Voie libre pour Trans Mountain

Avec le jugement unanime de la Cour d’appel fédérale déboutant les communautés autochtones eu égard à leurs doléances au sujet des consultations qu’ils alléguaient « pipées », le gouvernement Trudeau a maintenant la voie libre pour poursuivre l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, à moins que les Autochtones ne portent la cause jusqu’en Cour suprême du Canada.

En guise de rappel, en 2018, Ottawa a acheté au coût de 4,5 milliards le pipeline existant afin d’en garantir l’agrandissement. Lorsqu’il a approuvé une deuxième fois le projet l’an dernier, Justin Trudeau a promis de consacrer à la transition énergétique tous les revenus fiscaux supplémentaires qui découleront de l’exploitation de l’agrandissement ainsi que les profits de l’éventuelle revente du pipeline. Tout un compromis ! Imaginez, le nouvel oléoduc fera tripler le débit de pétrole et multiplier par sept le nombre de pétroliers au large de Vancouver, qui passera de 5 à 34 bateaux par mois, et pour compenser l’incommensurable dispersion de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, les revenus fiscaux supplémentaires qui découleront de l’exploitation de ce monstre pollueur seront injectés dans la transition énergétique !

Et c’est ce même Justin Trudeau qui s’est engagé à ce que le Canada atteigne la cible de zéro émission nette de GES d’ici 2050. Il est même allé jusqu’à donner l’assurance qu’un gouvernement libéral dépasserait les cibles de l’Accord de Paris, qui consistent à réduire ses émissions de 30 % par rapport aux niveaux de 2005…. Cherchez la cohérence !

1 commentaire
  • Pierre Rousseau - Abonné 7 février 2020 09 h 05

    Dommages irréparables

    Ce qu'on parle moins c'est le désastre probable aux populations marines de la mer Salish et du détroit Juan de Fuca où vont transiter tous ces pétroliers. Il y a entre autres une population d'épaulards résidents qui est en déclin pour toutes sortes de raisons mais le traffic maritime en est une des causes les plus importantes. Une autre cause importante est la diminution drastique des populations de saumons sauvages suite aux infestations causées par les fermes d'aquaculture que le ministère fédéral des Pêches et Océans appuie à tour de bras malgré les preuves irréfutables des dommages causés aux saumons sauvages qui risquent la disparition.

    Le gouvernement fédéral de Trudeau est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine et est en train de saccager l'environnement de la côte ouest du pays. Il ne faut pas penser qu'ici au Québec on est à l'abri car ce qui se passe sur la côte du Pacifique peut très bien se passer ici et il est plus que temps de se réveiller. Les Premières Nations de la côte ouest sont probablement les canaris dans la mine et il faudrait les écouter si on veut limiter les dégats du fédéral, libéraux et conservateurs confondus, c'est du pareil au même.