Victimes d’une thérapie sans justice

Il n’y a aucune justice pour les victimes de la thérapie de conversion. Lorsque nous avions seize ans, mon premier amant et moi avons été obligés de suivre deux ans de thérapie de conversion, avec la conséquence qu’il s’est suicidé et que j’ai fait une psychose de schizophrénie. J’ai été incarcéré contre mon gré pendant quinze mois dans les hôpitaux psychiatriques. Vous pouvez lire notre triste histoire dans mes livres Comment réussir sa schizophrénie (Montréal, VLB éditeur, 2000), et What Rough Beast (Londres, Austin Macauley, 2017).

2 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 12 mars 2020 03 h 53

    Dangers

    Il y a aussi des dangers à changer de sexe. J'ai entendu dire qu'un gars qui est devenu fille s'est suicidé dans les années 80. Il faut faire des évaluations psychologiques maintenant.

  • Jean-Yves Arès - Abonné 12 mars 2020 14 h 15

    Un peu de contexte est nécessaire ici.

    Monsieur Dole est né en 1946 aux États-Unis. La thérapie qui lui été fait était donc faite en fonction des valeurs et perceptions de ce pays en 1962. Et on a comme exemple du contexte ceci :
    "En 1965 paraît le livre de Judd Marmor Sexual Inversion: The Multiple Roots of Homosexuality (Inversion sexuelle : les racines multiples de l'homosexualité), où l'auteur argumente que l'attitude envers l'homosexualité est déterminée culturellement. L'American Psychiatric Association (APA) suit cette opinion, et décide le 15 décembre 1973 de rayer l'homosexualité de sa liste des maladies mentales."
    On passe donc de la maladie mentale a un acquis déterminé par la culture en 1973, et on peut comprendre que 10 ans plus tôt tout type de thérapie du genre devait être particulièrement impertinente et dommageable.

    L'expérience de monsieur Dole ne peut guerre servir de référence pour comprendre d'où vient ce projet de loi qui vient d'être déposé au fédéral, et qui criminalise les thérapies de conversion pour homosexuel.

    Non seulement il n'y a pas de débat public sur le sujet, mais, ce genre de thérapie pour contrer l'orientation sexuel doivent être très rare, le but non apparent du projet de loi doit nécessairement viser l'interdiction de thérapie qui chercherait a accorder la perception du genre avec le sexe réel des personnes, ce qui en soit n'est pas une hérésie. Et sur ce sujet le débat se fait en mode très activiste ou l'on crie ses arguments et l'on interdit ceux de l'autre.

    Référence: sympathique lettre de M. Dole et son attachement a sa terre d'adoption.
    https://www.erudit.org/en/journals/qf/1993-n90-qf1227729/44545ac.pdf