Comment je survis au coronavirus

J’étais censée partir aujourd’hui pour une semaine de ski alpin aux États-Unis ; vendredi après-midi, j’ai décidé de rester au Québec et aujourd’hui, je recevais d’ailleurs une communication de Sunday River m’annonçant la fermeture du complexe skiable.

Je me suis dit que ce que je voulais faire à l’origine durant mes vacances, c’était prendre de l’air pur et du soleil, m’offrir l’apéro et une bonne bouffe tous les soirs et lire les nombreux livres qui traînent sur ma table de chevet.

J’ai donc concocté un programme pour atteindre mes objectifs initiaux… tout en respectant les consignes de sécurité données. Par exemple, dimanche, j’ai fait tous les sentiers du parc naturel du Mont-Bélair (approx. 10 km) lors d’une magnifique randonnée ensoleillée sur la montagne. Et j’ai pris mon apéro comme prévu à la maison, sur mon balcon avant, suivi d’un bon souper fait maison. Objectif atteint !

Je recommence demain le même scénario. J’hésite entre la montée du mont Wright et les sentiers des marais du Nord ; je déciderai ça en me levant demain matin. Et j’ai choisi le nouveau menu que je cuisinerai : un couscous de chou-fleur avec des pois chiches épicés, suivi d’un pouding de chia à la mangue. Accompagné, naturellement, d’un bon verre de vin !

Et petit détail qui a son importance : je mets ma crème solaire de vacances et ma crème après-soleil, comme si j’étais dans une destination exotique. Ça renforce l’esprit de « vacances »… et ça me permet d’apprécier le changement de programme !

Bonne semaine !

6 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 18 mars 2020 01 h 26

    C’est un plaisir de vous lire


    Vous avez raison; la quarantaine, accidentelle ou volontaire, est une occasion de mordre pleinement dans la vie et de la savourer.

    Longue vie à vous, madame Michaud.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 18 mars 2020 08 h 22

    Entraînement

    C'est un bon entraînement pour les vacances de proximité que commande le budget carbone.:)

  • Claude Gélinas - Abonné 18 mars 2020 10 h 40

    Ce que le coronavirus dit de Nous.

    Le coronavirus bouleverse nos sociétés démocratiques.

    Si bien que selon Michel Marder du New York Times " l’épidémie et la peur qu’elle suscite serait le miroir de nos angoisses et de nos obsessions les plus profondes. Elles révèleraient ce que nous préférerions ne pas voir. Entre autres, la menace vient de nous rappeler que nous vivons, que nous le voulions ou non, dans un monde interconnecté. Nos frontières sont poreuses."

    Pourtant en 2020, alors qu’une pandémie planétaire menace, c’est le règne du chacun pour soi. Les normes en matière de confinement, de quarantaine et de recherche de contacts varient énormément d’un pays à l’autre.

    Ce qui manque, selon le journaliste, ce sont des décisions transnationales, une gouvernance mondiale. On en est loin. Pour d’autres, se serait l’occasion de repenser la mondialisation.

    Aussi l’épidémie est à l’origine d’une prise de conscience importante sur le rôle capital des experts, pourtant dénigrés par des dirigeants populistes comme le Président américain.

    Alors que la réaction d’une société à une crise révèlerait au grand jour ses principales vulnérabilités et fragilités nos sociétés auraient besoin, de temps à autre, selon le journaliste suisse Milos Matussckek, « de traverser des situations de crise. Ne serait-ce que pour tester leurs robustesses » J"ajouterais pour tester également le leadership de nos dirigeants à l'aune duquel l'on a a pu comparé les leaderships forts et faibles des PM Legault et Trudeau.

    Maintenant, dans un style de vie pour un grand nombre hyperactif et fondé sur le mouvement et le challenge et alors qu’un effort national est demandé à chacun de changer de vitesse et de faire un arrêt pour le bien des autres et pour notre bien personnel , à quel point sommes-nous prêts à accepter d’être dérangés, de ralentir, de changer nos habitudes ?

  • Claude Gélinas - Abonné 18 mars 2020 10 h 41

    Ce que le coronavirus dit de Nous, ( Partie 2)

    Conséquence inattendue : Certains prétendent que les riches habitués d'avoir la bougeotte et de fuir en travaillant leurs problémes personnels notamment leurs problémes de couple seront les premiers à être obligés à faire face à la réalité. Delà l'éclatement de pjusieurs mariages.

    Comme côté positif, se pourrait-il que la crise actuelle entraîne des changements majeurs dans l’offre de service aux citoyens ?

    - Développement du télé-travail accompagné d’une réduction significative des coûts reliés à l’utilisation
    des véhicules automobiles, des frais de stationnement, de la circulation, de la pollution ainsi que des
    pertes de temp non négligeables dans les bouchons de circulation. En somme, une amélioration de la
    qualité de vie et une contribution à l’équilibre travail-famille ;

    - Accélération du développement de services de consultations médicales au niveau national par
    internet de préférence 24 heures par jour dirigés par des super-infirmières et supervisés lorsque
    nécessaire par des médecins. Une mesure susceptible de désengorger les urgences et de rassurer les
    patients ;

    - À l'instar de la France, développement du système de livraison de denrées à l’automobile sans contact
    avec le préposé, le tout commandé et payé par internet.

    - Dans les municipalités, développement d’un système de livraison de volumes à domicile commandés
    par internet ou par téléphones à la bibliothèque accessible aux personnes en quarantaine ou
    incapables de se déplacer en raison de l'âge ou de problémes de santé.

    Et je laisse aux lecteurs le plaisir d'enrichir cette liste.

  • Marc Therrien - Abonné 18 mars 2020 18 h 54

    Un beau changement de programme...pour toujours?


    Il serait intéressant que vous nous écriviez à nouveau la semaine prochaine pour nous dire si ces vacances de rêve passées pas trop loin de chez vous vous auront transformée profondément pour vous amener à renoncer à tout jamais à ce désir d'aller voir ailleurs qui vous avait motivé à prévoir ces vacances de ski aux États-Unis.

    Marc Therrien