En 2020, cessons de dire «facque»

Elle est pénible à entendre, beaucoup trop courante et indigne d’un bon français parlé.

Note : cette expression (adverbe) ne s’écrit même pas dans une phrase !

Suggestions : or, or donc, ainsi, maintenant, bref, cela fait en sorte que, etc.

Merci d’y penser et de faire disparaître de l’espace public ce mot français qui n’en est pas un !

Dans le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, aucune fiche ne contient l’objet de notre recherche sur ce mot.

Dans le Dictionnaire du moyen français, facque signifie : poche, sac

6 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 22 février 2020 00 h 43

    Registres

    Dans un registre soigné, ce terme est de fait à éviter. Mais dans le registre familier? Faque, je vais continuer d'utiliser cette forme de langage auprès de tout le monde qui me connaît et qui comprend bien cette façon de parler.

    «cette expression (adverbe) ne s’écrit même pas dans une phrase»

    Pourtant, vous l'avez écrite dans le titre de votre texte (mais pas comme je l'ai fait)!

    • Bernard Dupuis - Abonné 22 février 2020 11 h 18

      Regstres ou langue morte

      Bien pire est l’expression « white out » utilisée par le ministre Bonardel cette semaine. Le ministre a même rajouté « comme on dit en anglais ». Quelle sorte d’éducation ont reçue ces bons nationalistes canadiens qui ne connaissent pas le vocabulaire et le génie de la langue française? Leurs parents avaient au moins l’excuse de dire que « dans le temps le ministère d’éducation n’existait pas ».
      La langue française n’est pas comme les arbitres de la Ligue nationale de hockey qui changent les règles selon les circonstances ou selon la tête de l’emploi. De plus en plus de Québécois ressemblent aux arbitres de la LNH qui sont incapables de parler français et qui se croient supérieurs parce qu’ils cachent leur langue maternelle.

      Je continue la comparaison en disant que comme les arbitres perdent toute crédibilité en choisissant l’arbitraire, le « franglais » et le français vulgaire nous poussent vers la sortie de l’histoire.

  • Alain Boisvert - Abonné 22 février 2020 07 h 45

    Et pourquoi pas aussi le "du coup" de nos cousins français. Et surtout ne pas prononcer "vingt vingt" le 2020 du titre.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 22 février 2020 10 h 14

    Voyons donc!

    C’est ce qui donne justement vie à un texte!
    Coudon, serait-ce là une minable tentative du "politiquement correct" de policer maintenant la langue franco québécoise?

    • Bernard Dupuis - Abonné 23 février 2020 10 h 37

      Je suppose que le sens que vous donnez au mot « policer » est bien celui du dictionnaire. Policer signifie « Civiliser, adoucir les mœurs par des institutions, par la culture ». Le mot « policer » ne signifie pas du tout « faire la police ». Toutefois dans le contexte de votre phrase, on y remarque une certaine ambiguïté. Puisque vous parlez de « minable tentative du « politiquement correct » de policer… », je me demande si le sens que vous donnez au mot « policer » n’est pas celui de « faire la police ».

      Beaucoup d’études montrent que la langue française s’est beaucoup perfectionnée depuis la création du ministère de l’Éducation. Toutefois, il est évident que le français au Québec a encore besoin énormément d’amélioration. L’intention n’est pas de faire la police de la langue, mais de faire les efforts nécessaires pour perfectionner cette langue « franco québécoise », comme vous dites bien. Avis est donné aux professeurs de français.

      Il ne faut pas que le Québec devienne un gros Nouveau-Brunswick ou un autre Ontario. Pour poursuivre mon analogie avec le monde du hockey, je dirais "combien de Gérard Gallant contient le Nouveau-Brunswick et combien de Claude Julien l’Ontario contient-il?

      Il faut aussi nous protéger de l’exemple que donne Justin Trudeau d’une langue continuellement incorrect. On y constate une rareté du vocabulaire français et une ignorance de la syntaxe propre au génie de la langue française. Il utilise toujours les mêmes termes (nous allons travailler fort pour… » et sa syntaxe est tellement fautive que souvent il faut deviner ou traduire ses propos.

      Si nous laissons notre langue se détériorer au lieu de chercher à l’améliorer, nous sommes condamnés à disparaître derrière l’anglais. Et ce n’est pas parce que nous parlons un français perfectible que cela lui donne moins de vie.

      Bernard Dupuis, 23/02/2020

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 22 février 2020 11 h 00

    Faque le monsieur n'aime pas qu'on élide l'expression "le fait que"...

    ... comme dans les tournures "outre le fait que" ou "du fait que". Faque, je préfère nettement notre usage à celui "fatiguant" des Français avec cette locution "du coup" Elle me tarabuste tout autant que cette énonciation pléonastique qu'ils utilisent coup sur coup (sic) "au jour d'aujourd'hui!". Car faut-il le répéter ce mot est lui-même un pléonasme bâti autour du mot "hui" qui possède la même origine que "hoy" en espagnol ou "oggi" en italien, venant du latin "hodie". Donc qui est déjà un pléonasme fixé dans la langue! Alors parlure pour parlure, je préfère la nôtre "pas mal" moins ampoulée!