Pas trop tard pour amender le nouvel accord de libre-échange

Le Bloc québécois pourrait refuser de voter pour le nouvel accord de libre-échange aux Communes mercredi si l’industrie de l’aluminium québécoise n’obtient pas ce qu’a obtenu celle de l’acier ontarienne. La ministre responsable de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Chrystia Freeland, a rétorqué que l’accord avait déjà été ratifié par les États-Unis et le Mexique et qu’il était trop tard pour revenir en arrière.

Pourtant, avant de donner son aval, le Congrès états-unien, contrôlé par les démocrates, a exigé des amendements à l’ACEUM qui avaient notamment trait à la réforme de la législation du travail au Mexique, amendements qui ont été acceptés par les autres parties à la mi-janvier, même si le Mexique avait déjà ratifié la première mouture de l’accord en décembre. Pourquoi serait-il impossible qu’il soit à nouveau amendé, à la demande, cette fois, du Canada ?

Le Bloc ne reçoit de commandements de personne.

8 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 29 janvier 2020 04 h 11

    Ce n'est pas impossible, mais la question n'est pas de cet ordre.

    Elle concerne les engagements du PM Trudeau et de la Ministre Freeland.

    Quels sont-ils ? Nous ne les connaissons pas. Tout ce que nous savons est la fermeture de ces deux dirigeants canadiens à rouvrir l'accord ratifié par le Mexique et les États-Unis et les pressions qu'ils exercent sur le BQ en lui demandant d'adopter la position du PM Legault.

    Ppourquoi ? Parce que les seuls appuis les plus probables seront ceux du PC, ce qui révélera que le gouvernement libéral couche avec lui, comme le fait le PM Legault.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 29 janvier 2020 08 h 51

      L’argument de vente de Justin Trudeau et de Mme Freeland (la capitulatrice en chef du Canada), c’est de dire qu’il faut profiter d’une occasion exceptionnelle, soit le fait que DonaldTrump et Nancy Pelusi sont tous deux d’accord pour l’adoption de l’ALENA-II, eux qui s’entendent sur à peu près rien.

      En réalité, ce projet de traité est tellement favorable aux États-Unis — en d’autres mots, le Canada se fait tellement avoir — que mêmes ces deux leadeurs américains ennemis sont d’accord pour l’adopter.

    • Jean-François Trottier - Abonné 29 janvier 2020 10 h 11

      M Bariteau, vous nous avez habitué à plus de rigueur dans vos commentaires.

      Un gouvernement minoritaire se doit de trouver des appuis pour gouverner et ça ne fait pas de lui un gouvernement-pute, sinon tous les états où le scrutin est proportionnel sont dirigés par des putes.

      Il est évident que le gouvernement actuel vit et meurt avec les banquiers de Toronto, qui prennent leurs ordres directement des compagnies et banques ayant de fortes assises à Chicago. je ne discute pas du côté "pute" du gouvernement Trudeau, je dis que ce n'est pas un vote aux Communes qui le décrit.
      Je dirais même que les pressions sur le BQ sont justement là pour ne pas avoir à s'associer avec le PCC.
      Mais là Trudeau se plante pas à moitié. Si le BQ vote avec le PLQ, alors tout l'ouest verra ce vote comme un complot dirigé contre lui. Faites confiance au PCC pour le démontrer à pleins canons.
      Et le faux statut de francophone de Trudeau ressortira comme jamais. On ne peut parler Accross Canada sans toucher aux grandes peurs identitaires inavouées du ROC.

      Je vois pas du tout en quoi Legault couche avec le PC. Qu'il utilise beaucoup des images d'Épinal, comme dans le "bon vieux" temps, pour se rallier des votes, d'accord. Mais c'est l'unique lien que je vois entre la CAQ et le PC.
      C'est d'ailleurs ce que fait le PLQ avec l'électorat anglophone depuis 20 ans, leur servir que "tout est comme avant". Les mensonges structuraux pleuvent de partout, et encore plus chez ceux qui prétendent vouloir tout changer. Chez eux l'image d'Épinal devient le "gros méchant capitalissssss néolibidineux". Pas mieux.

      J'ai toujours considéré qu'une entente signée par un gouvernement devrait immédiatement et intégralement devenir du domaine public. L'opacité est un déni de démocratie.

      De ce fait personne ne devrait appuyer cette entente. C'est signer un chèque en blanc à la marionnette au pouvoir, le petit prince du déguisement.

    • Claude Bariteau - Abonné 29 janvier 2020 17 h 49

      M. Trottier, je ne dis pas qu'un appui au sein d'un gouvernement minoritaire est révélateur d'une approche « pute ». C'est vous qui l'avancez.

      Je dis seulement que le PM Trudeau préférerait que le BQ appuie l'entente, ce qui minimisera l'aval du PC.

      Au moins, sur l'opacité des motifs, on semble sur la même trame.

    • Jean-François Trottier - Abonné 29 janvier 2020 19 h 11

      M. Bariteau, c'est vous qui dites "les seuls appuis les plus probables seront ceux du PC, ce qui révélera que le gouvernement libéral couche avec lui", pas moi.

      Coucher avec pour des motifs de "profit", c'est faire la pute. C'est ce que vous dites.

    • Claude Bariteau - Abonné 30 janvier 2020 07 h 23

      J'ai erré. Il fallait écrire « est sur la même longueur d'onde » ou « partage ses vues ».

      Merci de l'avoir mis en relief.

      J'en m'excuse de cette erreur de ma part.

  • Paul Drapeau - Abonné 29 janvier 2020 07 h 42

    L'aluminium d'ne automobile est principale de l'aluminium recyclée

    L’ACEUM stipule que 70 % de l’aluminium utilisé dans la fabrication des voitures devra dorénavant provenir d’un des trois pays signataires. Or cet aluminium est essentiellement de l’aluminium recyclé, lequel n’est pas produit par nos alumineries. L’automobile contient très peu d’aluminium de première fusion comparé à l’aluminium recyclé, moins du 30 % restant. La clause de la Chambre des représentants qui a été abandonné a donc peu d’impact sur nos alumineries.

    L'aluminium est recyclable à l'infini. Recyclé à plus de 90 % dans l'automobile et de la construction, il alimente une économie circulaire en circuit fermé. La production de 2ième fusion nécessite 95 % moins d'énergie que celle de 1ère fusion.
    Source : https://tinyurl.com/s26pmfk

    Au plan mondial, l’aluminium de 2ième fusion représente le double de celui de 1ère fusion.

    En France, l’aluminium des décharges, etc. est refondu pour produire de l’aluminium essentiellement utilisé pour fabriquer des pièces automobiles.
    Source :https://tinyurl.com/ueneoxd

    Cinq plus grands importateurs d’aluminium recyclé sont également les leaders de l’industrie automobile mondiale. Cela confirme le fait que l’industrie automobile est aujourd’hui le plus grand consommateur et fournisseur d’aluminium recyclé. Les États-Unis, l’Allemagne et le Canada en sont les principaux exportateurs. Le Mexique peut facilement s’alimenter chez son voisin les États-Unis.

    Source : https://tinyurl.com/uhda4dv

    L’industrie de l'automobile est la plus grande consommatrice d’aluminium de 2ième fusion, elle utilise 80 % de la production.

    Source : https://tinyurl.com/tmplkwy

    Il nous manque des données factuelles pour comprendre l’impact réel de la clause demandée par la Chambre des représentants qui a été abandonnée. Elle a aucun impact significatif puisque le contenu en l’aluminium de première fusion est faible.

    • Claude Bariteau - Abonné 29 janvier 2020 12 h 22

      À quoi sert l'aluminium de la première fusion et comment est-elle utilisée puisque qu'au Québec c'est de l'aluminium de première fusion qui est en cause.