«Pull hard»

Il y aura bientôt cinq ans, le cégep de la Gaspésie et des Îles ouvrait un campus anglophone à Montréal, dont les étudiants viennent essentiellement de la Chine et de l’Inde. « Pull hard », peut-on lire sur la porte d’entrée du campus sis tout près du métro Henri-Bourassa, où créchaient antérieurement les Pensions alimentaires.

Comme le cégep offre en région des programmes en anglais depuis son ouverture, il n’a pas eu à demander un permis spécial au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. C’est là où le bât blesse. Si ce collège peut offrir des cours en anglais, c’est pour desservir les communautés anglophones de Gaspésie et des îles de la Madeleine, qui ont le droit d’être scolarisées dans leur langue. Mais aujourd’hui, on se sert abusivement de ce permis pour enseigner en anglais à des étudiants étrangers, ce qui concourt à angliciser davantage le Québec. Ce n’est pas pour rien que le campus montréalais a été ouvert dans le plus grand secret et qu’il a tout fait pour cacher son existence jusqu’à aujourd’hui. Le programme et la publicité n’ont même pas été traduits en français. Quelle honte !

La direction du cégep soutient que les profits servent à compenser le sous-financement dans les campus en région. Cela me fait penser au credo d’un certain Justin Trudeau, qui vend du pétrole sale pour payer ses politiques environnementales.

2 commentaires
  • Jean Lacoursière - Abonné 5 février 2020 06 h 31

    Très bon point :

    « Si ce collège peut offrir des cours en anglais, c’est pour desservir les communautés anglophones de Gaspésie et des îles de la Madeleine, qui ont le droit d’être scolarisées dans leur langue. »

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 5 février 2020 12 h 27

    Merci pour cette précision