Les dames du square Cabot

Enfin, on a pu entendre d’autres voix que celles des porte-étendard qui défendent leurs soeurs autochtones les plus vulnérables. On a pu connaître celles qu’on « toise de haut ». Avouons-le, cette façon de les regarder n’est pas causée par l’unique fait que ces femmes se retrouvent souvent par terre…

Dans leurs yeux, une faible lueur, à quoi songent-elles ? À ces étendues où il est si facile de perdre le nord ? Peut-être à leurs proches qui vivent dans l’une de ces 57 communautés où les gens n’ont même pas accès à l’eau potable. Grassy Narrows ? Honte au Canada !

Merci aussi à Timmiaq, Elizabeth, Daisy et Cie pour avoir laissé leur coeur la porte ouverte…

On les côtoie dans la métropole. Souvent, on les ignore. Si ce n’est point le cas alors, devant leur détresse, on ne sait trop comment agir. Si on ne dépose rien dans le minuscule gobelet tendu vers nous, on se sent coupable. Et si on leur offre un « ourson » ou quelques huards, n’a-t-on fait que plaquer un pansement sur un trop gros bobo qui guérit rarement. Ira-t-elle s’acheter des cigarettes ? Ou plutôt des croustilles accompagnées d’une boisson qui fait de la broue ? À moins que ce ne soit un produit illégal ? Est-ce préférable alors de garder notre porte-monnaie clos ? Tout d’un coup que ça ferait « crack » pour elles ?

Un ministre des Services aux Autochtones qui fait des discours en kanyen’kéha, faut-il y voir de l’espoir ? Kwé, Marc Miller !

3 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 4 février 2020 06 h 49

    un pays qui a l'époque était unique, tous les noms des villages de la cote en témoigne encore

    peut être n'ont elles sjamais eus aucunsautres droits,que celui d'accompagner des explirateurs francais, et de leur permettre de decouvrirla passe de l'atlantique a partir du misisipi peut être devra t-on ajouter tous les villags francais de la louisiane a la baie des chaleurs

  • Gilles Théberge - Abonné 4 février 2020 09 h 35

    C'est le drame d'une population dont on ne sait vraiment pas qui, est responsable...?

    Est-ce le Québec ou le fédéral ?

    Qui répond de leur bien-être ?

    Comment se fait-il que la réponse à cette question et à bien d'autres est obscure...?

    Que fait la ministre responsable, dans son bureau à Québec où à Montréal ?

    Quelle est la juridiction du ministère ?

    Champlain avait dit : « Nos fils marieront vos filles et nous ne formerons qu'un seul peuple »...

    Pssst, madame la ministre..... !

    • Pierre Rousseau - Abonné 5 février 2020 08 h 48

      On sait bien qui est responsable, en fin de compte, le colonialisme. On enlève leurs territoires aux peuples autochtones puis on tente de les faire disparaître en tant que peuples par toutes sorte de moyens génocidaires et on se demande pourquoi et à cause de qui... Les nations autochtones sont très résilientes, surtout les Inuits qui ont vécu dans l'Arctique depuis des millénaires mais l'assaut du colonialisme leur a fait très mal et pour s'en sortir, on doit les accompagner dans la restauration de leur contrôle social, de leurs lois et de leurs traditions, adaptées au XXIe siècle. Lisez les 440 recommandations de la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) et les plus de 400 recommandations des commissions plus récentes, comme la Commission Viens, et les réponses à vos questions sont là.