Coronavirus: ni panique ni déni

Les décisions prises individuellement ont leur importance. Il faut insister sur la nécessité pour les gouvernements de prendre des décisions courageuses. Or, l’attentisme des gouvernements canadien et québécois quant aux risques de contamination causés par les voyages en Europe risque de rendre la situation très pénible dans les hôpitaux à brève échéance.

Les gouvernements ont attendu les premiers cas de transmission communautaire, c’est-à-dire des cas pour lesquels on n’arrive pas à retrouver le voyageur qui a importé le virus, pour faire des recommandations et des conseils à leurs employés sur la question des voyages. Or, il est certain que tous les coronavirus présents au Canada ont été introduits ici par des voyageurs. Restreindre sévèrement les voyages à l’étranger et imposer 14 jours de quarantaine à tous les voyageurs dès le 1er mars aurait ralenti ou bloqué l’épidémie au Canada, ce qui paraît maintenant difficile. Déjà 2 semaines de retard dans les décisions gouvernementales qui causeront la mort de nombreux Canadiens.

La peur de réduire la liberté des voyageurs imposera à tous les Canadiens de bien plus importantes pertes de liberté dans leur vie quotidienne.

1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 13 mars 2020 08 h 24

    Justin, l’enfant roi

    Totalement d’accord avec l’esprit de cette lettre. L’ambivalence du gouvernement vis-à-vis la fermeture de ses frontières coûtera plusieurs vies humaines. L’épidémie nous vient d’ailleurs. Si on avait été suspicieux, préventif et intelligent, on pourrait avoir évité le pire de cette crise. Bien non, l’indécision de Justin Trudeau combiné avec aucune présence sérieuse aux douanes pour faire le tri des passagers fera en sorte que probablement 50% de la population québécoise sera contaminée d’ici deux mois.

    Alors, la question se pose. Pourquoi avoir attendu et encore attendre pour fermer ces fichues frontières? Est-ce que c’est parce que le gouvernement libéral de Justin Trudeau a besoin des villes qui votent pour lui et qui sont composées en majeure partie aujourd’hui d’immigrants qui passent beaucoup de temps outre frontières pour visiter des proches et même y vivre en permanence jusqu’à une crise les déloge de leur endroit? Cette mondialisation n’apporte que fléau et misère chez nous. Apres avoir vécu la délocalisation de la plupart de nos industries, maintenant nous faisons face maintenant à une crise qui nous vient encore une fois, d’ailleurs.

    La prochaine fois que vous allez voter, retenez le nom de celui qui a empiré cette crise comme il l’a fait pour les barricades autochtones. C’est en temps de crise qu’on voit les vrais leaders et il n’y a personne qui répond présent au 24 Sussex. Merci Justin (not).