Femmes autochtones dans la rue

C’est triste à mourir cette histoire de femmes autochtones. Que peut-on faire pour les aider à mieux vivre ? Ce sont en partie les préjugés qui les empêchent d’avoir un emploi leur permettant de vivre adéquatement avec un toit sur la tête et de la nourriture dans le frigo.

3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 3 février 2020 08 h 54

    Rectifications

    « Que peut-on faire pour les aider à mieux vivre ? «

    On pourrait commencer par abolir la Loi sur les Indiens et les réserves. Ce système d’apartheid bien « Canadian » ne fait que amplifier la discrimination envers les femmes autochtones et n’ont nulle part où aller. Vous savez, le rapport qui nous a coûté plus de 92 millions sur les femmes autochtones disparues et assassinées, eh bien, les conclusions ont été occultées parce que la plupart de celles-ci sont mortes aux mains des hommes vivants sur les réserves. C’est pourquoi qu’on c’est acharné sur tout et sur rien afin de ne pas en parler.

    « Ce sont en partie les préjugés qui les empêchent d’avoir un emploi leur permettant de vivre adéquatement avec un toit sur la tête et de la nourriture dans le frigo. »

    Faux et archifaux. Celles qui réussissent à avoir une éducation pour se créer une certaine indépendance et dont on n’entend jamais parler, ne vivent pas sur les réserves. Qu’est-ce que vous pouvez faire au milieu de nulle part dans un désert de glace sans éducation, sans prospect d’emploi et avec plusieurs enfants sur les bras dont elles sont les seules à s’en occuper parce que le conjoint n’est jamais là? Et cette culture se propage de génération en génération et est normalisée parce que les dés sont pipés contre elles.

  • Pierre Rousseau - Abonné 3 février 2020 09 h 15

    L'article ne dit pas tout

    Si c'est vrai que la ville attire les Inuits, c'est souvent à cause du manque de débouchés pour elles au Nunavik et au Nunavut. Ces débouchés ne sont pas là en raison du colonialisme canadien qui les a dépossédés de leurs territoires et ses richesses ainsi que les tentatives d'éradiquer leurs traditions ancestrales, y compris leurs systèmes de gouvernance. Malheureusement, une fois rendus à Montréal, ça ne prend pas beaucoup de temps pour que les Inuits se rendent compte que cela n'était qu'une chimère et qu'ils et elles manquent leur communauté d'origine, leur langue et leur culture, y compris leur nourriture. Souvent il est trop tard, ils et elles n'ont plus les moyens d'y retourner. Renseignez-vous, vous allez voir qu'un billet d'avion pour Kujjuaq ou Iqaluit est prohibitif pour le commun des mortels.

    J'ai travaillé avec les Inuits du Nunavut sur une faculté de droit dans l'Arctique et nous les non-Inuits nous pensions que ce serait une bonne chose pour les étudiantes (elles sont la majorité) d'aller se frotter aux autres étudiants en droit du Sud. Or, cela ne pouvait pas fonctionner car cela aurait été l'équivalent de les déraciner. La faculté de droit Akitsiraq a donc vu le jour à Iqaluit.

    Ce qui est pire pour ces femmes Inuites, c'est le fait qu'à Montréal elles font face à une double discrimination car elles ne parlent généralement pas français; elles sont la plupart du temps bilingues en inuktut et anglais. Il faut aussi dire que la violence sexuelle est aussi omniprésente au Nord car le système juridique colonial est incapable de trouver les moyens pertinents pour réduire la violence et il devient, en soi, partie de la violence envers les femmes inuites; on envoie les détenus purger leurs peines dans le Sud, sans soutien familial et communautaire. Imaginez-vous qu'à Montréal c'est encore pire !

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 4 février 2020 01 h 39

    «C’est triste à mourir cette histoire de femmes autochtones. Que peut-on faire pour les aider à mieux vivre ?» (Diane Parent)



    Bien, moi je leur payais une bière à l'Alouette ou au Midway, le Midway avant son embourgeoisement, s'entend!