Recyclage: revoir nos façons de faire

François Legault, premier ministre du Québec, et Valérie Plante, mairesse de Montréal

Je m’adresse à vous, car votre ouverture d’esprit depuis votre élection m’a impressionné. Dans le contexte actuel, j’ai espoir de trouver des oreilles attentives.

Il existe une seule et unique façon de revaloriser nos matières recyclables : restructurer la collecte afin que chaque matière soit collectée séparément.

Un courage politique sera nécessaire pour entreprendre un tel virage, mais il est urgent de comprendre que c’est la seule façon de produire des matières assez pures pour être dignes d’être recyclées ici même, cessant ainsi une exportation ridicule de matières triées à grands coups de technologies inefficaces et d’emplois peu valorisants.

Comme ils l’ont déjà démontré, les citoyens seraient certainement prêts à participer activement, en déposant verre, papier, plastique et métal dans des bacs séparés, que ce soit autour de leur immeuble ou au coin de la rue, comme cela se fait d’ailleurs déjà à bien des endroits sur la planète.

Il faut repenser la collecte en fonction d’une ville et d’une province intelligente.

Des bacs qui signalent automatiquement leur niveau au poste de quartier. Une collecte écologique et efficace qui diminue les inconvénients sur la circulation en créant des emplois de meilleure qualité. Plusieurs scénarios sont possibles, mais il est incontestablement essentiel d’amorcer ce virage de façon urgente.

Merci de votre attention.

4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 28 janvier 2020 09 h 38

    100% d’accord

    100% d’accord avec M. Demers. Il existe une facon de revaloriser nos matières recyclables. Il faudrait produire un guide pour les citoyens en nous disant précisément quels déchets sont plus aptes à être recyclés et les catégoriser de facon claire et précise. Comme le mentionne M. Demers, les gens seraient certainement prêts à participer activement, en déposant verre, papier, plastique et métal dans des bacs séparés pour mieux recycler. Présentement, c’est la pagaille et rien n’est conforme d’une municipalité à une autre.

    Cette initiative serait plus bénéfique pour la planète même si les coûts pour le cycle du recyclage sont supérieurs à en produire des nouveaux produits que d’aller accrocher mille banderoles sur le pont Jacques-Cartier ou de parler de décroissance économique aux airs de Greta Thunberg.

    • Marc Pelletier - Abonné 28 janvier 2020 16 h 41

      M. Dionne,

      En l'espace de quelques jours, vous affirmez une chose et son contraire : vous nous dites régulièrement qu'il ne sert à rien de poser un geste en regard de l'environnement et aujourd'hui, vous semblez vous convertir à la récupération. Vous faites la preuve qu'il ne faut jamais perdre tout espoir !

      Je suis d'accord à 100 % avec la proposition de M. Demers, mais d'ici là, à tout le moins dans ma ville, nous avons reçu tous les guides qui nous permettent de recycler adéquatement ( 4 bacs différents + récupération du verre dans un " container ), mais comme vous le savez, les citoyens n'aiment pas se " donnez du trouble " et ils vont souvent au plus simple sans se " casser la tête " .

    • Cyril Dionne - Abonné 28 janvier 2020 18 h 45

      Cher M. Pelletier,

      Pardieu, il faut commencer en quelque part. Et vous devriez lire ce que j'ai écrit... « Cette initiative serait plus bénéfique pour la planète même si les coûts pour le cycle du recyclage sont supérieurs à en produire des nouveaux produits ». Et voilà. Le recyclage engendre une plus grande dépense d’énergie.

      En passant, en Allemagne, et ceci après avoir dépensé plus de 725 milliards canadiens pour leurs moulins à vent et leurs panneaux solaires, ils ne peuvent même pas rencontrer les cibles qu'ils avaient signé aux différentes COP sur leurs émissions de GES. C’est de quoi à en faire réfléchir plusieurs de nos écoanxieux qui carburent aux énergies vertes, sauf pour l’hydroélectricité évidemment qu’ils considèrent au même niveau que les énergies fossiles. Voir le programme de Québec solidaire.

  • Daniel Boiteau - Abonné 28 janvier 2020 15 h 53

    Le virage du bon sens

    Il faut se rappeller que au tout début le recyclage se faisait de façon sélective. Il était interdit de mettre une boite de carton qui avait servi à la livraison de pizza car on risquait de contaminer les autres produits de papiers ou cartons. Il y a eu des commités "d'experts" qui ont décidé de tout mettre papiers, verres, plastiques pêle-mêle en croyant faire des économies...misère!

    Il faut retourner aux sources, comme votre commentaire plein de bon sens l'indique.