La loi du moindre effort

De Gaulle a été déjà dit : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe deux cent cinquante-huit variétés de fromages » (le nombre varie selon les sources) ? L’analogie suivante est cependant beaucoup moins drôle. Comment avons-nous pu croire que nous pourrions accéder à l’indépendance, alors que le recyclage le plus élémentaire reste ignoré par la moitié d’entre nous (Le Devoir samedi 25 janvier 2020).

C’est sans compter les innombrables déchets et bouteilles de plastique omniprésents jonchant nos trottoirs, rues et ruelles, l’oeuvre de vandales qui ont pour devise « J’m’en câlisse ! », n’ayons pas peur des mots. Toujours est-il que la souveraineté exige un minimum de responsabilité et d’engagement citoyen qui nous fait cruellement défaut, ne serait-ce que par notre laisser-faire généralisé sur la question.

Pas de quoi en faire tout un fromage, diront-ils…

10 commentaires
  • Jacques-André Lambert - Abonné 10 février 2020 03 h 28

    La consigne

    Moi, j’ai plutôt un problème avec la consigne.

    Ottawa nous impose son contenu et nous oblige à payer le contenant.

    Pour ce qui est de la politique de retour, allez voir les beaux bateaux que l’on construit à Vancouver et à St. John (N.B.). Mais oubliez la Davie.

    P.S.: Si je vous comprends bien, il n'y a que les Québécois qui méritent vos reproches... Un de plus à ajouter au triste palmarès des Québécois, les plus pires citoyens de la planète dans le plus beau pays du monde. Allez, je vous salue quand même.
    Amenez-en, on a le dos large.

  • Yvon Montoya - Inscrit 10 février 2020 06 h 41

    Vous avez bien raison de dire qu’on n’en fera pas tout un fromage parce qu’on a du mal à saisir le rapport « recyclage » et «  souveraineté »? Merci.

    • Marc Therrien - Abonné 10 février 2020 09 h 31

      La réponse de Jean-Pierre Marcoux ici en bas établit un rapport. Dans écologie et économie, "éco-" correspond au nom "oikos" qui signifie "la maison". Il semble que les Québécois sont davantages confortables comme locataires que propriétaires.

      Marc Therrien

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 10 février 2020 08 h 24

    Écologie et Indépendance : même combat

    D'accord avec vous M.Charbonneau.

    Ça prend de la discipline pour recycler et réutiliser nos matières résiduelles. Pour motiver notre passage à l'acte, il faut se porter responsable de nos actions en vue d'assumer pleinement notre destin d'un monde meilleur, plus respectueux de notre écoumène.

    Il faut aussi être discipliné et avoir le sens des responsabilités pour devenir politiquement le pays qu'on est sociologiquement.

  • Jacques Bordeleau - Abonné 10 février 2020 08 h 34

    Charabia

    On confond tout, en cassant de sucre sur le dos des vilains Québécois, bien sûr! Et pourtant, c'est bien davantage de Montréal qu'il s'agit.

    Jacques Bordeleau

  • Jean-François Trottier - Abonné 10 février 2020 09 h 07

    Pis farme tes lumières!

    On dirait une maman qui fait la leçon à son fils...
    "Y est pas foutu de ramasser ses bas pis y pense qu'y peut partir en apparament! Maudit grand flanc mou!"

    Les Québécois ne sont pas là pour vous donner bonne conscience, M. Charbonneau.
    Sacrer contre le voisin est le fait de ceux qui ont besoin d'un méchant pour rassurer leur petite morale personnelle.

    C'est typique de ceux qui se réclament du prolétariat, toujours les meilleurs pour se montrer des victimes, des champions en tant que passifs-agressifs.
    Ils se croient les seuls à penser... Le peup' est toujours inconscient et les riches, des salauds. Eux seuls détiennent la Vérité.
    Ils me tapent.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 10 février 2020 10 h 14

      Peu importe qui l'on est, d'où l'on vient, où l'on veut aller, ça prend de la discipline et un sens des responsabilités pour arriver à réaliser sa vision écologique et politique d'un monde meilleur..

      L'alternative serait de réciter un hymne à la molassonnerie???

    • Jean-François Trottier - Abonné 10 février 2020 15 h 02

      Non, mais certainement pas à la morale!
      Et encore moins à ces tentatives de trouver des coupables, à la veille d'un effort qui demandera la collaboration de l'immense majorité.

      En fait les accusations à base de moralisme, si elle sont très efficaces pour enrichir les religions (dont les partis marxistes, comme on le voit), ne servent strictement à rien. Elles immobilisent et ne mobilisent jamais sauf bien sûr les ados, attardés ou pas. C'est en fin de compte une forme de fuite, de "pas mon problème" pour ceux qui profèrent leurs imprécations.
      Par contre celui qui reçoit l'accusation, il dételle, évidemment. Si oin le considère comme un bon à rien, il sera un bon à rien.
      C'est ainsi que les idéologies détournent les meilleurs efforts pour en faire leur soupe de rancune bien mâchée.

      Je crois que vous êtes capable de faire la différence entre le moralisme idiot et destructeur, d'une part, et la discussion ouverte qui mène à la prise de responsabilité, M. Marcoux.
      Je ne parle pas de dire "T'es beau, t'es fort, t'es capab'!" comme les X ont entendu toute leur enfance, mais de placer chacun devant ses responsabilités et non ses fautes, surtout si elles sont présentées comme "génériques". La différence est aussi nette qu'entre engueuler un enfant de 4 ans comme du poisson pourri et discuter avec un collaborateur. Rien que ça.

      Si on n'y arrive pas, ben...
      Rester dans le tout ou rien, c'est avoir rien... mais c'est absolument génial pour s'assurer de rester une pôvre victime. ioupi.