en voie de développement non seulement à cause du coût, mais surtout à cause qu’elles ne sont pas considérées égales aux hommes. Au Pakistan, 99% des gens ne considèrent pas la femme comme l’égale de l’homme. Alors, c’est plutôt une question de mentalité.

      La pandémie n’a pas de solution visible avec un virus qui semble être en mutation. Et la réaction des marchés boursiers face à cette épidémie lui consacre la hauteur du danger à laquelle nous faisons face. Un Armageddon économique entraînerait une désintégration de la cohabitation sociale et du vivre ensemble sur une échelle mondiale.