Autopsie et solutions de la crise autochtone

Je constate d’une part que le gouvernement fédéral a déjà perdu la bataille de l’opinion publique par un manque de leadership, et d’autre part, les nations autochtones ont également perdu beaucoup de crédibilité par leur gouvernance chaotique. Tout se passe comme si personne ne savait que faire, avec qui le faire et comment le faire. Pour l’instant, c’est une relation dans laquelle tout le monde perd ! L’impasse, quoi !

Comment en sommes-nous venus là ? L’absence de transparence dans la communication du message entre les parties et des décideurs mal préparés tant du côté des Autochtones que du gouvernement fédéral a permis à un petit nombre d’individus de paralyser l’économie du pays, pendant deux semaines, faut le faire ! En gestion de crise, nous sommes tous témoins de la recette parfaite pour maîtres chanteurs qui prendraient en otage toute une population, « la fin justifiant les moyens » selon eux, et ce, en toute illégalité !

Plutôt que de chercher des coupables de ce désastre, je suggère une voie de passage pour le dénouement de cette crise en trois étapes.

Première étape : un changement d’attitude du gouvernement en faisant respecter les lois en vigueur, cela étant non négociable. Le premier ministre doit rassurer la population. L’attitude du gouvernement fédéral sert plutôt pour l’instant de caution aux revendications autochtones et leurs moyens d’action, ce qui lui enlève toute forme d’autorité morale et de pouvoir de négociation.

Deuxième étape : faire une proposition claire en suspendant le projet de gazoduc en Colombie-Britannique tout en demandant simultanément aux Autochtones, en contrepartie, de retirer leurs barricades. Créer un comité bipartite (gouvernement fédéral et Autochtones) afin de proposer une solution commune à la crise avec un échéancier court et précis.

Troisième étape : accorder un délai maximal aux Autochtones (24 heures) pour défaire les barricades, compte tenu des conséquences critiques sur l’économie du Canada. À défaut d’obtempérer, arrêter les contrevenants et les traduire devant les tribunaux.

Comme tous les citoyens et une très grande majorité d’Autochtones, je souhaite un dénouement rapide du conflit et une commission d’étude pour analyser publiquement les causes véritables de cette crise. Il faut mettre en place des outils qui serviront à éviter que ce type de situation ne se répète à l’avenir.

2 commentaires
  • Jean-Yves Arès - Abonné 22 février 2020 08 h 57

    Ce n'est pas trop fort comme stratège....


    Ici on propose simplement de se plier aux exeigeances des preneurs d'otage.

  • André Labelle - Abonné 22 février 2020 10 h 04

    TRÈS COURTE VUE

    Si j'étais autochtone votre proposition serait une raison de plus pour continuer les actions fortes. Votre texte transpire l'autoritarisme colonial qui fait des autochtones des groupes à assujettir et non de nécessaires partenaires qu'à une époque ont a spoliés sauvagement.

    «Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.»
    [ Martin Luther King ]